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La Fédération de la plasturgie vise a minima 40% de plastique recyclé

Déchets  |    |  Albane CantoActu-Environnement.com

Quelques semaines avant la présentation de la feuille de route de l'économie circulaire, prévue mi-janvier 2018, la Fédération de la plasturgie monte au créneau pour défendre son point de vue. De fait, elle est au centre des deux enjeux : recycler 100% des plastiques et diminuer de moitié la mise en décharge d'ici à 2025.

La Fédération s'est déjà mobilisée pour développer l'usage du plastique recyclé – et elle prévoit de le formaliser via un Engagement pour la croissance verte (ECV). "Sans mesures incitatives, nous pourrons probablement recycler 40% des plastiques, alors que ce taux est de 20% aujourd'hui. Avec des outils économiques adaptés, nous pourrons être encore plus ambitieux", explique Sébastien Petithuguenin, vice-président Environnement de la Fédération de la plasturgie et directeur général de Paprec.

Pour atteindre 100% de recyclage, la Fédération réclame la valorisation économique des émissions de dioxyde de carbone (CO2) évitées grâce au recyclage. "Une tonne de plastique recyclé évite l'émission de 3,5 tonnes de CO2, en comparaison avec le plastique vierge. Ce qui correspond à un soutien d'environ 150 euros/tonne", explique Sébastien Petithuguenin. Et à un prix de la tonne de CO2 entre 30 et 40 euros, comme souhaité par Emmanuel Macron lors du One Planet Summit, qui s'est tenu à Paris le 12 décembre 2017.

En complément, la Fédération suggère la mise en place d'un fonds pour soutenir la transformation de l'outil industriel de la filière, à l'instar du programme Orplast, qui a mobilisé 15 millions d'euros via l'Ademe pour inciter à l'intégration de plastique recyclé dans l'industrie.

"Les propositions sont à des niveaux très divers. Or, pour atteindre les objectifs de la feuille de route, nous avons besoin d'outils économiques structurants", argumente Sébastien Petithuguenin, redoutant des "mesurettes" comme la taxation des couches et des gobelets. Il s'agit en effet de transformer l'outil industriel des recycleurs, des plasturgistes, et de mettre sur le marché des produits pensés pour être recyclés. "L'outil industriel actuel permet d'intégrer 20 à 30% de plastique recyclé, pas plus", rappelle le directeur général de Paprec.

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