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Qualité des sols : un nouveau dispositif de science participative pour mieux évaluer la biodiversité

Biodiversité  |    |  Félix Gouty

« La qualité biologique d'un sol dépend de la diversité et de l'abondance des différents organismes qui le composent, rappelle le Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN). Dès lors que la biodiversité s'érode, les sols perdent leur capacité à remplir certaines de leurs fonctions : production de biomasse, recyclage de la matière, stockage de carbone, régulation d'espèces ravageuses, filtration de l'eau, etc. » Pour mieux suivre la qualité biologique des sols français, l'établissement de recherche a lancé, le 10 novembre, un nouveau dispositif de suivi participatif : Qubs.

Dans la lignée d'outils comme Vigie-Nature ou Jardibiodiv, Qubs invite les citoyens intéressés à renseigner une base de données en photographiant et en identifiant des spécimens vivants (notamment en s'appuyant sur une liste de 400 espèces préalablement caractérisées). Les participants peuvent suivre deux protocoles. Le premier, appelé Noctambules, vise à dresser un inventaire d'espèces nocturnes, en les piégeant dans un petit gobelet muni d'un coton humide et déposé le temps d'une nuit dans un petit trou creusé dans la terre. Le second, Aspifaune, doit permettre de capturer lombrics et autres petits organismes du sol, en confectionnant un aspirateur à bouche (à l'instar d'un mouche-bébé).

« Les données récoltées par les participantes et participants permettront une meilleure évaluation et compréhension des déterminants de la qualité biologique de ces sols, à de larges échelles spatiales et temporelles », par exemple pour évaluer le potentiel de dégradation de la matière organique d'un sol. Qubs contribuera ainsi au projet de recherche « Biodiversité des sols urbains et services écosystémiques » (ou Bises), financé par l'Agence nationale de recherche (ANR) et mené par l'université de Montpellier. Le dispositif lui-même est porté, quant à lui, par le MNHN, Sorbonne Université, l'université de Lorraine (déjà à l'origine de Jardibiodiv), l'université Paul-Valéry Montpellier-3, l'Institut national de recherche agronomique (Inrae) et l'association Plante & Cité.

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