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Actu-Environnement

Pollution à Fos-sur-Mer : l'industriel avait été mis en demeure deux fois en 2019

MAJ le 24/07/2020
Risques  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

L'établissement de la société Kem One de Martigues (Bouches-du-Rhône), classé Seveso seuil haut, est à l'origine d'une pollution chimique du golfe de Fos-sur-Mer à la suite d'une fuite détectée jeudi 23 juillet au matin. Cette fuite se situe au niveau d'un bac de stockage de solution de chlorure ferrique, a précisé à l'AFP le groupe industriel, numéro deux européen du PVC. C'est la même substance, très corrosive, qui avait occasionné une pollution de la Seine en juillet 2019 et la mort de 10 tonnes de poissons suite à un incendie dans la station d'épuration d'Achères (Yvelines).

L'établissement de Kem One a fait l'objet de deux arrêtés de mise en demeure en 2019. L'un pour actualiser son étude de dangers suite à une première mise en demeure non satisfaite datant de 2014. L'autre pour prendre des mesures de protection des stockages de chlore contre les effets dominos. Des mesures là aussi prescrites depuis 2014.

« Les services du ministère de la Transition écologique sont sur place pour établir les circonstances de cette fuite et analyser ses conséquences sur les milieux naturels. Les dégâts qui seront constatés seront réparés par les responsables », a réagi la ministre Barbara Pompili. Suite à cette pollution, le préfet maritime a pris un arrêté interdisant la navigation de plaisance, la pêche maritime, la plongée sous-marine et la baignade dans la partie sud du golfe.

L'association Robin des bois a annoncé dans un communiqué son intention de porter plainte. "La répétition des arrêtés préfectoraux de mise en demeure à l'encontre de Kem One Martigues-Lavéra montre que l'exploitant ne considère pas la protection des travailleurs, des populations et de l'environnement comme une priorité", estime l'ONG. Celle-ci juge par ailleurs insuffisantes les ressources humaines de la Dreal pour imposer une maîrise des risques industriels.

Réactions4 réactions à cet article

 

Le chlorure ferrique est un produit de traitement de l'eau résiduaire comme de l'eau potable, un floculant destiné à éliminer les microparticules. Dans l'eau de mer il laisse de l'eau ultra claire, des chlorures indosable dans une eau chargée de 35 g/L de chlorure de sodium, du floc d'hydroxyde ferrique, de rouille. Ce n'est en aucune façon une pollution toxique qui n'a en aucune façon acidifié l'eau de mer de façon mesurable.

VD69 | 24 juillet 2020 à 14h55
 
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Bonjour, je partage l'article de VD69 sur le sujet. Pour autant, cela ne veut pas dire qu'il faille accepter ces dysfonctionnements. J'aime bien rappeler qu'au nom de la compétitivité les industriels tout comme l'administration ne cesse de diminuer les effectifs ... de plus, les Préfets ont la main pour limiter les évaluations environnementales avec parfois des études d'impacts qui manquent d'objectivités ... les bons Bureaux d'Etudes sont trop pertinents et dérangent alors place à des BE beaucoup moins philanthrope pour la bio diversité ... ce qui peut arranger certains afin de faire passer des projets au détriment de l'environnement ... ... je me tais ... car je connais bien le sujet pour l'avoir rencontré durant mes années dans le cadre de mes missions en vivant (de l'intérieur) la diminution des moyens des services de l'Etat ...

Fred-Aouste | 27 juillet 2020 à 09h14
 
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Des "BE philanthropes", espèce rarissime voire mythique...

Albatros | 27 juillet 2020 à 11h34
 
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@ FredAoute
J'ai pour ma part réalisé deux études d'impact conforme à la loi de 1976, c'est à dire une étude faite par l'entrepreneur qui s'engage à limiter les pollutions, les impacts en mettant en oeuvre diverses précautions décrites. L'entrepreneur assumait ses responsabilités en améliorant son projet , en remettant en cause certaines orientations. L'inspecteur des établissements classés était informé des divers sujets traités et demandait des éclaircissements au fur et à mesure de la rédaction. Le Conseil Départemental d’Hygiène donnait son avis pour que le préfet puisse donner une autorisation éclairée.
Cette philosophie est aujourd'hui complètement déviée. Une Etude d'Impact est réalisée par un cabinet d'études payé cher pour obtenir l'autorisation et non pour arriver aux meilleurs engagement de l'entreprise qui, elle, se pose en petit élève qui n'y connait rien.
La notion de responsabilité opérationnelle de l'entreprise est devenue secondaire face aux enjeux administrativo-juridiques. Hélas!

VD69 | 27 juillet 2020 à 14h54
 
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