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Sulfoxaflor : sa proposition d'interdiction rejetée, la Commission européenne fait appel

Risques  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com

Pesticide nocif pour les pollinisateurs, le sulfoxaflor reste, tant bien que mal, dans le collimateur de l'Union européenne. La Commission affirme « mener des discussions depuis un an avec les États membres à ce sujet », mais sa proposition d'interdiction n'a pas encore abouti. Cette proposition, visant à limiter l'utilisation du pesticide seulement aux serres permanentes, a été rejetée par la « majorité qualifiée nécessaire » devant le comité permanent des végétaux, animaux, denrées alimentaires et aliments pour animaux de la Commission européenne.

« Il est de notre responsabilité et de la plus haute importance de protéger nos pollinisateurs et notre biodiversité pour les générations actuelles et futures », clame pourtant Stella Kyriakides, commissaire à la Santé et à la Sécurité alimentaire. Par conséquent, cette dernière annonce de saisir prochainement le comité d'appel « pour faire pression en faveur d'une position protectrice des pollinisateurs ». Et de la commissaire de conclure : « J'espère que nos États membres se rallieront à cette proposition. »

Pour rappel, en France, un décret, publié en décembre 2019, interdit déjà l'utilisation du sulfoxaflor (et de la flupyradifurone). Cette mesure a succédé à un jugement du tribunal de Nice, confirmé récemment par la cour administrative de Marseille, contre les autorisations de mise sur le marché, délivrées par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), de deux produits contenant du sulfoxaflor.

Réactions5 réactions à cet article

 

La question des pesticides dans notre vie quotidienne est d'abord celle des citoyens-contribuables-électeurs. Nous disposons de tous les moyens démocratiques et légaux pour infléchir la politique publique dans ce domaine. Nous ne faisons rien, sinon parfois signer des pétitions assez puériles. En revanche nous rémunérons des élus, des fonctionnaires et nous élisons des représentants. Alors ?
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henri le roy | 14 février 2022 à 09h14
 
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Ma démarche vis à vis des pesticides est de privilégier les produits alimentaires issus de l'agriculture biologique, de ne pas utiliser les pesticides encore sur le marché dans mon jardin et d'élire des représentants qui votent la disparition de ces produits nocifs et veulent favoriser une agriculture respectueuse de la biodiversité et rémunérant justement les agriculteurs. Là s'arrête ma marge de manoeuvre, en tant que contribuable-citoyen. Payant des impôts, je ne peux empêcher de rémunérer des élus et/ou des fonctionnaires qui continuent à favoriser une agriculture destructrice de la biodiversité et qui appauvrit les paysans.

mangouste | 14 février 2022 à 16h21
 
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Je me situe très exactement sur la même ligne de conduite que mangouste ! Je fais déjà ma part au quotidien, en tant que consommateur et citoyen, et lors de chaque scrutin, en tant qu'électeur. Cela est certes modeste mais pour autant je réfute l'accusation "nous ne faisons rien".
Et si on va plus loin, par exemple en organisant des réunions d'information sur les dangers des pesticides ou des OGM, on encourait jusqu'à peu le risque de voir débouler chez soi des pandores de la section Demeter de la Gendarmerie (que le contribuable finance donc), mise sur pied pour servir de police politique à la FNSEA et aux JA... Fort heureusement, cette cellule - conçue sur mesure par le ministère de l'intérieur sous Hollande pour complaire au lobby agrochimique - a récemment (1er février) été reconnue à demi illégale (un comble !) par le TA de Paris. Sans que cela ne fasse néanmoins l'objet d'un article d'information dans les colonnes d'AE, du moins me semble-t-il, ce qui est fort regrettable à mes yeux.

Pégase | 15 février 2022 à 18h52
 
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Les messages de Mangouste et Pegase sont très éclairants. Il y a peu, j'étais moi-même, comme Mangouste et Pegase, attentif à conformer mes actions individuelles à mon éthique personnelle en matière d'environnement. Et puis, après l'incendie de l'usine du SIAAP d'Achères en Juillet 2019, (j'habite en face) en questionnant puis interrogeant les élus et fonctionnaires concernés par la catastrophe, j'ai pris la mesure du complot. Oui, du complot. Comment appeler autrement une intelligence entre des personnes qui favorisent des intérêts matériels et financiers au détriment de l'intérêt général ? Notre rencontre avec le SIAAP, les élus et le pouvoir exécutif nous a précipité dans une réalité insoupçonnée. J'étais un quidam gâté et naïf. Je suis devenu un citoyen indigné et un contribuable révolté. Avant cette expérience, je croyais, comme vous, que "je faisais ma part". Il s'avère que "faire sa part" revient à ne rien faire.

henri le roy | 16 février 2022 à 15h07
 
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Je comprends votre point de vue, henri le roy. Néanmoins, " des personnes qui favorisent des intérêts matériels et financiers au détriment de l'intérêt général", il s'en trouve à tous les coins de rue, dans toutes les entreprises, dans toutes les administrations (ce qui est effectivement plus que douteux) et dans pas mal de familles lambda. Sauf à considérer que le complot soit le mode de fonctionnement de base de notre société, donc à tomber dans le complotisme, je me refuse d'en voir partout (certainement à tort, dirons les complotistes). En revanche, à la lumière de documents comme les Monsanto Papers, là, nous sommes d'accord pour parler de complot, d'enfumage, de tromperie aggravée ou encore de fraude car cela est étayé.
Enfin, si je peux tout à fait imaginer un citoyen indigné, j'ai plus de difficulté avec la notion de contribuable révolté. Comment faites-vous ? En truandant le fisc, à la façon C. GUEANT, J. CAHUZAC ou époux BALKANY (et bien d'autres) ? En "oubliant" de les payer ? En défiscalisant un max. (comme les milliardaires savent si bien le faire) ? Autre ?

Pégase | 16 février 2022 à 17h29
 
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