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Hydrogène : Strasbourg développe ses activités de formation, d'expérimentation et de production

La société gestionnaire de la distribution du gaz à Strasbourg et ses alentours, R-GDS, mise sur l'hydrogène « vert ». Elle a inauguré une plateforme technique destinée à former les sapeurs-pompiers et ses équipes à l'émergence de ce gaz.

TECHNIQUE  |  Energie  |    |  F. Gouty
Hydrogène : Strasbourg développe ses activités de formation, d'expérimentation et de production
Environnement & Technique N°393
Cet article a été publié dans Environnement & Technique N°393
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L'émulation française autour de l'hydrogène « vert » n'existe pas que sur le plan national. L'échelon local, à Strasbourg par exemple, est également concerné. Le Réseau GDS (R-GDS), qui s'occupe de la distribution du gaz dans le Bas-Rhin et appartient pour partie à la ville de Strasbourg, à la Caisse des dépôts et à Engie, s'y intéresse depuis 2019. Et durant l'été 2023, la société gazière a enclenché la vitesse supérieure.

Une plateforme « tout compris »

Le 30 juin, R-GDS a en effet inauguré sa nouvelle plateforme technique consacrée au dihydrogène (H2), baptisée « R-Hyfie » (pour Recherche hydrogène, formation, injection et expérimentation) sur son site industriel de Strasbourg-Meinau. Sur près d'un hectare, cette plateforme accueille l'ensemble des équipements nécessaires à la distribution, au stockage, au mélange et à l'injection du gaz, pur ou mêlé à du méthane (CH4). Elle poursuit deux objectifs principaux : la formation et l'expérimentation. La plateforme R-Hyfie vise, en priorité, « à familiariser la petite centaine de nos personnels aux propriétés et aux risques posés par l'hydrogène dans des conditions réelles, avant qu'il ne gagne véritablement l'espace de distribution », explique Martine Mack, directrice générale de R-GDS. Elle est aussi ouverte aux sapeurs-pompiers du service d'incendie et de secours (Sdis) du Bas-Rhin, soucieux de gagner en compétences sur les risques d'incendie liés à l'hydrogène. « L'idée est de leur offrir un centre local leur évitant d'aller jusqu'à Paris ou dans les Bouches-du-Rhône pour être formés. »

La nouvelle plateforme de R-GDS accueille, par ailleurs, un espace d'expérimentation consacré, quant à lui, aux entreprises. Ce « lab Hynovateur » se destine aux développeurs de nouveaux équipements de consommation du fameux gaz, comme les fabricants de chaudières. De Dietrich (ex-BDR Thermea) est la première entreprise à avoir installé plusieurs modèles de chaudières murales à gaz, « compatibles 100 % hydrogène », sur les huit bancs d'essai de cette « chaufferie expérimentale » - pour les tester ou réaliser des démonstrations. Cette chaufferie sera ouverte au reste des acteurs intéressés dès le mois d'octobre 2023. L'automne verra également la mise en service, à proximité de la plateforme, du premier point d'avitaillement en hydrogène de Strasbourg. « Cette station-service, installée grâce à un soutien de l'Union européenne, alimentera les premières voitures à hydrogène conduites par les services du Parlement européen », indique Martine Mack.

De l'hydrogène par pyrogazéification

Mais comment R-GDS s'approvisionne-t-elle en hydrogène pour satisfaire ces nouvelles activités ? « Pour le moment, nous nous fournissons en hydrogène renouvelable auprès d'un partenaire en dehors de Strasbourg, concède la gérante de R-GDS. Mais à terme, nous produirons nous-mêmes l'hydrogène exploité. » La société gazière strasbourgeoise compte en effet sur son propre démonstrateur surnommé « R-Hynoca ». Il s'agit d'un pyrogazéificateur, développé par la société Haffner Energy, lequel brûle des plaquettes forestières à très haute température et génère ainsi du dioxyde de carbone (CO2), du méthane et du dihydrogène. L'installation est dotée d'un épurateur qui purifie l'hydrogène une fois celui-ci séparé du reste du mélange gazeux par vapocraquage. L'unité est pour l'instant capable d'en produire 700 kilogrammes par jour, soit « de quoi alimenter 17 à 20 bus chaque jour » selon R-GDS.

Lancé en août 2019, le projet accuse néanmoins un retard du fait de la crise sanitaire du Covid-19, et il n'est « pas encore abouti », selon Martine Mack. Si R-GDS persiste malgré tout, c'est « pour conduire la société Haffner à développer une première série industrielle et montrer que nous sommes capables d'alimenter localement nos futurs points d'avitaillement ».

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