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La loi « anti-gaspi » porte ses fruits dans la grande distribution

Depuis 2016, une loi pose les bases pour réduire le gaspillage alimentaire dans la grande distribution. Une loi écologique et sociale puisque les invendus permettent de nourrir une population dans le besoin. Reportage vidéo à Romans-sur-Isère.

Reportage vidéo  |  Déchets  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°400 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°400
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Depuis 2016, une loi portant sur le gaspillage alimentaire a permis de bousculer les habitudes dans la grande distribution. Tout magasin de plus de 400 m2 a, depuis lors, l'obligation de donner ses invendus. Un intérêt évidemment écologique et aussi social puisque les invendus sont donnés à des organismes d'aide alimentaire qui œuvrent pour une population dans le besoin. « Un intérêt également économique, car les invendus donnés permettent aux enseignes d'obtenir des crédits d'impôts, ce qui est une bonne façon d'inciter à jouer le jeu », explique Yvan Desrues, responsable commercial en région Sud-Est de l'entreprise Comerso, spécialisée dans la lutte contre le gaspillage.

De ce fait, c'est la course à l'optimisation de la gestion des stocks, et c'est un vrai casse-tête. C'est très difficile de faire parfaitement coïncider l'offre à la demande, en particulier pour les produits frais qui ont des temps de conservation relativement courts. « L'objectif global sur notre magasin est de ne pas dépasser 1 % de casse sur notre du chiffre d'affaire », déclare le directeur de l'Hyper U de Romans-sur-Isère. La casse, c'est ce qui partait avant à la poubelle. Aujourd'hui, cela doit être valorisé. Tout repose sur la date de péremption. Au fur et à mesure qu'elle approche, il faut agir en conséquence : brader le produit ou finalement le donner à des associations. Encore faut-il que les produits parviennent à temps et dans de bonnes conditions. « Il arrive régulièrement que les produits soient écrasés ou décongelés, ou bien que nous ayons une quantité beaucoup trop importante de pain alors que nous avons surtout besoin de produit frais » témoigne une bénévole dans une épicerie solidaire.

Pour optimiser la gestion des invendus, des sociétés comme Comerso ou Phenix, permettent notamment de mettre en relation les enseignes et les associations. Il existe également des applications qui rapprochent directement les consommateurs et les enseignes pour profiter de liquidations d'invendus, telle Too good to go.

Après les produits alimentaires, ce sont les produits non-alimentaires, comme l'électroménager, le textile et les produits d'hygiène et de beauté qui vont devoir être valorisés. Fini la destruction des invendus avec l'évolution de la loi anti-gaspillage. Là encore, le don sera encouragé, et ce, dès 2022.

Réactions1 réaction à cet article

 

bonjour
Votre article m'interpelle sur la nouvelle décision d'interdiction de vente des plastiques jetables, que doit on faire des stocks de vaisselle, gobelets, couverts, bols etc.. interdits à la vente? Dans l'absolu on doit les mettre au rebut et donc perdre un capital important et un manque à gagner, de plus il faut payer un huissier et payer la déchetterie. Les associations non plus n'en veulent pas et pour cause!! DONC Est-ce que nos articles jetables pourraient entrer dans la catégorie des produits non alimentaires aptes à obtenir des crédits d'impôts???

geka41 | 15 janvier 2020 à 11h54
 
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