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Agriculture : Nicolas Sarkozy prône une nouvelle méthode de mise en oeuvre des mesures environnementales

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
A l'occasion d'une visite le samedi 6 mars au Salon de l'Agriculture à Paris, le Président de la République Nicolas Sarkozy a demandé ''un changement de méthode dans la préparation et la mise en œuvre des mesures environnementales en agriculture''. Une ''nouvelle méthode de travail'' qui avait déjà été annoncée par le Ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, le 21 janvier lors de la présentation de ses vœux à la presse, afin de favoriser une agriculture ''durable'' ''dans le respect des contraintes économiques des producteurs''.

Après être revenu au cours d'une table ronde samedi, ''sur toutes ces questions d'environnement, parce que là aussi ça commence à bien faire'', le Président de la République a rappelé qu'il ''croyait à une agriculture durable'', tout en soulignant que les agriculteurs ''seraient les premières victimes des pesticides''. Mais ''il faut que nous changions notre méthode de mise en œuvre des mesures environnementales en agriculture. Il faut que cela change'', a-t-il martelé.

Le chef de l'Etat a également demandé au ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire et au ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo de réunir dès cette semaine ''un premier groupe de travail autour d'une nouvelle méthode d'analyse des mesures environnementales en agriculture''. Cette nouvelle méthode sera articulée ''autour de trois axes : une analyse comparée avec ce qui se fait chez nos partenaires européens, une étude d'impact économique et social de cette mesure sur les filières françaises, et un chiffrage du bénéfice attendu pour la société'', a précisé Nicolas Sarkozy. ''Je n'accepte plus les distorsions de concurrence à l'intérieur de l'Europe où nos agriculteurs, on leur empoisonne la vie tous les jours et les autres, on ne leur demande rien'', a-t-il expliqué. Concernant ''les normes environnementales'', ''je souhaite qu'on montre l'exemple, mais qu'on avance en regardant ce que font les autres, parce que sinon il n'y aura plus d'éleveurs de porcs bientôt chez nous'', a ajouté le chef de l'Etat.

''Un renoncement majeur au Grenelle'' pour les écologistes

Si Nicolas Sarkozy s'est voulu rassurant auprès des agriculteurs, les écologistes ont dénoncé ''un renoncement majeur au Grenelle de l'environnement'', à une semaine des élections régionales. ''C'est une remise en cause du Grenelle et même une trahison'', a estimé Lylian Le Goff, de France nature environnement. Pour les partis écologistes et les associations environnementales, le changement de ton par rapport au Grenelle s'explique ''en cette période électorale''. ''Alors qu'il entretient de mauvaises relations avec le monde agricole les masques tombent : Nicolas Sarkozy est prêt à tout pour s'attirer les suffrages des agriculteurs, en trahissant ses promesses de mai 2008, lorsqu'il parlait d'urgence écologique'', a dénoncé le Mouvement pour la défense et le respect des générations futures (MDRGF). Pour l'organisation, le Président a ''cédé aux pressions de la FNSEA'', principal syndicat agricole, ''et des lobbies agro-industriels''. ''Apparemment, parler d'écologie ne fait plus recette pour Nicolas Sarkozy et il revient aux fondamentaux du calcul électoral'', a de son côté jugé la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot, qui dénonce son ''incompréhension des enjeux de l'agriculture paysanne et durable''.

Si le Président de la République a notamment débloqué 800 millions d'euros des prêts bonifiés en faveur des agriculteurs en difficulté frappés par la crise, en complément du milliard d'euros annoncé en octobre dernier, ''cette mesure ne permettra pas d'enrayer le nombre croissant de procédures de plan de redressement ou pire de liquidation judiciaire qui s'accumulent devant de très nombreux tribunaux d'instance'', a estimé José Bové, député européen Europe Ecologie, soulignant des baisses de revenus des paysans ''de l'ordre de 34% en moyenne (20% en 2008) allant jusqu'à plus de 50 % dans le secteur laitier''.

Réactions1 réaction à cet article

 
DANS LA CHOUCROUTE

TOUT LE MONDE SOUHAITERAIT NE PLUS VOIR NI UTILISER LES PESTICIDES;A COMMENCER PAR LES AGRICULTEURS.LES PESTICIDES COUTENT TROP CHER ET RUINENT LES PAYSANS.. MAIS COMMENT PRODUIRE SANS PESTICIDE...DU BLE A 25 QX/HA TOUT POURRI ??? DES PROTEAGINEUX INRRECOLTABLES ENVAHIS DANS L HERBE...IDEM POUR LES FRUITS ET LEGUMES.IL FAUT CHANGER LES SCHEMAS DE SELECTION EN RECHERCHANT DU GOUT,DE LA PRODUCTION ET DE LA RESISTANCE AUX MALADIES...NOUS AURIONS DU COMMENCER IL Y A 20 ANS...SARKOZY VA PEDALER DANS LA CHOUCROUTE COMME SES PREDECESSEURS...IL NE SUFFIT PAS DE FAIRE DES DECLARATIONS ARRETEZ ARRETEZ TOUS CES BLABLA INUTILES LA FRANCE EN REUNION OU LA FRANCE AU TELEPHONE...IL FAUT REVENIR AU RAS DES PAQUERETTES...

Bertrand | 09 mars 2010 à 09h49
 
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