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Actu-Environnement

Chauffage au bois en Ile-de-France : Flamme Verte précise la portée de l'interdiction

Energie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

"Le chauffage au bois dans Paris comme dans l'ensemble de la région Ile-de-France sera toujours possible au 1er janvier 2015", affirme Flamme Verte, ce jeudi 4 décembre. Le label réagit à certaines interprétations de l'arrêté inter-préfectoral du Plan de protection de l'atmosphère (PPA) d'Ile-de-France, publié le 25 mars 2013. Ce texte prévoit l'interdiction de certains types d'appareil de chauffage en fonction de zones géographiques.

Ainsi, à Paris intramuros, l'utilisation des foyers ouverts et des appareils de chauffage au bois dont les émissions de particules sont supérieures à 16 mg/Nm3 sera interdite. En revanche, les "appareils indépendants labellisés « Flamme Verte » justifiant d'émissions de particules fines inférieures à 16 mg/Nm3 pourront continuer à être installés et utilisés", explique le label, précisant qu'il faudra néanmoins obtenir une dérogation obtenue auprès de la Préfecture de police de Paris. "Simple démarche administrative", rassure Flamme Verte.

S'agissant de zone sensible du PPA Ile-de-France, qui rassemble 435 communes franciliennes pour une population d'environ 10,3 millions d'habitants, l'arrêté interdit l'installation et l'utilisation des cheminées à foyers ouverts. "Cependant, il sera donc toujours possible d'utiliser un appareil indépendant de chauffage au bois installé dans l'habitation avant le 1er janvier 2015", explique Flamme Verte, ajoutant qu'"en revanche, toute nouvelle installation (foyer fermé/insert, poêle, cuisinière ou chaudière) exigera le recours à un appareil labellisé Flamme Verte « 5 étoiles » ou répondant à ces critères".

Enfin, l'utilisation du bois comme combustible reste autorisé, quel que soit le type d'appareil, dans le reste de l'Ile-de-France.

Réactions5 réactions à cet article

 

Qui ira vérifier que les cheminées avec inserts seront utilisées porte fermée ?
Avoir un insert n'oblige pas à l'utiliser porte fermée, le plaisir de sentir le bois qui brûle l'emportera.

N’ont-ils rien d'autre à faire que de nous pondre des réglementations à la noix ?

Maurice | 05 décembre 2014 à 06h36
 
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Après les ramoneurs qui vont disparaître, ça sent le roussi pour "Flamme verte" à qui l'on souhaite aussi le même sort.
Eux au moins sauront à qui s'en prendre !

Madame Royale, voila encore un bel exemple de chômeurs créés par l'écologie

Le Glaude | 05 décembre 2014 à 15h59
 
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Concernant les appareils autorisés à Paris, je suis à la recherche d’infos sur leur technologie. L’article 31 de l’arrêté inter-préfectoral d’Île-de-France donne pour limite 20 mg/Nm3 à 11% d’O2 (correspondant, je suppose, aux 16 mg/Nm3 à 13 % d’O2 indiqués par Flamme Verte).
Au salon Bois Énergie de 2014 a été présentée en avant-première une chaudière automatisée autrichienne dont les émissions de poussières (particules totales TSP) sont inférieures à 20 mg/Nm3 à 11 % O2 à puissance nominale.
Seuls les appareils automatisés (et les poêles à accumulation) sont suffisamment fiables.
Les appareils indépendants classiques à bois-bûche (inserts, poêles classiques, cuisinières, etc.), ne le sont pas. Le protocole de test déterminant les performances de ces appareils est indulgent, pour ne pas dire laxiste.
Ainsi que l’explique le spécialiste belge du chauffage, dutry.be, l’allumage et l’ajout de bois provoquent en général de fortes émissions, ces étapes du processus de combustion ne sont pas prises en compte dans les protocoles de test en laboratoire. Les émissions peuvent êtres calculées au moment d'une combustion maximale. Dans la pratique, l’utilisateur a tendance à presque fermer l'apport d'air, afin de réduire les pertes de chaleur par la cheminée, avec pour conséquence une forte pollution. Cette façon de procéder n’est également pas prise en compte en laboratoire et les résultats obtenus « ne répondent pas du tout à l'utilisation réelle ».

vivarais | 07 décembre 2014 à 20h15
 
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(Suite)

Quant à l’allumage par le haut, ou allumage inversé, préconisé par Énergie-bois Suisse, il prend plus de temps que l’allumage classique. Combien d’utilisateurs auront assez de patience pour utiliser cette méthode sur le long terme ? Et ceci ne résout pas l’ensemble des autres problèmes.

Pour l’Office Fédéral suisse de l’Environnement, le bois bûche est un combustible exigeant (voir la page : OFEV - Sources de polluants atmosphériques: chauffages au bois).

Le protocole de test pour les poêles à accumulation (ou de masse), est beaucoup plus strict. Le processus entier de combustion est testé, y compris l’allumage. En outre, avec un poêle à accumulation, il est quasiment inutile de réduire l’apport d’air, et "dutry.be" conclut : « Le résultat sera très comparable à celui que les gens peuvent obtenir à la maison ».

En Allemagne, une norme comparable à celle de Paris (20 mg/Nm3 , sans précision trouvée sur le % O2) entre également en vigueur le 1er janvier 2015 pour les appareils de chauffage au bois de puissance nominale supérieure ou égale à 4 kW, non seulement dans certaines zones sensibles pour la qualité de l’air, mais dans l’ensemble du pays. Pour les autres (puissance nominale inférieure à 4 kW), la limite est fixée à 40 mg/Nm3 pour les poêles classiques, inserts et cuisinières, 30 mg/Nm3 pour les poêles à granulés sans réservoir d’eau, et 20 mg/Nm3 pour les poêles à granulés avec réservoir d’eau.

vivarais | 07 décembre 2014 à 20h20
 
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@ Le Glaude, il est vrai que les ramoneurs risquent de disparaître.
Si l'on interdit les diesels et les chauffages au bois les plus polluants, on risque aussi de mettre au chômage une partie des professionnels de santé : moins de polluants aura pour conséquence moins d'asthme, moins de problèmes cardio-vasculaires, moins de cancers, notamment du poumon, etc., à soigner.
Pour info, selon le Centre Interprofessionnel Technique d'Etudes de la Pollution Atmosphérique (CITEPA), en 2012 (dernières données d'avril 2014), en France métropolitaine, le bois énergie est le principal émetteur de particules fines PM2.5 (45,2%), majoritaire de particules très fines PM1.0 (60,8%) et d'Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (4 HAP tous cancérogènes confirmés) (73,1%), contre 17,1% de PM2.5, 16,8% de PM1.0 et 17,0% de HAP pour le transport routier.
Pour compléter les infos de vivarais, en Allemagne, les chauffages au bois de puissance nominale inférieure à 70 kW ne respectant pas les valeurs limites d’émissions de poussières devront être équipés de filtres à particules, ou remplacés. Réglementations "à la noix", Maurice, ou responsables ?
Il y a toujours un défaut d'information dans notre pays sur la pollution du bois.
Et maintenant Ségolène Royal veut encourager le chauffage au bois, sans distinction entre les appareils les plus polluants et les appareils performants FIABLES, comme l’a expliqué vivarais.
Un cas patent d'irresponsabilité de la part d'une ministre de l'écologie !

albéric | 09 décembre 2014 à 18h42
 
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