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Sécheresse : malgré la pluie, la vigilance reste de mise

Jugée préoccupante au début du mois de mars, la situation hydrologique est stabilisée, mais la sécheresse reste d'actualité car les pluies abondantes n'ont pas suffi à recharger les nappes phréatiques.

Risques  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
   
Sécheresse : malgré la pluie, la vigilance reste de mise
   
Jugée préoccupante au début du mois de mars, la situation hydrologique s'est stabilisée depuis le dernier comité sécheresse du 10 avril. Après un mois d'avril très sec, la pluviométrie des mois de mai et de juin a été globalement très excédentaire : le constat aujourd'hui est donc moins alarmant, a indiqué jeudi la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet à l'issue du dernier comité sécheresse.

Toutefois à ce jour 10 départements, situés principalement en Ile-de-France et en PACA, restent concernés par au moins un arrêté préfectoral limitant certains usages de l'eau. En PACA, quatre départements sont concernés (Vaucluse, Alpes-de-Haute-Provence, Bouches-du-Rhône, Var) tandis qu'en en Ile-de-France, on en compte trois (Oise, Essonne, Seine-et-Marne). Les départements de l'Eure, Charente et Haute-Corse sont également sous le coup de restrictions.
À titre de comparaison sur les 5 dernières années, ils étaient à la même période : 35 en 2006, 50 en 2005, 28 en 2004, 34 en 2003 et 14 en 2002, selon le cabinet de la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie.

Si la pluviométrie mensuelle importante de ces derniers mois a globalement permis de maintenir les débits des cours d'eau, ceux-ci restent toutefois faibles sur la côte méditerranéenne. Certains bassins versants de la région PACA ont pris des arrêtés de restriction d'usage. De plus, quelques grandes nappes d'eau qui, elles, sont sur des cycles de recharge pluriannuels, affichent toujours des situations préoccupantes comme en particulier la nappe du Champigny pour le bassin parisien et la nappe de la région lyonnaise pour la vallée du Rhône.

Dans ce contexte, la vigilance reste de mise, a fait savoir Nathalie Kosciusko-Morizet soulignant que les pluies abondantes ces derniers temps n'avaient donc offert qu'à la France un répit face au risque de sécheresse. En effet, les pluies abondantes ces dernières semaines ont été essentiellement absorbées par la végétation ou éliminées par évapotranspiration et n'ont donc pas ou peu contribué à recharger les nappes phréatiques profondes en s'infiltrant dans le sol. Les bassins qui ont pour la plupart subi une sécheresse hivernale retrouveront rapidement des débits bas à très bas en cas d'absence de pluie et de reprise de l'irrigation, a averti le ministère. Le président du Comité sécheresse Jean-Louis Beseme a également tenu a précisé que depuis 50 ans, c'est la première fois que le manteau neigeux sur les Alpes est aussi faible, d'après des données communiquées par EDF.

Partant de ces constats, Nathalie Kosciusko-Morizet a insisté sur la nécessité de poursuivre l'effort engagé depuis 2005 avec la mise en place d'un plan de gestion de la rareté de la ressource en eau. ll serait illusoire de croire que l'eau peut se gérer au jour le jour. Assurer aujourd'hui la continuité de ce plan est une condition sine qua non pour son partage équitable dans les années futures, a précisé la secrétaire d'Etat.

Par ailleurs, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé le lancement de la nouvelle version du portail* national d'accès aux données sur les eaux souterraines (ADES). Cet outil permet notamment d'obtenir des informations sur les réseaux piézométriques pour le suivi quantitatif des réserves aquifères, sur les nouvelles technologies et normes en vigueur.


*www.eaufrance.fr

Réactions7 réactions à cet article

 
Fuite quelque part?

Avec tout ce qui est tombé sur la moitié nord (voire un peu plus) de la France, je suis curieux de savoir où est partie toute cette eau si elle n'a pas rempli les nappes phréatiques...

Ou alors, en a-t-on profité pour étendre la quantité de culture de maïs qui, comme chacun le sait, consomme une quantité astronomique d'eau.

Plantex | 14 juillet 2007 à 15h57
 
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Re:Fuite quelque part?

Hello,

Le maïs est pas vraiment une culture du Nord de la France il me semble

Le problème de la secheresse semble décidemment bien difficile à faire rentrer dans le tête des gens...
1 - Ca fait 4 ans que l'on est en déficit de pluviométrie, alors forcément il a y accumulation...
2 - Il pleut en mai juin juillet, cad au moment où la végétation est en développement et pompe l'eau. En clair il pleut au mauvais moment, car c'est dans les périodes automnales, hivernales et au début du printemps que les nappes se rechargent le mieux.
3 - les pluies parfois quasi-tropicales de ces derniers temps sont tellement soudaines et violentes que l'eau n'a pas le temps de pénétrer le sol profondemment et ruiselle jusqu'au cours d'eau le plus proche qui se déverse plus tôt que tard dans la mer...

Lorsque l'on cours plusieurs km en plein soleil, ce n'est pas un vers d'eau qui va étancher votre soif... les nappes c'est pareil...

Daaaaavid

daaaavid | 15 juillet 2007 à 13h31
 
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usine de dessalement?

nous avons besoins de plus en plus d'eau ce genre d'usine serrai sans doute une sollution,certe le gaspillage de chacun et de l'agriculture,la pac devrait privilegier les culture econome en eau,et pour les centrals qu'elle energie?les larmes ne recharge pas les nappes,c'est comme l'electricite nuclere ou non!que tout le monde utilise des lampes d e basse conso,eteindre les lumiere quant elle ne servent a rien,reaprendre a se servir d'une machine a laver entre autre,la veritable ecologie c'est l'intelligence de chacun a consomme moins sans se priver et non des discourts qui devrait etre d'un autre age

bear | 19 juillet 2007 à 07h55
 
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Re:Re:Fuite quelque part?

bonjour,

très bonne explication, de plus très bien imagée de Daaaavid ( même si un verre d'eau semble plus plausible qu'un vers d'eau pour se désaltérer... ).
Il est vrai que la sécheresse comme nombre de problèmes écologiques sont difficiles a être compris et pris au sérieux car pour la plupart des personnes notre belle planète est inépuisable et nos actes sans conséquences réelles (oui oui je l'ai entendu dire... ).
Peut-être que le jour où les premiers occidentaux mourront de soif, nous réagirons...
Aujourd'hui dans le monde une personne sur six boira de l'eau non potable!
Quelques chiffres tirés du site de l'asso EUPHORIA :
2'400'000'000 de personnes n'ont aucune facilité d'hygiène.
1'200'000'000 de personnes n'ont pas accès à de l'eau potable.
2'200'000 personnes meurent chaque année d'épisodes de diarrhée suite à la consommation d'eau impropre.
200'000 litres d'eau sont nécessaires pour produire 1 kilo de laine.
150'000 litres d'eau sont nécessaires pour produire 1 voiture.
18'000 litres d'eau sont nécessaires pour produire 1 kilo de beurre.
6'000 personnes, généralement des enfants en bas âge, meurent chaque jour suite à une maladie transmise par l'eau.
5'300 litres d'eau sont nécessaires pour produire 1 kilo de coton.
4'000 enfants meurent de soif chaque jour à travers le monde, soit presque 3 enfants chaque minute.
2'700 litres d'eau par jour sont, en moyenne, nécessaires à la consommation d'un occidental.
550 litres d'eau sont nécessaires pour produire 1 miche de pain.
500 litres d'eau sont nécessaires pour produire 1 litre de lait.
450 litres d'eau sont nécessaires pour produire 1 œuf.
360 enfants meurent chaque heure d'avoir bu de l'eau non potable, soit 90 enfants décédés toutes les 15 minutes (maladies d'origine hydrique).
200 litres d'eau sont nécessaires pour produire 1 kilo de riz.
75 litres d'eau sont nécessaires pour produire 1 microprocesseur d'ordinateur.
53 litres d'eau sont nécessaires pour produire 1 kilo d'oranges.
22 litres d'eau sont nécessaires pour produire l'équivalent de 1 assiette de salade.
1 litre d'eau minérale en bouteille, toutes étapes comprises avant et après sa consommation à domicile, est 1'000 fois plus polluant que 1 litre d'eau du robinet.

Réfléchissez, réagissez, agissez...

Fazoo | 19 juillet 2007 à 11h24
 
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gestion globale de la ressource en eau

Je confirme que l'eau des pluies de ces derniers mois est abondament reprise par la végétation ( évapotranspiration )
L'eau a aussi beaucoup ruisselé en surface pour finir de remplir les barrages qui debordent bêtement alors qu'on pourrait réinfiltrer cette eau dans le sol profond.
Par contre je constate que les cours d'eau ne donnent pas d'excédents.
Si je compare aux débits que j'avais il y a 15 ans à la même époque là où je fais des expériences de rechargement de nappes phréatiques , le débit est deux fois moins.

jeandb | 19 juillet 2007 à 13h20
 
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EDF ?

Juste une petite question :
Pourquoi c'est EDF qui communique des info sur le manteau neigeux des Alpes ?

Là j'avoue que je sèche et que je vois pas trop le lien. Si quelqu'un a une idée....

Alex

PS : Au fait, l'Oise ne fait pas (encore) partie de l'Ile de France... Ok c'est juste à côté mais l'Oise c'est en Picardie !

Alex | 22 juillet 2007 à 23h30
 
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Re:gestion globale de la ressource en eau

Bonjour,
je travaille dans une association sur les économies d'eau et la récupération d'eau puviale.
Serait-il possible d'échanger avec vous sur vos expériences de rechargement des nappes ?

Julia RICHARD
0475269581

Anonyme | 24 juillet 2007 à 11h12
 
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