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Actu-Environnement

L'expérimentation animale, ou les paradoxes d'une société du progrès

Les sociétés industrialisées se trouvent face à leurs propres contradictions. Le débat sur les tests sur animaux l'illustre parfaitement, ''ballotté'' entre questionnements éthiques et volonté d'accroître les connaissances sur les risques émergents.

Risques  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com
   
L'expérimentation animale, ou les paradoxes d'une société du progrès
   
''Nous ne sommes pas à l'aube d'une suppression totale de l'expérimentation animale. Il y a encore des domaines de santé humaine et animale où elle est nécessaire'', analysait Jean-Louis Touraine, député du Rhône et co-auteur d'un rapport sur l'expérimentation animale en Europe pour l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST), lors d'un colloque sur les méthodes alternatives à l'expérimentation animale, organisé par Adebiotech, le 21 avril dernier.
Ce sujet revient régulièrement dans l'actualité, à coup d'images chocs diffusées par les opposants à ces pratiques qui sont loin d'être anecdotiques : chaque année, en Europe, 12 millions d'animaux sont utilisés à des fins expérimentales, 2,3 millions en France (contre 7 millions en 1980). Aux Etats-Unis, ce sont 22 à 25 millions d'animaux qui sont sacrifiés pour la recherche…
80 % des tests sont réalisés dans le domaine de la santé humaine. La raison ? Les animaux utilisés présentent 80 à 85 % d'homologie génétique avec l'homme. En Europe, la plupart des animaux sacrifiés sont des rongeurs (77,5 %), essentiellement des souris. Les autres espèces, comme les chiens, les chats ou les singes (12.000 primates par an en Europe), sont employés dans une moindre mesure.

Bien-être animal versus bien être humain ?

Cruauté, dénoncent les opposants à l'expérimentation animale. Mal nécessaire, répondent les scientifiques. Le sujet est sensible et révélateur des contradictions propres aux sociétés modernes. Car, dans une société où le risque est omniprésent (perturbateurs endocriniens, ondes électromagnétiques, cocktails de produits toxiques, faible dose…) et où le citoyen demande de plus en plus de sûreté et de protection, comment concilier avancée des connaissances et limitation des tests sur animaux ?
L'entrée en vigueur en 2007 du règlement européen Reach (enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques) souligne ces contradictions. L'objectif ? Combler le déficit de connaissances sur les substances chimiques présentes dans notre quotidien. Ainsi, ce sont plusieurs milliers de substances qui devront être évaluées d'ici 2020, pour certaines desquelles, seuls les tests sur animaux existent aujourd'hui. Pour éviter la multiplication des tests sur animaux (de 16 à 38 millions d'animaux estimés), l'industriel doit démontrer que l'essai sur animal est nécessaire. La mise en place de consortiums pour chaque substance devrait également réduire le nombre de tests.
Comme cet exemple le prouve, pour l'instant, les politiques ont choisi la voie de la rationalisation : oui à l'expérimentation animale, en dernier recours, lorsque les méthodes alternatives n'existent pas.

L'UE prend la voie de la réduction

Le 7 avril dernier, le Parlement et le Conseil européens ont conclu un accord fixant les principes d'une future loi sur l'expérimentation animale. Si elle est adoptée, cette loi devrait permettre de réduire le nombre d'animaux utilisés à des fins scientifiques.
C'était déjà l'objectif de la directive européenne de 1986, transposée en droit français en 2001. Le texte introduisait alors le principe des 3 R, pour réduction, remplacement, raffinement. Il s'agit de rationaliser les protocoles de recherche afin de limiter le nombre d'animaux utiles pour chaque test et d'utiliser le plus possible l'imagerie et la modélisation pour éviter les sacrifices. Le texte incite également les chercheurs à remplacer les animaux utilisés (primates, chiens, chats, lapins) par des espèces dites ''inférieures''. Un choix éthique discutable, car anthropocentré : ces espèces inférieures ne le sont qu'au regard de l'homme. Le dernier R, pour raffinement, vise à respecter la dignité des animaux lors des tests, à limiter la douleur via le recours à l'anesthésie et à respecter les conditions de vie des espèces. Enfin, l'utilisation d'animaux ne peut être réalisée que pour les expériences ayant pour but de faire avancer la recherche sur l'homme, les animaux et les maladies (cancers, scléroses multiples, maladie d'Alzheimer…).
Pour aller plus loin, l'Union européenne a interdit, à partir de septembre 2009, les tests sur animaux pour les produits cosmétiques, à l'exception des tests de toxicité de longue durée qui seront bannis en 2013.
Le nouveau projet de loi européen, qui devrait être étudié en commission parlementaire début mai, aborde quant à lui la question des méthodes alternatives, notamment in vitro. Un enjeu de taille : l'interdiction pure et simple des tests sur animaux en UE, sans développement de méthodes alternatives, accentuerait le phénomène de délocalisation des tests. ''L'éthique n'est pas universelle dans l'espace et dans le temps. Alors que l'Europe tend vers l'utilisation des tests sur animaux en dernier recours, aux Etats-Unis, la santé humaine prime sur le bien-être animal. En Asie, le sujet provoque encore moins d'états d'âme. D'ailleurs, les laboratoires asiatiques proposent de plus en plus aux industriels européens d'effectuer les tests chez eux'' note Jean-Louis Touraine.
Le Brésil, la Chine et l'Inde pourraient ainsi devenir les laboratoires du monde. ''Comme cela a été le cas pour les tests sur les hommes il n'y a pas si longtemps, il y a une tendance à faire effectuer les tests qui ne répondent pas à l'éthique européenne et américaine ailleurs. Il faut développer les méthodes de substitution et les faire adopter sur les autres continents''.

Le chemin à parcourir est encore long

Seulement, la lenteur de validation des méthodes alternatives en Europe freine leur développement. Depuis sa création en 1991, le Centre européen de validation des méthodes alternatives (Ecvam) n'a validé qu'une trentaine de méthodes. Selon le rapport de l'Opecst, la certification d'un test de remplacement peut aujourd'hui prendre plusieurs années…
En 2007, la France a donc créé une plate-forme de développement des méthodes alternatives en expérimentation animale, sous forme d'un Groupement d'intérêt scientifique (GIS) réunissant pouvoirs publics, associations, instituts académiques et industriels. L'idée ? Engager les développements scientifiques nécessaires, faire évoluer les procédures, favoriser les échanges entre les différents acteurs, et remettre en question les habitudes. ''Il y a un gros gâchis dans l'utilisation des animaux aujourd'hui, on pourrait accroître les connaissances acquises lors de chaque test et employer ainsi moins d'animaux, note Philippe Hubert, directeur des risques chroniques à l'Ineris (Institut national de l'environnement industriel et des risques) et directeur du GIS. Il ne faut pas oublier que l'expérimentation animale n'est qu'une partie dans la compréhension des mécanismes : nous devons aller vers des données maximales, réaliser des essais beaucoup plus sophistiqués. Il faut organiser la circulation de données. Il y a une nécessité d'orchestrer, d'harmoniser et de piloter cette réflexion, de valoriser et de disséminer les méthodes''.
Les organes artificiels ou reconstruits, ''domaine de développement extrêmement prometteur'', sont pour l'instant limités à quelques champs de la science. Ils pourraient pourtant être davantage utilisés dans le cadre de la santé humaine ou animale. ''Il faut également améliorer la toxicologie prédictive''. Les tests in vitro, les cultures cellulaires… tendent également à être développées aujourd'hui.

Réactions32 réactions à cet article

 
Stop à toutes ces atrocités !!!!

Et bien il serait temps d'arrêter ces horribles expériences sur de pauvres créatures innocentes sacrifiées pour rien !!!!

Nicky | 29 avril 2010 à 13h49
 
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experimentation animale

Aucune espèce ne peut être le modèle biologique fiable d'une autre! L' expérimentation animale, loin de servir l'Homme le déssert en mettant en avant des résultats qui lui sont souvent dangereux (le passé en témoigne), et qui retardent les découvertes fiables. Depuis le temps que l'animal sert de support à la recherche si cette méthode était avérée efficace il y a longtemps que les cancers, le sida, la maladie d'Alzeimer, etc pourraient être guéris ou même évitées. Il ne s'agit là que d'un business pour des laboratoires sans scrupules en quête de subventions.

vegetale_12 | 29 avril 2010 à 14h08
 
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Notre santé

Bonjour,
Vous dites : "La raison [de l'utilisation d'animaux] ? Les animaux utilisés présentent 80 à 85 % d'homologie génétique avec l'homme." Or, face à une substance chimique, certains animaux ont un certain type de réaction et d'autres animaux peuvent réagir différemment. La différence ou la similitude des réactions est aléatoire : on ne peut pas prédire si la réaction humaine sera la même que celle de la souris, ou du chien, ou du singe. Même différentes lignées de souris réagiront différemment ! Ainsi, la pénicilline, qui a sauvé des millions de vies humaines, est fatale pour les cochons d'Inde. Le Vioxx à l'inverse a passé tous les tests sur les animaux, mais il a provoqué de nombreux morts (on parle de plus de 60 000) et de nombreuses crises cardiaques (140 000) ! Le résultat du test chez une souris peut être semblable, différent ou opposé à celui chez l'homme ; on ne le saura que quand on aura fait le test chez les deux… donc le test sur des souris n'aura servi à rien. Il existe par contre de plus en plus de méthodes efficaces et fiables, dont certaines sont validées (alors que les tests sur animaux n'ont JAMAIS été validés !), mais qui ne sont pas utilisés par les laboratoires… Pourquoi ? Pour se faire plus d'argent sur le dos des malades, en leur procurant des médicaments qui ne les soignent pas ? Ou pour ne pas avoir à reconnaître que les tests qu'ils ont faits jusqu'ici étaient inutiles et dangereux ? C'est de notre santé qu'il s'agit tout de même ! J'espère donc que ces laboratoires accepteront très bientôt d'utiliser enfin des méthodes de tests fiables…

Léa32 | 29 avril 2010 à 14h19
 
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Re:Stop à toutes ces atrocités !!!!

Ok. Tu es volontaire pour les remplacer ?

Ryuujin | 29 avril 2010 à 17h23
 
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Re:experimentation animale

Tout produit est testé sur l'animal AVANT d'être testé sur l'homme.
Vous voulez nous faire croire que cela serait plus sûr si on les testait directement sur l'homme ?

Un test peu puissant vaut toujours mieux que rien du tout.

Ryuujin | 29 avril 2010 à 17h24
 
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Re:Notre santé

Pour la plupart des applications des tests animaux, il n'y a aucune alternative. Pour voir comment un produit est absorbé, et son effet sur l'organisme entier, on a besoin d'un animal entier.

Les tests sur les animaux ne sont pas fiables à 100%, certes. Mais ils sont toujours plus fiables que rien du tout : vous accepteriez, vous, qu'on teste directement sur vos enfants des médicaments ?!? Moi pas.

Ryuujin | 29 avril 2010 à 17h26
 
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Re:Re:Stop à toutes ces atrocités !!!!

Il existe des méthodes alternatives tu ne le savais pas ??

Nicky | 29 avril 2010 à 19h44
 
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justement oui , notre santé!

Ryuujin,
Il n'est pas question de tester directement une substance ou molécule sur un être humain! Il existe avant cela tout un tas de tests qui peuvent être fait in-vitro ou sur des cultures de cellules humaines et qui sont bien plus fiables (car réalisé sur de l'humain) que s'ils sont réalisés sur des animaux. On entend régulièrement parler de médicaments qui sont retirés du marché car ayant des effets secondaires dangereux voire mortels. Encore aujourd'hui l'actualité parle en ce sens :" L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) vient de contre-indiquer plusieurs médicaments et sirops destinés à fluidifier les sécrétions bronchiques des enfants de moins de 2 ans. Ils provoqueraient des encombrements bronchiques et des surinfections." Donc oui, pour notre santé et celui de nos enfants (souvent les premières victimes de ces effets secondaires)utilisons d'autres méthodes, plus modernes pour la recherche médicale.

vegetale_12 | 30 avril 2010 à 08h38
 
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Re:Re:Re:Stop à toutes ces atrocités !!!!

Pas pour la plupart de leurs applications. Les tests in vitro n'ont de valeur que lorsque l'absorption du produit est bien connue. Et pour la connaitre, il est nécessaire de faire des tests sur des animaux.
En gros, ce sont des bons compléments, mais pas des alternatives.

En outre, aucun test in vitro ne permet de mettre en évidence les effets sur la balance hormonale, et généralement tous les effets sur l'interaction entre organes.

Ryuujin | 30 avril 2010 à 10h51
 
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Re:justement oui , notre santé!

Les tests in vitro n'ont aucun intérêt lorsqu'on ne connait pas le niveau d'exposition réel des cellules testées.

Avant d'arriver aux cellules, une molécule doit traverser une muqueuse, être transportée par le sang etc.
Pour savoir dans quelle quantité elle est absorbée, dégradée etc, on a toujours besoin de tests sur des animaux.

En gros, ce sont de fausses alternatives puisque ces tests n'ont pas d'intérêt sans test animal au préalable.

Ryuujin | 30 avril 2010 à 10h54
 
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Re:Re:justement oui , notre santé!

Mais justement, on ne saura pas dans quelle quantité une molécule est absorbée en faisant des tests sur des animaux. Les résultats d'expériences peuvent varier énormément, voire être opposés, entre une lignée de souris et une autre ; comment peut-on alors prétendre extrapoler à l'homme des résultats obtenus sur d'autres animaux ? De plus en plus de chercheurs s'opposent à l'expérimentation animale, qu'ils considèrement comme une mauvaise science, puisqu'elle donne des résultats totalement aléatoires. Ces scientifiques développent des méthodes substitutives qui, certes, ne valent pas des expériences in vivo sur des humains, mais sont nettement plus fiables que des résultats sur des animaux ! L'association de scientifiques Antidote Europe par exemple, qui a développé une méthode fiable d'évaluation des produits chimiques, expose des cultures de cellules nerveuses humaines, non à la substance chimique à tester, mais au milieu de culture prélevé autour de cellules de foie, après exposition de celles-ci. Ainsi, les cellules nerveuses ont été exposées aux métabolites que le foie a produits, exactement comme ce serait le cas dans l'organisme entier.

Léa32 | 06 mai 2010 à 14h11
 
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Re:Re:Re:justement oui , notre santé!

On en aura une approximation plus ou moins précise selon la différence entre le modèle animal choisi et l'homme.
C'est mieux que rien.

Réfléchis un peu : les tests in vitro en réseau (ce dont tu parles) n'ont toujours aucune valeur tant qu'on ne sait pas dans quelle mesure le produit en question est absorbé par l'organisme.
Et encore une fois, un individu, ça n'est pas un foie et des cellules nerveuses : c'est beaucoup plus complexe !!

Il faut pouvoir tester l'effet d'une nouvelle molécule sur le système digestif, sanguin, sur le foie, sur les reins, sur la balance hormonale etc...etc... tester tout cela par cette méthode reviendrait à créer un individu synthétique in vitro : c'est hors de portée.

Ce genre de système donne des résultats plus précis sur certains points particuliers, qui restent insuffisants : ce ne sont toujours pas des méthodes alternatives, mais seulement des méthodes complémentaires.

Et pour info, toute expérimentation en biologie donne des résultats aléatoires. Et c'est l'usage de tests statistiques qui nous permet de déduire de résultats aléatoires des règles généralisables.
Si un produit joue sur une chaine métabolique du rat très semblable à la notre, il a plus de chances de jouer chez nous aussi que si ce n'était pas le cas.

Ryuujin | 06 mai 2010 à 14h55
 
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Re:Re:Notre santé

C'est faux, il existe de nombreuses méthodes substitutives. Cependant, la législation exige qu'elles soient validées, ce qui peux prendre jusque 9 ans… alors que les tests sur animaux n'ont, eux, jamais été validés ! Cette lenteur s'explique sans doute par le lobby des grands groupes pharmaceutiques. L'information croissante de la population sur les dangers des tests sur les animaux devrait permettre de faire pression à la fois sur les groupes pharmaxeutiques et sur les organismes de validation, et accélérer le processus. Concernant les différentes méthodes substitutives qui sont déjà validées, peu sont utilisées par les laboratoires, qui préfèrent utiliser des méthodes archaïques, qui pourtant leur coûtent plus cher…

Ainsi, en réalité, les médicaments sont donc déjà testés directement sur les gens, ou, comme vous dites, sur les enfants, puisque les tests sur les animaux ne peuvent en aucun cas renseigner sur les réactions humaines à ces molécules.

Certes, les tests sur des cellules humaines clés sont moins complets que les tests sur des organismes humains entiers, mais ils sont bien plus efficaces que les tests sur animaux, qui, appliqués à l'homme, donnent des résultats totalement aléatoires. Je préfèrerais largement que ma fille soit soignée par des médicaments qui ont réussi des tests in vitro sur des cellules humaines, que par des médicaments qui ont été testés sur des organismes qui peuvent fournir des réponses extrêmement différentes à celles de l'organisme humain.

PS : En février 2004, des chercheurs de la faculté de médecine de Yale et de plusieurs universités britanniques ont publié un article dans le British Medical Journal intitulé « Qu’est-ce qui prouve que la recherche sur les animaux est bénéfique pour l’homme ? ». Après une analyse systématique des travaux sur les animaux, ils ont conclu que peu d’éléments étayent l’idée que l’expérimentation animale a été bénéfique pour l’homme.

Léa32 | 06 mai 2010 à 15h38
 
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experimentation animale

c'est scandaleux de penser que nos amis les animaux sont inferieur a nous, seulement parceque ils ne parlent pas et sont moins agressifs que nous, le soit disant humain est souvent vraiement un monstre!!!on devrait respecter tout vie et ne nous pas estimer superieur a d'autres espèces, on a tous le droit de vivre notre vie!!!

antonia | 06 mai 2010 à 16h02
 
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Re:experimentation animale

Si vous voyez un chien et un homme qui se noient en même temps, lequel vous secourez en priorité ? Le chien, ou l'homme ?

Si vous ne secourez pas en priorité l'homme, c'est scandaleux, et passible de prison pour non-assistance à personne en danger.

Ce n'est pas que les autres animaux sont "inférieurs" : c'est juste qu'ils ne sont pas de la même espèce que nous, et que tout individu tend naturellement à favoriser les membres de son espèce.

Ryuujin | 06 mai 2010 à 17h06
 
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Re:Re:Re:Re:justement oui , notre santé!

Si ce que vous dites était vrai, si l'utilisation d'animaux était vraiment efficace pour tester des molécules sur des chaines métaboliques semblables aux nôtres, comment expliquer les nombreux morts liés aux effets secondaires des médicaments ? Vioxx, Phénacétine, E-Férol, Oraflex, Zomax, Suprol, Selacryn : ces médicaments et tant d’autres ont dû être retirés du marché ces dernières années parce qu’ils ont tué ou rendu gravement malades des milliers de personnes. Aux États-Unis, et ce malgré les expérimentations strictes sur les animaux, 100 000 personnes meurent chaque année à cause des médicaments qui leur sont prescrits. C’est la 4ème cause de mortalité dans le pays ! Pensez-vous que ce soit acceptable, sous pretexte que "toute expérimentation en biologie donne des résultats aléatoires" ?
Peut-être que la raison pour laquelle les expériences donnent des résultats aléatoires, est qu'on ne teste pas sur les bons modèles ?
Un homme, c'est certes plus complexe qu'un foie et des cellules nerveuses, mais c'est surtout très différent d'une souris, d'un chien, ou même d'un primate.
Vous devriez vous rapprocher d'Antidote Europe, ils vous fourniront toutes les explications scientifiques que vous souhaitez.

Léa32 | 06 mai 2010 à 17h44
 
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Re:Re:Re:Re:Re:justement oui , notre santé!

Les 100 000 personnes dont vous parlez (je n'ai pas vérifié le nombre) sont victimes d'accidents de prescription, c'est à dire qu'il y a eu des erreurs dans la délivrance ou la prise de médicaments qui ont entrainé des surdosages ou des interactions toxiques tout à fait prévisibles. Ce sont le plus souvent des personnes agées qui sont victimes. C'est très classique et très connu. C'est comme faire des indigestions, mais avec des médicaments au lieu de nourriture. Le gouvernement français a mis en place des actions de prévention depuis des années.
Concernant Antidote, je vous recommande de chercher sur Pubmed (la banque en ligne de toutes les publications mondiales en recherche biomédicale) les publications de ses quelques (combien au fait?) membres. Résultat 0. Essayez aussi sur Google avec toxicogenomics, la méthode recommandée par Antidote. Vous trouverez des milliers de liens et aucun venant d'Antidote. Ce ne sont que des raconteurs d'histoire qui veulent se faire mousser et ne font rien. Certains parlent, pendant que les autres travaillent! Désolé.

Philomen | 07 mai 2010 à 09h10
 
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Re:Re:Re:Notre santé

L'Opecst a produit un rapport sur l'expérimentation animale fin 2009 (il est accessible à l'adresse http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-off/i2145.pdf). Page 33 il y est dit que les méthodes in vitro représentent 80% du budget et du temps consacré aux études. Vous avez donc tort de parler de blocage de la part des chercheurs qui rappelons-le, sont à l'origine de toutes les méthodes alternatives validées ou non.
Les cellules, humaines ou animales, sorties de l'organisme meurent très vite. Pour leur permettre de survivre il faut créer des milieux mal définis (sérum de veau fétal) et souvent elles sont d'un type cancéreux immortel (Hela). Et puis, en oubliant les contraintes techniques,vous donneriez vous quelques neurones tous les jours pour faire des tests in vitro (attention, trépanation obligatoire)?
Pourriez-vous donner la référence précise du document de 2004. J'aimerais le lire.

Philomen | 07 mai 2010 à 10h53
 
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Re:Re:justement oui , notre santé!

Mesurer la toxicité est un domaine extrêmement complexe qui ne peut se résumer par la formulation lapidaire et par trop simpliste ci-dessous de Ryuujin. Je renvoie notre lectrice/eur au règlement 440/2008 de la commission européenne (journal officiel de l’union européenne du 31 mai 2008) lequel expose sur 739 pages les méthodes animales et alternatives applicables en Europe ! Pour ne citer qu’un exemple très simple, appréhender une toxicité aiguë ou un effet sur la reproduction (reprotoxique) fera appel à des contextes physiologiques et des méthodes de mesure radicalement différents. Par ailleurs, n’oublions pas que la biologie est une science expérimentale et que le « niveau d’exposition réel » d’un contaminant sur un modèle vivant quel qu’il soit (cellule, animal, être humain) n’est pas mesurable. Plus modestement, les méthodes de toxicité, animales ou in vitro, essaient de mimer, avec plus ou moins de réussite, le comportement de l’organisme humain face à un contaminant. Pour cela, une approche intéressante consiste à corréler les résultats observés avec les effets répertoriés dans l’espèce humaine. Le niveau de corrélation permet ensuite de comparer les méthodes (animales vs alternatives, par exemple) et surtout de vérifier leur niveau de prédiction de l’effet observé chez l’humain.

"Avant d'arriver aux cellules, une molécule doit traverser une muqueuse, être transportée par le sang etc."

Certes, et elle peut de plus subir des biotransformations (ou au contraire présenter une rémanence), etc… L’organisme montre un grand niveau de complexité et les paramètres à évaluer sont presque infinis. De plus, au sein d’une même espèce, il existe des variations individuelles importantes qui brouillent les pistes. Il est illusoire et simpliste de croire qu’un animal de laboratoire, différent en tout point de l’homme (par son comportement, sa physiologie, sa distance phylogénétique, son niveau de stress en cage, son cycle de reproduction, etc…) est forcément un bon modèle parce qu’il présente une muqueuse et des vaisseaux sanguins qui transportent les contaminants ! En terme de méthodes de toxicité, la meilleure sera celle qui apporte une prédictivité optimale des effets observés chez l’humain.

"Pour savoir dans quelle quantité elle est absorbée, dégradée etc, on a toujours besoin de tests sur des animaux."

Savoir « dans quelle quantité » la substance « est absorbée, dégradée » est une information, pas une fin en soi. Ces considérations (administration, dégradation, métabolisme, élimination) sont à replacer dans le contexte spécifique du développement d’un médicament. Par défaut, les tests animaux y sont actuellement appliqués avec une épée de Damoclès qui pointe sur les résultats : le risque encouru de l’extrapolation vers l’espèce humaine et les complications qui peuvent survenir lors des essais cliniques chez le patient, voire après la mise sur le marché du médicament. Cela dit, il est vrai que les méthodes alternatives sont peu avancées dans ce domaine. En tout cas, aucune barrière conceptuelle n’empêche d’imaginer des tests réalisables hors du contexte animal. En effet, l’apport informatif d’un organisme peu extrapolable à l’homme n’est pas formellement supérieur de celui issu de modèles plus simples, certes moins physiologiques, mais représentatifs de l’espèce humaine comme des cellules en culture.

"En gros, ce sont de fausses alternatives puisque ces tests n'ont pas d'intérêt sans test animal au préalable."

A trop vouloir simplifier, on frôle le syllogisme…

Sources : Pro Anima

vegetale_12 | 07 mai 2010 à 13h03
 
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Re:Re:Re:justement oui , notre santé!

Philomen, excusez-moi, mais vous devriez vérifier les faits avant de lancer des contre-vérités. L'anti-inflammatoire Vioxx aurait causé 139 000 morts (!) aux Etats-Unis, selon une étude d'un expert de la Food and Drug Administration, l'agence sanitaire américaine, car les patients qui en prenaient avaient un risque accru de 34 % de souffrir d'accidents cardiovasculaires. (Source : Syti.net) Ce médicament était bien prescrit à des personnes ayant besoin d'anti-inflammatoires, ce n'était donc pas des accidents de prescription.
Le Baycol, un traitement anti-cholestérol, a été retiré du marché car il présentait un risque de troubles musculaires graves, pouvant causer l'arrêt du fonctionnement des reins. Entre 2001 et 2004, Bayer a dû régler à l'amiable près de 3 000 procédures judiciaires liées à ce médicament. (Source : Syti.net) A nouveau, problème d'effets secondaires, et non mauvaise prescription.
Le E-Férol, une préparation de vitamine E pour nouveaux-nés prématurés, a tué plus de 40 bébés, et a causé chez plus de 60 autres des dommages au cerveau, de la cécité et des problèmes de foie et de reins. (Source : www.consumeraffairs.com) Encore une fois, ce n'était pas des erreurs de prescription.
Le Thalidomide, utilisé comme sédatif et antiémétique (contre les nausées matinales) chez les femmes enceintes, a provoqué entre 6 000 et 10 000 naissances de bébés avec des membres courts ou absents. "Le 10 novembre 1958, une petite fille sans bras et sans jambes naît en Angleterre. Ses pieds et ses mains sont directement rattachés aux épaules et au pelvis. Rapidement, cette naissance est suivie d’autres cas similaires en Angleterre, en Allemagne, au Canada, aux Etats-Unis, en Suède, en Belgique, en Suède, au Brésil, au Japon…" Des anomalies supplémentaires sont observées : poumons déficients, absence de vésicule biliaire ou de l’appendice, becs-de-lièvre, malformation des yeux… Or ces malformations sont habituellement rares. (Source : Dinosoria.com)
L'Oraflex, un anti-inflammatoire, aurait fait 100 morts et 3 500 personnes seraient atteintes de graves effets secondaires. L'inhalateur Isoproterenol a tué 3 500 asthmatiques. Le Phenformin, prescrit aux diabétiques, a fait 16 000 morts. La Reserpine, utilisée contre l’hypertension artérielle, multiplie par trois les risques du cancer du sein et est un facteur important de risque dans les cancers du cerveau, du pancréas, du col de l’utérus et des ovaires. (Source : AHIMSA)
Et il y a de nombreux autres exemples qui ne sont pas liés à des accidents de prescription.

Selon la sénatrice Anne-Marie Payet, « les chiffres les plus couramment avancés font état de 140 000 hospitalisations provoquées par des accidents médicamenteux et 13 000 décès avérés » chaque année en France. Et n'oublions pas que ce ne sont que des estimations... Il est beaucoup plus facile de connaître le nombre de morts lié au cancer que le nombre de morts et de malades dû aux sociétés pharmaceutiques, pour des raisons évidentes d'intérêts financiers.

Concernant votre affirmation sur les personnes âgées : en France, "les plus de 60 ans sont concernés par 37 % des effets indésirables liés aux médicaments". (source : Sciences et Avenir). Donc, d'après cette source, 63% des personnes touchées par des effets secondaires ne sont pas des personnes âgées.

Léa32 | 09 mai 2010 à 14h01
 
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Re:Re:Re:justement oui , notre santé!

Philomen, à propos maintenant de la publication d'études, Antidote Europe ne reçoit aucun financement public pour ses recherches. L'association ne peut donc pas se permettre de faire des études à tout va, pour le plaisir de voir son nom publié. Elle a concentré jusqu'ici ses moyens sur le Programme de Toxicologie Scientifique, et a amélioré le dispositif des puces à ADN. Son objectif principal maintenant est de faire la promotion de cette méthode, car il ne sert à rien de dépenser de l'argent dans des études si elles ne sont pas appliquées par la suite. D'ailleurs, à propos du PTS, les résultats des analyses ont reçu leur numéro d'enregistrement dans la base internationale MIAME (Minimum Information About a Microarray Experiment), preuve que l'expertise d'Antidote Europe est reconnue par la communauté scientifique internationale. L'association a également obtenu que la toxicogénomique soit inscrite dans le préambule du règlement européen sur les substances chimiques REACH. J'espère que cela répond à votre affirmation "Ce ne sont que des raconteurs d'histoire qui veulent se faire mousser et ne font rien. Certains parlent, pendant que les autres travaillent!".

Concernant votre affirmation sur Google : Antidote Europe étant une association française, j'ai tapé "toxicogénomique" sur le moteur de recherche et j'ai trouvé de nombreux résultats. J'ai ensuite cherché l'équivalent anglais "toxicogenomics". Vous dites : "Vous trouverez des milliers de liens et aucun venant d'Antidote". Cela signifie t'il que vous avez regardé tous les liens ? Eh bien, j'ai peur que vous ayez mal regardé ; il y a bien des articles en anglais traitant de cette méthode et citant l'association.
Notez tout de même le nombre très important d'articles traitant de la toxicogénomique, preuve que les laboratoires qui utilisent des méthodes de tests archaïques ont du souci à se faire…

Enfin, à propos du nombre de scientifiques qui s'opposent à l'expérimentation animale, voici une liste non exhaustive d'associations de chercheurs ou travaillant avec des chercheurs : Safer Medicines, Johns Hopkins University CAAT (Center for Alternatives to Animal Testing), EMP (Europeans for Medical Progress), PCRM (Physicians Committee for Responsible Medicine), DLRM (Doctors and Lawyers for Responsible Medicine), Medical Research Modernization Committee, Americans for Medical Advancement, Equivita, SABRE (Society for Accountability of Animal Studies in Biomedical Research and Education).

Léa32 | 09 mai 2010 à 14h04
 
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Re:Re:Re:Re:Re:justement oui , notre santé!

Vous dites en gros que si c'était efficace, ça serait parfait.
Pas terrible comme argument !

Regardez plutôt la liste des produits auxquels le passage en phase de test clinique a été interdit suite aux tests sur les animaux.
Sans les tests sur des animaux, tous ces produits seraient arrivés directement en phase de test clinique !!

Vous n'avez pas l'air de comprendre à quoi servent les tests sur les animaux : c'est un filtre !! Ils servent à filtrer les produits les plus évidemment dangereux pour ne pas avoir à les tester sur des humains.

Ryuujin | 12 mai 2010 à 17h26
 
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Re:Re:Re:justement oui , notre santé!

Pas la peine d'essayer de noyer le lecteur sous des informations inutiles et des noyages de poissons tordus quand le problème est simple.

On a le choix entre deux possibilités :
1) faire des tests sur des animaux pour avoir une idée de la capacité d'une molécule à atteindre nos cellules, et pour avoir une idée de son impact sur un organisme vivant ENTIER, dans toute sa complexité.
2) ne pas en faire, auquel cas l'ensemble des tests sur des cultures de cellules est inutile (puisque l'exposition potentielle des cellules testées est inconnue), les modèles de toxicité sont inutiles (fautes de données pour les calibrer) etc...
En bref, cela revient à tester directement chez l'homme.

Choisissez votre camps !! Vous préférez sacrifier des humains, ou d'autres animaux ?

Ryuujin | 12 mai 2010 à 17h30
 
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Re:Re:Re:Re:justement oui , notre santé!

Ce que vous n'avez toujours pas l'air d'avoir intégré, c'est que la toxicogénomique n'est pas une alternative aux tests sur des animaux en général, mais un complément.

Ryuujin | 12 mai 2010 à 17h34
 
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Re:Re:Re:Notre santé

Citez donc une seule "méthode substitutive" qui ait la moindre valeur sans exploitation des résultats de tests sur des animaux alors.
Vous vous contentez de répéter qu'il y a des méthodes substitutives, et les rares fois ou vous essayez d'en citer une elle s'avère n'avoir aucune validité sans test animal préalable !!


Non, les médicaments ne sont pas testés directement sur l'homme. Tous les médicaments qui ont montré une dangerosité lors des tests sur les animaux n'arrivent jamais en phase de test clinique. Et ça en fait un bon paquet qui détruisaient le foie, les reins, le système nerveux...
Sans test sur des animaux, des molécules dont on aurait pu voir rapidement qu'elles ont des effets nocifs important seraient testés sur des panels de patients : on perdrait une information importante, et on ferait courir un risque supplémentaire à ces patients.

Ils ne sont pas "moins complets" ni "plus efficaces" : ils sont totalement inutiles si on a pas fait de tests sur des animaux au préalable.
A quelle concentration de la molécule testée va tu soumettre tes cellules ? Le seul moyen de le savoir, c'est actuellement un test sur des animaux pour voir comment la molécule en question est absorbée et dégradée.
Et encore une fois, ces tests ne mesurent que des cytotoxicité. C'est largement insuffisant : la plupart des poisons n'ont pas de cytotoxicité, mais n'en sont pas moins mortels.

On voit que tu n'as pas lu cette étude intitulée "Where is the evidence that animal research benefits humans?" qui contrairement à ce que tu dis ne conclue pas qu'il n'y a pas de preuve que l'expérimentation animale est bénéfique, mais conclue que trop d'expériences sur des animaux sont mal faites, et ne sont donc pas exploitables.
Voici mot pour mot le résumé de la conclusions :
"Much animal research into potential treatments for humans is wasted because it is poorly conducted and not evaluated through systematic reviews".
Très différent de ce que tu affirmes, n'est-ce pas ?

Ryuujin | 12 mai 2010 à 17h57
 
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Re:Re:Re:Re:justement oui , notre santé!

Le Vioxx a été testé sur des milliers de patients en hôpital et le produit a été autorisé. C'est là qu'il faut chercher l'erreur et non dans l'expérimentation animale. Idem pour Baycol, et tous les médicaments mis sur le marché depuis des décennies. Le problème est que les essais cliniques portent au mieux sur des milliers de patients (et les essais sur animaux en général sur quelques centaines de rongeurs et quelques dizaines de non-rongeurs) et que la commercialisation peut rapidement concerner des millions de patients. Compte tenu de la variété génétique, environnementale, nutritionnelle et médicale il est impossible d'exclure un accident. D'où le développement de la pharmacovigilance.
Concernant le thalidomide, vous êtes incomplet. Quelle a été la décision des autorités médicales suite à ce drame? D'ajouter un essai sur non-rongeur dans les essais de sécurité des médicaments, ceux-ci étant plus sensibles que les rongeurs à certains phénomènes toxiques. Donc, davantage d'expérimentation animale. Depuis il n'y a plus eu de tels drames. Bien évidemment, si une méthode in vitro solide existait, tout le monde aurait été heureux de l'utiliser.
Concernant les plus de 60 ans, vous confondez accidents iatrogéniques souvent graves et effets indésirables souvent bénins.

Philomen | 14 mai 2010 à 11h35
 
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Re:Re:experimentation animale

C'est tellement bien testé sur les animaux (!) que l'on ne parle pas des effets secondaires sur les humains. J'ai une surdité profonde et irreversible après la prise d'un médicament. D'autres ont développé des maladies dégénératives... et sont sur fauteuils roulants. Il y a tant d'autres exemples passés sous silence. C'est scandaleux !
Les recherches sur les animaux faussent les résultats et ralentissent la recherche. Il convient de développer les méthodes alternatives à partir de substrats humains !

victime des médicaments | 15 mai 2010 à 16h19
 
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Re:Re:Re:experimentation animale

Vous croyez que si tous les médicaments étaient directement testés sur l'homme, il y aurait moins de problèmes comme le votre ?

Moi pas. Les tests sur les animaux sont un filtre supplémentaire, qui permettent d'éviter de tester sur l'homme des molécules qui sont tellement dangereuse que des tests sur les animaux suffisent à s'en rendre compte.

Ryuujin | 17 mai 2010 à 15h03
 
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Re:Re:experimentation animale

Est-ce que ça justifie la torture pour autant ? Sachant qu'il existe déjà des méthodes substitutives qui fonctionnent très bien, et que de nombreuses autres ne manquent que de financement pour être développées, pourquoi continuer à appliquer la loi du plus fort ? On est au 21e siècle quand même...
En ce qui concerne l'efficacité prétendue de l'expérimentation animale, je vous propose de visiter cette page (en anglais) qui donne des avis de chercheurs et médecins sur ce sujet : http://www.whitecoatwelfare.org/doctorquotes.shtml. Le reste du site est très intéressant également.
Je vous retranscris quelques-unes des nombreuses citations :
"An EPA official at a recent conference on neurotoxicity admitted: "We know the rat isn't the right model. It's like being in a bad marriage-you know you should get out but you don't because there's so much history there."" - Ingrid Newkirk
"Animal experimentation is not necessary. It is expensive. It is inaccurate. It is misleading. It consumes limited resources. And further, it is detrimental to the very species it professes to be working to help -- humankind." - Dr.s Ray & Jean Greek
"There are, in fact, only two categories of doctors and scientists who are not opposed to vivisection: those who don’t know enough about it, and those who make money from it." - Dr. Werner Hartinger
"Most important, I agree with your position regarding the utter uselessness of vivisection. When I first left the laboratory, I remained skeptical, stating, "there are some good experiments to be sure, but the majority are worthless", or words to that effect. Now after years of looking for those "good" experiments, I have long since concluded that they do not exist. But I had to do the looking myself. I was simply too conditioned to the "Party Line" to accept anyone’s word for this." - Donald J. Barnes
"Giving cancer to laboratory animals has not and will not help us to understand the disease or to treat those persons suffering from it." - Dr. A. Sabin, 1986, developer of the oral polio vaccine
"The reason why I am against animal research is because it doesn't work, it has no scientific value and every good scientist knows that." - Dr. Robert Mendelsohn, recipient of numerous awards for excellence in medicine
Et selon moi la plus belle citation de toutes :
"There are no alternatives to animal experimentation, for one can only talk of alternatives if these replace something of the same worth; and there is nothing quite as useless, misleading and harmful as animal experimentation. In its stead, however, there is a "medical science", and the latter has absolutely nothing to do with animal experimentation." - Prof. Pietro Croce

léa32 | 30 juillet 2010 à 14h03
 
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Re:Re:Re:Re:justement oui , notre santé!

Ce que vous dites est faux.
Je me permets de vous renvoyer vers le sujet "expérimentation animale" où j'ai noté mon dernier commentaire.

De plus :
1er point, chaque espèce animale a un patrimoine génétique unique. 2e point, le patrimoine génétique détermine la structure des protéines qui assurent les fonctions biologiques. 3e point et conclusion : deux espèces différentes auront des protéines différentes, donc des fonctions biologiques modifiées.
Conséquences :
- Exemple 1 : La réaction face à un produit chimique.
Toute substance de synthèse, dès qu'elle pénètre dans le sang, est amenée dans le foie où elle peut subir des modifications. Or, ces modifications dépendent du type d'enzymes que l'individu possède. Ainsi, une même substance sera toxique pour un individu et ne le sera pas pour un autre, selon le type d'enzymes que l'individu possède, dans son foie, pour modifier cette substance. De grandes différences sont constatées parmi les individus d'une même espèce. A plus forte raison d'une espèce à l'autre ! Nous savons, par exemple, que l'arsenic est beaucoup plus toxique pour les humains que pour les moutons, que le formaldéhyde est plus cancérigène pour les rats que pour les souris, etc. Mais comme toute cette connaissance est empirique, même si nous savons quel est l'effet d'une substance donnée sur un animal, rien ne nous permet de prédire quel en sera l'effet sur un animal d'une espèce différente.
- Exemple 2 : l'étude des maladies humaines comme le cancer et la recherche de thérapies.
Il y a peu de choses en commun entre la tumeur et les métastases qui se développent chez l'homme et les processus de cancérisation que l'on inflige aux animaux. L'origine et le développement de la maladie étant très différents, il y a peu de chances pour que de réelles avancées viennent des études faites sur les animaux. Quand on sait que le cancer débute par un dérèglement cellulaire, il y aurait tout intérêt à reporter les crédits sur la recherche en biologie cellulaire et moléculaire humaines.
- Exemple 3 : les maladies infectieuses.
On sait que, après inoculation du virus du sida à un chimpanzé, ce dernier ne développe pas la maladie ; après inoculation du virus de l'hépatite B, le chimpanzé aura une maladie bénigne tandis que ce même virus peut entraîner, chez un humain, une cirrhose et un cancer du foie ; après infection par le virus Ebola, chimpanzés et humains meurent de fièvre hémorragique. Encore une fois, les résultats ne sont connus qu'après observation chez l'une et l'autre espèce. L'organisme du chimpanzé, l'animal le plus semblable à nous, a des réactions différentes des nôtres. Un traitement mis au point sur le chimpanzé et qui serait efficace pour lui, ne le serait pas nécessairement pour nous.

Toutes ces observations confirment ce que l'on peut déduire par le raisonnement : aucune espèce animale n'est le modèle biologique d'une autre. De nombreux chercheurs et médecins partagent ce point de vue et s'expriment au sein d'associations telles que AFMA (Americans For Medical Advancement), DLRM (Doctors and Lawyers for Responsible Medicine), EMP (Europeans for Medical Progress), PCRM (Physicians Committee for Responsible Medicine), etc. Un récent sondage d'EMP a montré que plus de 80% des médecins généralistes britanniques pensent que l'expérimentation animale peut induire en erreur et soutiendraient une évaluation indépendante de cette pratique.
L'expérimentation animale est le moyen le plus simple et le plus rapide pour qui veut faire carrière et pour les industriels qui voudraient faire croire à l'innocuité de leurs produits. Mais son intérêt scientifique a, de tout temps, été limité. Ces méthodes sont tout à fait obsolètes aujourd'hui et les moyens financiers qui leur sont encore consacrés font défaut à la recherche biomédicale moderne, centrée sur la physiologie humaine et d'où pourraient venir les réelles avancées thérapeutiques.

léa32 | 30 juillet 2010 à 14h12
 
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différences entre espèces ? Hors sujet !

Oui, des espèces différentes ont des génomes différents.

Mais on s'en fiche un peu : des espèces très proches ont énormément de similitudes génétiques. ce sont ces similitudes qu'on exploite.

Léa : c'est justement parce que ces animaux ont un génome différent du notre qu'on parle de MODÈLES animaux. Sinon, on parlerait d'humains au lieu de parler de modèles animaux, et non : on expérimente pas directement sur l'homme.

Tu es donc complètement à côté de la plaque. Tu te focalises sur les différentes entre espèces, alors que ce sont les similitudes entre espèces que l'on exploite dans les tests sur des animaux.

En toxicologie par exemple, ont donne à un lot d'animaux un traitement, et à l'autre un placebo, on mesure un grand nombre de variables physiologique sur les deux groupes, puis on les compare pour trouver des différences statistiquement significatives.
Si on en trouve pas, alors le modèle animal et l'échantillonnage choisi ne permet pas d'en mettre en évidence, point. Si cela n'est pas jugé suffisant, on change de modèle.

Si on en trouve, on les liste, et on les examine pour voir si ces différences sont biologiquement significatives, c'est à dire si elles sont dues à des mécanismes commun au modèle animal choisi et à l'homme.

C'est ainsi qu'on utilise un "modèle animal". Et ce n'est pas toi qui va apprendre à des dizaines de milliers de spécialistes à faire leur travail : cela fait plus de 50 ans qu'ils travaillent à l'amélioration de ces tests. S'il y avait une solution miracle, elle serait déjà adoptée.

En attendant, on a pas mieux que les modèles animaux, qui sont toujours beaucoup plus réalistes que les modèles in vitro type culture de cellules.
Encore une fois : cela ne peut pas être "dépassé", puisqu'on a pas mieux !!

Et il serait bon que tu réfléchisses un peu au lieu de répéter bêtement la même chose. Les différences entre espèces sont un argument simpliste et éculé : cela fait plus de 50 ans que ces différences sont correctement prises en compte en toxicologie.
Et si tu te renseignais correctement sur la façon dont sont conduit les tests animaux avant de prétendre en parler ?

ryuujin | 02 août 2010 à 11h18
 
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du vent, comme d'habitude.

Toujours les mêmes fadaises.
L'affirmation gratuite qu'il existe des alternatives (bah voyons ? Et lesquelles ?!? vous affirmez tous constamment qu'il y a des alternatives sans jamais être capable d'en citer une seule !!), et une liste de citations d'illustres inconnus.
Ingrid Newkirk ? Militante au PETA qui raconte une belle histoire creuse et invérifiable.
Dr.s Ray & Jean Greek ? Deux militants à la tête d'une association n'ayant ni l'un, ni l'autre travaillé dans un quelconque domaine reposant sur l'expérimentation animale.
Werner Hartinger ? Chirurgien n'ayant lui non plus aucune compétence en recherche.
Donald J. Barnes ? idem
Dr A. Sabin ? Idem
Dr. Robert Mendelsohn ? Idem ; il est pédiatre.
Prof. Pietro Croce ? Idem ; il est microbiologiste.

Bilan des courses : une affirmation gratuite, et une liste de citation de gens qui n'y connaissent rien, et qui l'expriment. Cool !

T'aurais pas des arguments valables plutôt ?

ryuujin | 02 août 2010 à 11h34
 
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