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Actu-Environnement

Planification écologique  : les annonces devront encore attendre

Gouvernance  |    |  N. Gorbatko

Le climat social fait à nouveau caler les avancées du climat tout court. Quelles priorités définir pour réduire les émissions carbone, protéger la biodiversité, favoriser l'adaptation au changement climatique ? Quelle coloration donner à la future loi de programmation énergie-climat, à la prochaine Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) à la nouvelle Programmation pluriannuelle de l'Energie (PPE) ? Quels financements espérer et pour qui ? Très attendus par les parties prenantes et censés être révélés aujourd'hui par le président de la République, à l'issue d'un Conseil de planification transformé en simple réunion de travail, les arbitrages devront encore attendre.

En raison du contexte social et politique actuel, ces annonces ont été reportées sans nouveau calendrier. Selon Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique, elles devraient toutefois être connues, comme promis, avant la mi-juillet. « Nous ne sommes pas en retard sur le sujet, a précisé le ministre, ce matin, sur la chaîne de télévision LCI. Communiquer aujourd'hui sur les ambitions écologiques pourrait sembler décalé compte tenu des plaies qui ne sont pas refermées dans de nombreuses villes. »

Afin de fixer ces orientations, le chef de l'État dispose désormais de nombreux travaux préparatoires : les analyses approfondies du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), le rapport annuel du Haut Conseil pour le climat publié le 28 mai dernier, qui pointe le rythme trop lent de la baisse des émissions de gaz à effet de serre et la nécessité d'une vision globale, ou encore le rapport de France Stratégie, rendu public le 22 mai, qui évalue notamment à près de 67 milliards d'euros les investissements nécessaires pour atteindre les objectifs de la France en 2030.

Le 22 mai dernier, lors d'un Conseil national de la transition écologique (CNTE), la Première ministre, Élisabeth Borne, avait déjà présenté les objectifs du Gouvernement en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Reste à arbitrer entre les différents leviers et à présenter les mesures phares à venir. Les ONG comme le Réseau Action Climat et autres groupes de réflexion, comme I4CE ou l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), attendent surtout de connaître le montant des financements qui seront dévolus au climat, à la biodiversité et à l'adaptation au changement climatique, leur nature, prêts ou subventions, ainsi que leur ventilation, via une planification pluriannuelle cohérente. Ils seront par ailleurs attentifs à l'articulation des mesures, un changement de chaudière concomitant avec de la rénovation thermique par exemple, aux modalités de dialogue et de partage de l'effort, ainsi qu'à l'attention portée à l'accompagnement des plus modestes.

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