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Actu-Environnement

Lancement du fonds Emertec 5 doté de 50 millions d'euros

Emertec Gestion vient de lever 50 millions d'euros pour financer des start-up dans les secteurs de l'énergie, de la chimie verte et de l'environnement. Deux projets sont d'ores et déjà financés.

Gouvernance  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Ce jeudi 6 mars, Emertec Gestion, spécialiste de l'investissement dans les start-up du secteur des écotechnologies, a présenté son nouveau fonds d'amorçage, Emertec 5. Le fonds, qui a pour objectif de lever 55 à 60 millions d'euros, dispose actuellement de 50 millions apportés par six industriels et investisseurs institutionnels. L'objectif est de prendre des participations dans 15 à 20 projets dans les domaines de l'énergie, de la chimie verte et de l'environnement.

Prise de parole du président du directoire de Emertec Gestion et des dirigeants des sociétés McPhy, Fermentalg et Ynsect,soutenues par le fondsDorothée Laperche
 
Ce lancement permet de prolonger les activités du fonds d'investissement, Emertec 4 ayant investi 60 millions d'euros dans 16 projets depuis son lancement en 2008. Parmi les projets financés par Emertec 4 figurent McPhy, le spécialiste du stockage d'hydrogène qui espère lever 22 millions d'euros dans le cadre de son introduction en bourse le 25 mars, et Fermentalg, spécialiste de la production de micro-algues qui devrait très prochainement être introduit en bourse (voir encart vidéo). "On est bon en découvreur de pépites", estime Bernard Maître, président du directoire d'Emertec Gestion, satisfait d'avoir contribué au développement de ces deux entreprises.

Partenariats avec les industriels

Au premier rang des investisseurs qui financent Emertec 5 apparaissent le Fonds national d'amorçage de Bpifrance et le Fonds européen d'investissement. Le premier apporte 23 millions d'euros issus du programme investissement d'avenir (PIA) piloté par le Commissariat à l'investissement et le second contribue à hauteur de 15 millions d'euros dans le cadre du programme-cadre de l'Union européenne pour la compétitivité et l'innovation.

Quatre industriels complètent le tour de table. Il s'agit d'Areva, de GDF Suez, de Siclaé, spécialiste de la transformation des productions végétales, et d'Unigrains, investisseur indépendant dans le secteur de l'agro-alimentaire. Le fonds espère convaincre deux entreprises supplémentaires afin de lever 5 à 10 millions d'euros supplémentaires. Pour Emertec Gestion, cette ouverture au monde des entreprises permet de développer "un nouveau modèle de corporate venture dans une logique d'open innovation", c'est-à-dire modèle d'investissement en capital basé sur la participation d'industriels et le partage des innovations.

De même, le fonds est en relation avec les laboratoires de recherche publique. Le Centre à l'énergie atomique (CEA) est actionnaire de référence d'Emertec Gestion et de nombreux laboratoires participent au réseau de partenaires mis en place par le fonds. C'est le cas notamment des équipes de recherche de l'Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (Ifpen), de l'Institut national de recherche agronomique (Inra) ou de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer).

Efficacité énergétique et insectes

Le fonds entend investir jusqu'à 5 millions d'euros par projet dans 15 à 20 start-up. Dans le secteur de l'énergie, il privilégie les entreprises susceptibles de participer à la transition énergétique. "Le modèle actuel de l'énergie est en train de changer, de se fissurer, même si la France n'est pas forcément le pays le plus avancé", estime Eric Marty, membre du directoire d'Emertec Gestion. Pour participer "au bouleversement à venir", le fonds a retenu trois axes : l'énergie intelligente (collecte massive de données chez les consommateurs et les nouveaux services d'optimisation), le stockage de l'énergie (avec le stockage thermique ou électrique) et l'efficacité (avec les technologies de réduction de la consommation et de nouveaux modes de production énergétique). Qualisteo, une start-up qui propose une solution de mesure de la consommation électrique associée à des services d'efficacité énergétique, est l'une des deux premières entreprises soutenues par le fonds.

Dans le domaine de la chimie verte, le fonds entend "poursuivre l'exploration de la biodiversité", notamment avec les micro-algues, les bactéries ou les levures. En l'occurrence, Emertec 5 vient de financer à hauteur de 900.000 euros la start-up Ynsect qui cherche à développer, à partir d'insectes, des produits bio-sourcés et de nouvelles sources de protéines pour l'alimentation.

Enfin, dans le secteur de l'environnement, trois autres domaines intéressent Emertec 5. Il s'agit tout d'abord de l'efficacité hydraulique avec les traitements avancés des eaux usées, saumâtres et salines, ainsi que la réutilisation des eaux usées. Le fonds souhaite aussi investir dans les réseaux de capteurs communicants destinés aux domaines de l'eau, de l'air et des déchets. Les nouvelles ressources constituent le troisième domaine visé. Il s'agit ici du recyclage au sens large et des "nouvelles mines urbaines", c'est-à-dire les déchets des citadins.

Réactions3 réactions à cet article

 

Quand on voit les industriels partie prenante de ce fond, on peut ce poser la question de la motivation poursuivie, opportunisme, réelle envie de faire avancer les choses?, contrôle et orientation des futurs projets?.
A voir donc mais j'ai des doutes

lio | 07 mars 2014 à 12h39
 
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Amusant, Lio, cette avatar de théorie conspirationniste dans le capital-risque ... Ca fait 25 ans que je finance et que j'aide ainsi à créer des boites remarquables qui inventent le futur dans a peu près tous les secteurs et celle là on me l'avait jamais faite !
De quoi as tu donc si peur ?
B.Maitre

BMaitre | 09 mars 2014 à 22h20
 
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C'est le mot "industriel" qui doit rebuter. Il est bien connu dans ce forum que ce sont tous des pourris...
Ajoutons le terme "finance" et là on est face à la conspiration du Mal absolu...
Faite comme Carrefour qui met des étiquettes vertes dans ses rayons "bio" et ça passera mieux, sans doute.
Bien amicalement et félicitations pour financer des industries!

Albatros | 28 mars 2014 à 19h06
 
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