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Actu-Environnement

Peut-on se passer de pesticides en agriculture conventionnelle ?

Alors que les discussions autour du projet de loi agricole et phytosanitaires se poursuivent, Actu-Environnement s'interroge sur cette question : les agriculteurs peuvent-ils nourrir les populations en se passant complètement de pesticides ?

Plateau-TV  |  Agroécologie  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com

L'exemple du glyphosate l'a montré au cours des derniers mois, il est parfois difficile de comprendre la position de la France sur les produits phytosanitaires. Les ministres de l'Agriculture Stéphane Travert et de la Transition écologique Nicolas Hulot ont finalement réaffirmé fin juin la décision du gouvernement "de mettre fin aux principaux usages du glyphosate d'ici trois ans au plus tard et d'ici cinq ans pour l'ensemble des usages, tout en précisant que les agriculteurs ne seraient pas laissés dans une impasse".

En moyenne, 60.000 tonnes de produits phytosanitaires sont utilisées en France, avec une concentration croissante sur certains produits, alerte l'Anses : "Il y a une augmentation de l'usage des phytosanitaires et une diminution du nombre de substances disponibles", précise son directeur général, Roger Genet. Ainsi, la France est passée de 425 substances actives autorisées en 2008 à 352, dont 75 en biocontrôle.

Herbicides, fongicides et insecticides, les phytosanitaires sont des moyens rapides de débarrasser les cultures de certaines pathologies et des adventices. Mais cette accoutumance est-elle viable quand on sait les effets néfastes que ces produits de synthèse provoquent sur la santé et l'environnement ?

Une question que Marie Jo Sader a souhaité poser à deux syndicats agricoles majeurs, soit la FNSEA et la Confédération paysanne. Actu-Environnement reçoit sur ce plateau :

Emmanuel Aze
Membre du comité national de la Confédération paysanne
Eric Thirouin
Président de la commission environnement de la FNSEA

Dans cette émission, nos invités ont pu réagir au focus que nous avons choisi de faire sur les études menées par le CNRS à Chizé dans les Deux-Sèvres. Une expérimentation inédite sur 450 Km2 de territoire rural, soit 16.000 parcelles suivies depuis 1994. Les résultats qui en ressortent sont surprenants. Ils montrent que diviser par deux l'usage des pesticides n'affecte pas les rendements agricoles, voire peut même faire augmenter les revenus des agriculteurs grâce à l'économie réalisée en réduisant l'achat de phytosanitaires mais aussi grâce aux services écosystémiques rendus par la nature.

Découvrez l'expérience en image:

Vincent Bretagnolle, directeur de recherche au CNRSMarie Jo Sader
 

Réactions2 réactions à cet article

 

L'exemple du médicament contre la fièvre est ridicule, car il y a des moyens "doux" d'éviter que l'enfant ait de la fièvre, même pas excessive, et il y a des moyens "doux", sans sectarisme borné, de soigner la fièvre selon son intensité.

Vivement qu'il y ait de moins en moins d'agricultueurs et qu'on aide mieux ceux qui ont fini par comprendre durant leur trois années de reconversion à la bio-agriculture.

Sagecol | 09 août 2018 à 09h17
 
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Les OGM ont réussi à sortir dans le débat, présentés négativement (une fois de plus) alors qu'elles (les PGM) pourraient être une solution élégante pour apporter des solutions pouvant notablement diminuer l'impact sur l'environnement (et la santé et la nutrition).
En tous cas, les 2 intervenants (et l'animatrice) montrent leurs carences sur les OGM... Aze soutient que le riz doré apporte de la vit D ... mais non, rien compris au film ! Les deux autres ne le contredisent pas (ignorance !!!!). Il s'agit de la provitamine A (beta carotène). Comme l'a souligné l'appel des 114 prix Nobel, il faudra attendre encore combien de morts pour que ceux qui l'interdisent soit jugés pour crimes contre l'humanité !
Par ailleurs, l'AB, largement soutenue par la CP et par tous ceux qui croient avoir compris ce qu'est l'écologie entretient toujours le mensonge de l'absence de pesticides dans leurs pratiques ... 349 sont légalement autorisés... leur appellation pour certains de "bio pesticides" ne les exonèrent nullement d'une dangerosité éventuelle et le 'bio' ne se prive pas non plus d'utiliser largement des préparations à base de Cu et de soufre (produits de synthèse) ...
Non, l'agriculture ne peut pas se passer de pesticides (tout comme le dit Thirouin, les humains de médicaments).
La Vie même est une lutte de pesticides à pesticides, c'est pourquoi il vaut bien mieux manger avec (des traces de) pesticides que les pestes elles-mêmes (avec leur cortège de toxines).

gattaca | 12 août 2018 à 12h22
 
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