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Japon : de nouvelles règles de sûreté nucléaire en vue du redémarrage des réacteurs

Energie  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Ce mercredi 19 juin, l'autorité japonaise de régulation nucléaire (NRA) a validé de nouvelles normes de sûreté applicables aux réacteurs de l'archipel. Ces règles doivent encore être validées par le Conseil des ministres.

"Je crois que nous avons établi un système qui peut être considéré comme approprié d'un point de vue des standards internationaux", a estimé Shunichi Tanaka, le président de la NRA, ajoutant néanmoins que "sa valeur réelle sera mise à l'épreuve lors du processus de mise en œuvre".

A la demande des opérateurs de centrale nucléaire, leur entrée en vigueur a été avancée au 8 juillet, contre le 18 juillet initialement, afin d'ouvrir la voie au redémarrage des réacteurs nucléaires jugés sûrs au regard de ces nouvelles règles. Ainsi, dès juillet, quatre producteurs d'électricité devraient faire évaluer 12 réacteurs situés sur six sites, rapporte l'agence de presse Kyodo news. La durée de la phase d'évaluation n'est pas connue, même si des représentants de la NRA auraient évoqué une durée de 6 mois.

L'agence de presse rappelle que la NRA, qui a remplacé en septembre 2012 l'agence de sûreté nucléaire et industrielle (Nisa) directement rattachée au ministère de l'Economie, travaille depuis neuf mois à réviser les règles de sûreté précédentes établies dans la foulée de la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. Sur les 50 réacteurs japonais, seuls deux sont actuellement en activité.

Prise en compte des accidents graves et improbables

Avant la catastrophe de Fukushima, le régulateur nippon laissait le choix aux opérateurs d'établir ou non des protections contre les accidents jugés alors comme extrêmement improbables. Avec ces nouvelles règles de sûreté, ils devront pour la première fois mettre en place des contre-mesures contre les accidents graves, tels que la fonte d'un cœur de réacteur ou les tsunamis géants. Les évaluations des risques sismiques, en particulier concernant l'existence ou non de failles actives sous les réacteurs, sont aussi renforcées.

De même, les enceintes de confinement devront être équipées de filtres permettant de relâcher des gaz tout en limitant les émissions d'éléments radioactifs lorsqu'il est nécessaire de réduire la surpression et préserver l'intégrité des installations en cas d'accident majeur. Dans le même esprit, les salles de commande devront pouvoir résister à certains actes de terrorisme et catastrophes naturelles et des pompes de secours supplémentaires devront être installées pour palier une éventuelle panne du système de refroidissement

Enfin, la durée d'exploitation des réacteurs est fixée à 40 ans, avec une possibilité d'extension de 20 ans.

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