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Bisphénol A : deux études pointent à nouveau les risques

Risques  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

On connaissait déjà certaines voies d'exposition (alimentation, air, peau) et les risques associés au bisphénol A (BPA), recensés récemment par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Deux études viennent enrichir les connaissances sur les modes d'absorption et les effets du bisphénol A. Pour rappel, cette substance est interdite en France depuis le 1er janvier 2013 pour tout contenant alimentaire à destination des enfants de moins de 3 ans. Cette interdiction sera généralisée à l'ensemble des contenants alimentaires en 2015.

L'absorption sublinguale pourrait augmenter les risques

Dans une étude publiée le 12 juin dans Environmental Health Perspectives, une équipe de l'Inra et de l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse révèle une absorption directe du BPA par les muqueuses de la langue et de la bouche chez le chien. "Cette porte d'entrée dans l'organisme conduit à des concentrations dans le sang près de 100 fois supérieures à celles attendues lorsque la même quantité de BPA est absorbée au niveau intestinal. Si cette perméabilité était confirmée chez l'homme, du BPA pourrait directement pénétrer dans l'organisme par la muqueuse buccale", contournant ainsi la fonction protectrice du foie. Cet organe métabolise la quasi-totalité du BPA en BPA-glucuronide, un composé inactif éliminé dans les urines, précise l'étude.

Les chercheurs soulignent que le chien est l'animal modèle pour l'évaluation de l'absorption buccale des médicaments chez l'homme (du fait de la similitude des propriétés de sa muqueuse buccale avec celle de l'homme). Il est probable donc que les mécanismes soient les mêmes chez l'homme. "Des études complémentaires devront apprécier dans quelle mesure cette nouvelle voie de contamination contribuerait à l'exposition globale d'un organisme permettant ainsi de mieux comprendre la relation entre exposition et concentration sanguine du BPA dans la population générale, un élément clé de l'évaluation du risque pour la santé humaine", précise l'Inra dans un communiqué.

Des dents fragilisées par une exposition périnatale

Le 10 juin, la revue American Journal of Pathology publiait une étude menée par l'Inserm et l'université Paris Diderot sur les rats, qui fait le lien entre l'exposition périnatale à faible dose au BPA et l'hypominéralisation des molaires et des incisives (MIH). "Le MIH est une pathologie récemment décrite, caractérisée par des taches blanchâtres ou jaunes sur les premières molaires ou les incisives permanentes, explique Sylvie Babajko, dans les colonnes du Monde.fr. Les études épidémiologiques menées jusqu'à présent donnent une grande amplitude de prévalence, entre 2,5% et 40%, selon les régions du monde et/ou les critères de diagnostic, mais on peut considérer qu'en moyenne, cette pathologie concerne environ 16% à 18% des enfants".

Réactions1 réaction à cet article

 

Abosrbtion sub-linguale? Quel scénario imaginé par les chercheurs? Cela nécessite de conserver sous la langue un comprime ou un "objet" avec du BPA.
Sans doute ont-ils pensé au chewing gum dopé au BPA?

ami9327 | 12 juin 2013 à 22h36
 
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