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Le marché du stockage de l'énergie renouvelable s'annonce prometteur

Energie  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°368 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°368
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"Si nous réalisons la somme de toutes les batteries installées dans le monde, nous dépassons à peine la production d'une centrale nucléaire", a illustré Michael Salomon, président du cabinet de conseil spécialisé dans le stockage Clean Horizon, à l'occasion d'un colloque de l'Institut national de l'énergie solaire organisé en parallèle du salon Bepositive. "Mais si nous regardons ce qui va être raccordé, c'est le même chiffre : le marché est en croissance ultra rapide", a-t-il poursuivi. La majorité de ces batteries installées utilisent la technologie Li-ion. Et pour l'instant, les fabricants restent principalement des sociétés coréennes.

En France, bien que les entreprises se positionnent sur ce marché, la mise en œuvre de la technologie peine à s'instaurer. "Le cadre réglementaire fait que les avantages du PV + stockage ne sont pas valorisés par des mécanismes de marché", a noté Richard Loyen, délégué général d'Enerplan. Le business model demeure également à construire. "Si nous souhaitons qu'il y ait du stockage demain, il faut l'aider à s'industrialiser", apointé Pierre Guerrier, directeur du développement de l'agrégateur Sun'r.

Un contexte plus favorable pour les investissements ?

Toutefois, la France bénéficie désormais d'un contexte favorable pour les investissements dans des projets de stockage par batterie. Pour les entreprises qui participent à la gestion de la réserve primaire, le gestionnaire de réseau demande à ce que les systèmes de stockage puissent équilibrer – stocker ou destocker – une quantité d'énergie fixée durant 15 minutes.

"Seules la France et la Belgique disposent de la règle des 15 minutes. En Allemagne, le laps de temps demandé est de 30 minutes, précise Michael Salomon. La batterie coûtera donc de 30 à 40% plus cher en dépenses d'investissement alors qu'elle fournira le même service et un chiffre d'affaires semblable".

A moyen terme cependant, le développement du stockage devrait rester localisé à certaines zones, selon certains intervenants. "Le coût de l'énergie solaire stockée reste plus cher que celle vendue par EDF. Néanmoins, il y a cinq ans, le stockage coûtait 800 € du kilowatt. En 2017, il est passé sous la barre des 400 € et dans cinq ans, il pourrait descendre à moins de 100 €, a situé Richard Loyen. En métropole, déployer le système d'ici cinq ans va toutefois être compliqué, il faut donc mettre l'accent avec une approche smart grid dans les zones non interconnectées".

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