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Gaz de schiste : les régions demandent l'annulation des permis d'exploration

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

L'association des régions de France (ARF), réunie en assemblée générale mercredi, a adopté une position commune exprimant la ''vive opposition (des régions) à l'exploitation des pétroles non conventionnels impliquant des techniques d'extraction extrêmement dommageables pour l'environnement'' et dénonçant ''la récente réforme du code minier qui a largement simplifié les procédures''.

L'exploitation des gaz et huiles de schiste cristalise l'opposition
 
Les présidents des principales régions concernées (Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, PACA et Languedoc-Roussillon), soutenus par ''l'ensemble des régions'', demandent l'annulation des permis d'exploration délivrés par Jean-Louis Borloo. L'association dénonce ''l'absence totale d'information aux élus locaux lors de l'octroi de ces permis d'exploration, qui portent sur des surfaces de plusieurs milliers de km², parfois situées dans des zones protégées comme les parcs naturels régionaux'' et demande que les régions soient ''systématiquement consultées pour tout nouveau permis qui ne pourrait être accordé sans leur avis conforme''.

Afin de légitimer sa demande, l'ARF indique que, selon plusieurs études scientifiques françaises et canadiennes, ''les eaux usées et sursalées résultant de l'exploitation des gaz de schiste s'apparentent à des déchets dangereux'' et précise que depuis 2002, les régions ont à charge de planifier la gestion de ce type de déchets.

Face à la montée de l'opposition, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, et Eric Besson, ministre de l'Energie, ont annoncé le 2 février le lancement d'une mission sur les gaz et huiles de schiste, confiée au Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) et au Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD). Ils ont également demandé aux industriels bénéficiant de permis d'exploration de reporter leurs travaux.

Réactions2 réactions à cet article

 

On peut se demander pourquoi les permis d'exploration de la même façon que les permis de construire (par exemple) ne sont pas d'abord soumis à enquête publique avec une étude d'impact environnementale approfondie. C'est scandaleux de demander pour les parcs éoliens et les parcs solaires des Etudes d'impact (alors qu'il n'y a pas de pollution chimique ni de pollution radioactive) et de rien demander pour les explorations (et l'extraction) de gaz de schistes lesquels seront extrêmement polluants (du point de vue chimique) pour l'environnement et pour l'homme.

arthur duchemin | 18 février 2011 à 09h32
 
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Ces autorisations d'extraction faites à la sauvette par notre grand écologiste et démocrate Borloo sont scandaleuses. Plus de trémolo sur notre beau terroir qu'ils se préparent à vandaliser et polluer sans le moindre égard aux habitants de ces régions dès qu'il s'agit de faire du fric. Décidément, on ne peut faire aucune confiance à ce gouvernement.

Alauda | 25 février 2011 à 16h43
 
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