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Actu-Environnement

Les associations dénoncent le rapport parlementaire sur la téléphonie mobile

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Le député de la Somme (UMP) Alain Gest a présenté le 4 novembre le rapport sur les ''incidences éventuelles sur la santé de la téléphonie mobile'', réalisé à la demande en 2008 de l'Opecst (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques). Alors que dans un avis rendu public le 15 octobre, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) avait recommandé une réduction des expositions aux ondes électromagnétiques, en particulier celles du téléphone portable, ce rapport refuse, selon l'AFP, tout ''alarmisme excessif'' et estime que la réglementation ''garantit des niveaux d'exposition protecteurs''. Il souligne qu'''une majorité de chercheurs affirment, quoique de façon prudente, l'absence d'un risque sanitaire avéré'' en ce qui concerne le téléphone mobile. ''En revanche, on peut constater un quasi-consensus sur l'innocuité des antennes-relais'', affirme-t-il.

Alain Gest propose notamment d'imposer un permis de construire obligatoire pour les antennes-relais et de mener des études indépendantes sur l'impact sanitaire des technologies sans fil sur les enfants. Il propose en outre la mise en place d'un site Internet officiel qui serait dédié à la téléphonie mobile pour répondre à l'inquiétude des Français et de lancer des recherches plus poussées sur l'électrosensibilité. Le député recommande ainsi de ''développer la recherche sur les causes des problèmes rencontrés par les personnes se déclarant électrohypersensibles''.

Les associations Priartem et Agir sur l'environnement ont dénoncé hier dans un communiqué un ''rapport politique qui préconise un statu quo inacceptable en matière de seuils d'exposition''. Elles ont jugé ''irresponsable'' que ce rapport parlementaire sur la téléphonie mobile,''ne tienne aucunement compte'' de l'avis de l'Afsset. ''Cet avis politique de l'Office parlementaire ne peut tenir lieu d'avis scientifique'', ont-elles souligné. ''Le statu quo en matière réglementaire ne peut décemment être justifié par une quelconque analyse scientifique rigoureuse''.

Réactions1 réaction à cet article

 
elle ne seront jamais contentes

ces associations, quelles que soient les nouvelles. SI un rapport (90% d'entre eux) disent qu'il n'y pas de lien, elles crient au scandale. Si d'autres (10%) évoquent la possibilité d'un risque (et non pas sa certitude), cela fait immédiatement office de preuve scientifique irréfutable. Deux poids deux mesures qui les discréditent complètement.

canard pc | 09 novembre 2009 à 11h01
 
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