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Actu-Environnement

L'interdiction des sacs plastiques est-elle un fiasco ?

Deux ans après leur interdiction des commerces, les sacs plastiques à usage unique ont-ils diminué ? Leur remplacement par des sacs plus épais considérés réutilisables a-t-il eu un impact favorable sur l'environnement ? On en débat sur ce plateau.

Plateau-TV  |  Déchets  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com

En 2015, 17 milliards de sacs plastiques à usage unique étaient encore distribués dans les commerces chaque année en France. Qu'en est-il aujourd'hui ? Du gouvernement aux industriels, personne n'a encore de réponse précise et le bilan de la réglementation se fait encore attendre. Actu-Environnement a décidé de se pencher sur le sujet car leur remplacement en caisse par des sacs d'une épaisseur supérieure à 50 microns et par des sacs dits compostables en rayons pose quelques questions.
La décision du gouvernement d'autoriser en substitut des sacs plus épais sous prétexte qu'ils seraient réutilisables n'a pas nécessairement fait ses preuves. Ces sacs plastiques que nous avons vu apparaître sur le marché, souvent d'une taille assez réduite, sont très souvent immédiatement jetés. Au mieux, ils seront réutilisés une fois en sac poubelle de bureau ou de chambre. D'autre part, la loi a imposé des sacs compostables biosourcés aux rayons des produits frais en remplacement des anciens sacs fins en plastiques. Mais comment estimer qu'ils ne vont pas également directement finir à la poubelle sachant que la collecte sélective des biodéchets n'est pas encore organisée en France ?

Autant de questions que Marie Jo Sader, journaliste pour Actu-Environnement, a posé à ses invités:

Emmanuel Guichard, délégué général d'Elipso, l'association professionnelle des fabricants d'emballages plastiques et souples en France

Christophe de Boissoudy, président de l'association française des plastiques biosourcés et biodégradables

Réactions10 réactions à cet article

 

ce débat me rends plus que pessimiste. en tant que responsable QSE dans mon entreprise, je peux dire qu'aujourd'hui les gens sont démotivés pour trier car cela devient très compliqué. les gens ne comprennent pas pourquoi tous les plastiques ne sont pas recyclables et moi même j'ai du mal à l'heure dire lesquels le sont si ce n'est pas précisé dessus. Alors quand j'entends ce représentant des fabricant de plastiques dire que les sacs plastiques marqués à jeter ce recyclent et donner cette excuse à deux balles ça me fait hurler!! A jeter c'est jeter, s'ils étaient recyclables ce serait marqué à trier. Autre précision, les sacs en caba tissés chez Leclerc sont recyclables. c'est ce qu'ils mettent en avant en tout cas, alors qui dit vrai??? pour moi il faudrait interdire les sacs plastiques gratuits on en trouverai des plus costaud et adaptés pour être réutilisé par le consommateur.surtout un sac payé ne se jette pas facilement...

sderrips | 29 octobre 2018 à 14h32
 
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Marrant ces gens qui ont compris "l'esprit" de la loi... Comportementale ou à visée environnementale ?
Que disent les tests sur la biodégradabilité des sacs prétendus tels ?
Et pourquoi pas des sacs de papier pour les courses au supermarché comme dans certains pays (US) ?

Albatros | 29 octobre 2018 à 14h46
 
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C'est la France, toujours de bonnes intentions en théorie mais toujours à coté de la plaque.. et puis dans ce pays, les lobbys d'abord.

agregat | 29 octobre 2018 à 16h54
 
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Un peu facile la dénonciation des lobbies mais ça marche toujours dans ce cénacle: Haro sur les "méchants" ! Cela donne toujours l'occasion de dénigrer à peu de frais. Si ça peut soulager les ulcères de certains, c'est bon pour l'environnement. Enfin, c'est aussi "la France" les gens qui dénigrent "la France". L'émigration est-elle envisagée vers des cieux plus cléments ? Le Venezuela ?
Quoique l'on pourrait déplorer ici l'absence du lobby du papier...

Albatros | 29 octobre 2018 à 18h08
 
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Il est vrais qu'il est facile de montrer du doigt "les méchants" pour reprendre l'expression d'Albatros. Mais les intérêts financiers ne priment ils pas sur l’intérêt général ? Et pas seulement en France contrairement aux propos faciles des gens qui croient que l'herbe des voisins est plus verte. Non en vérité nous prenons les sacs plastiques parce que d'une part on ne nous propose pas forcément d'autres alternatives et d'autre part c'est tellement facile et banal de prendre un sac plastique. Il suffit de voir l'étonnement encore fréquent des gens quand vous leurs dites" non merci notre planète est suffisamment malade de notre plastique".
Sans vouloir être donneur de leçons si désirons vraiment la fin de ce fléau qu'est le plastique, refusons le tout simplement. Lorsque les stocks seront plus important que la demande; je pense que les industriels reverront leurs copies. En effet les consommateurs que nous sommes oublient trop souvent que se ne sont pas les industriels qui commandent mais les clients. Nous représentons une force dont nous négligeons l'importance. Montrons que nous ne sommes pas forcément les moutons qu'ils voudraient que nous soyons et là, peut être, que les choses changeraient vraiment.

Breton22 | 30 octobre 2018 à 12h38
 
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Je ne vois pas en quoi changer la matière et l'épaisseur des sacs va changer les comportements. Le meilleur déchet étant celui qui n'est pas produit, le vrai changement de comportement réside dans l'implémentation à grande échelle de la consigne et de la possibilité d'apporter ses propres emballages dans les commerces. De même, le vrac n'est pas forcément une solution si le consommateur utilise systématiquement un nouvel emballage pour se servir. L'exemple des bananes séchées était bon... mais incomplet : pourquoi ne pas signaler ici, tant qu'on y était, que lorsqu'on prend seulement cent grammes d'un produit dans un sac de grande contenance (comme dans votre exemple), mieux vaut sans doute prendre du préemballé ? Autre oubli : il n'y a pas que le papier comme substitut au sac plastique, il y a le tissu (réutilisable et réutilisé)... les supermarchés bio vendent tous ses sacs en tissu. Mais encore faut-il en effet que les consommateurs soient prêts à adopter ces vrais nouveaux gestes (ou plutôt à revenir à ceux des générations précédentes). Le cercle vertueux n'est pas encore créé. Et pourtant, il est possible, le passé l'a montré. Mais les deux messieurs invités étaient des représentants du "jetable". Alors que c'est de cette notion d'usage unique qu'il faut au maximum se débarrasser. Et pas seulement en écrivant hypocritement "réutilisable" sur des sacs qui n'ont pas vocation à l'être.

titania | 06 novembre 2018 à 10h23
 
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J'achèterais peut-être "bio" quand ils auront rendu "bio" toutes les gamelles qui servent à produire et à contenir les aliments. Autant je suis OK pour le "bio" non-transformé (quoique...), autant l'arnaque est patente pour les produits transformés : lisez le règlement "bio", il est ésotérique...
C'est vrai que le yaourt en vrac dans des sacs en tissu...

Albatros | 06 novembre 2018 à 10h30
 
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Le déchet qui pollue le moins est celui que l'on ne produit pas. Stigmatiser ainsi les consommateurs sur leur comportement est la stratégie ancienne, qui marche bien. Mais si nous avons des sacs plastiques jetables, ou si les sacs plastiques épais, idéalement réutilisables mais non réutilisés, sont distribués, alors il y a pollution. Titania a bien raison, nous devons acheter ces sacs et utiliser nos sacs-emballages réutilisables et biodégradables (tissus végétal, acier corten ..., mais pas en plastique simple), et cela ne peut se faire uniquement si il est interdit de donner des sacs, mêmes réutilisables. Le fait de payer modifiera nos comportements.

titi400 | 06 novembre 2018 à 12h08
 
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Si on pouvait éviter les expressions du type "le déchet qui pollue le moins est celui que l'on ne produit pas" ou "l'énergie la moins chère est celle que l'on ne consomme pas"...
C'est morbide et culpabilisant.
Et pourquoi pas "l'être humain sans impact est celui qui est mort"?
Cela me fait penser à "Avec la capote Nestor, je suis pas né, je suis pas mort" (Coluche).

Albatros | 07 novembre 2018 à 09h46
 
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Le plastique "bio dégradable" ne disparait pas totalement il reste toujours un minuscule produit non biodégradable.
Alors tout papier comme avant les années 1960 !! mais en France est on capable d'actualiser des plans de sylviculture à 10 ans pour avoir la matière première suffisante ?? d'où viendra 't'elle? sera 'ton autonome ? ou encore devra 't'on se contenter d'acheter à l'export et payer un prix fort, quel coût pour un parc machine ? d'autre part tous les emplois du plastic ne disparaitrons pas et ça n'en créera pas plus seulement des transferts.
Encore une fois : éduquons à savoir jeter

geka41 | 13 novembre 2018 à 14h49
 
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