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Les travaux de l'incinérateur de Fos-sur-Mer et des installations complémentaires ont débuté

Au centre d'un vif débat depuis qu'il a été annoncé, l'incinérateur prévu à Fos-sur-Mer par la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole est en cours de construction et sera associé à une installation de méthanisation.

Déchets  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
   
Les travaux de l'incinérateur de Fos-sur-Mer et des installations complémentaires ont débuté
   
Les 18 communes de la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole produisent 610.000 tonnes de déchets ménagers et assimilés par an qu'elles envoient depuis plus de 50 ans en centre de stockage dont la décharge d'Entressen (88%). Or cette décharge doit être définitivement fermée en 2006 en vertu de la loi du 13 juillet 1992 qui n'autorise la mise en décharge que pour les seuls déchets ultimes. En vue de cette fermeture, la communauté urbaine de Marseille a fait le choix de construire un complexe de traitement multi-filières composé d'une installation de méthanisation et d'un incinérateur qui, depuis l'annonce de sa construction, rencontre l'opposition des élus de la communauté de commune Ouest-Provence et des associations de protection de l'environnement et a été la cause de nombreux recours judiciaires engagés successivement par les deux partis.
Néanmoins, la construction du complexe a débuté depuis la mi-novembre. Dénommé Everé pour « Ensemble de valorisation énergétique de résidus », ce futur centre de traitement a été conçu et sera géré par la société Everé, filiale d'Urbaser Environnement. Il accueillera les ordures ménagères résiduelles de la collecte sélective, les refus de tri issus des centres de tri, la fraction fermentescible des ordures ménagères collectée sélectivement, des déchets d'activités commerciales et des boues résiduelles issues des stations d'épuration.

Ainsi selon le concepteur Urbaser, les ordures ménagères résiduelles de la collecte sélective et les refus de tri de collecte seront préalablement envoyés vers une unité de tri également construite sur le site qui séparera les éléments organiques, les éléments recyclables, les éléments non organiques et non recyclables qui seront incinérés et les déchets inertes qui seront mis en décharge.
Ce tri en amont permettra de récupérer 106.000 tonnes de matière organique qui associées à la fraction fermentescible de la collecte sélective et aux déchets commerciaux organiques, seront envoyées dans l'installation de méthanisation. Procédé biologique de dégradation de déchets en absence d'oxygène, la méthanisation permet d'obtenir du compost et produit parallèlement du biogaz riche en méthane qui sera valorisé sous forme d'électricité et de chaleur. La matière organique sera ainsi mélangée et réchauffée dans un malaxeur avant de fermenter dans le digesteur. Le compost sera ensuite déshydraté puis sécher et stocké pendant 2 mois pour devenir stable, hygiénisé et conforme à la norme NFU 44-051. Les 110.000 tonnes que prévoit de traiter Urbaser dans cette unité devraient produire 7.300.000 Nm3 de biogaz par an valorisé en 13.000 MWh d'électricité.

Les résidus non recyclables et non organiques récupérés par le tri seront envoyés vers l'incinérateur et complétés par les boues de stations d'épuration. L'incinérateur traitera donc 300.000 tonnes de déchets par an et produira, par cogénération, 222.000 MWh/an d'électricité revendus à EDF et plus de 67.000 tonnes de mâchefers. Ces résidus de combustion seront refroidis puis déferraillés. Les ferrailles seront recyclées et les mâchefers seront stockés pour maturation puis utilisés en travaux routiers. Les cendres également produits par l'incinération seront dirigées vers un centre de stockage.

Comme pour toutes installations de ce type, l'incinérateur d'Everé sera équipé de système de traitement des fumées pour garantir le respect des normes d'émission fixées par l'arrêté du 20 septembre 2002 relatif aux installations d'incinération et co-incinération de déchets non dangereux. Ces traitements permettront la neutralisation des gaz acides par injection de lait de chaux, la captation des métaux lourds et d'une partie des dioxines par du charbon actif et l'élimination des oxydes d'azote et des dioxines résiduelles par injection d'ammoniac et d'un catalyseur (DéNOx SCR). Selon Urbaser, certains rejets seront même inférieurs aux normes grâce à l'installation d'une unité catalytique supplémentaire. Ces rejets seront toutefois vérifiés une fois l'unité en fonctionnement grâce à des équipements de mesure et d'enregistrement en continu de certains polluants et par les services de l'Etat compétents.
Les résidus d'épuration des fumées (REFIOM) constitués des produits piégés dans les filtres du traitement sont considérés comme déchets ultimes et seront envoyés en centre de stockage de déchets spéciaux. Ils devraient représenter 3,2% de la quantité de déchets entrant dans l'incinérateur.

Everé sera donc situé sur la zone industrielle du Caban Sud, sur le site industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. Face aux inquiétudes exprimées par la population locale lors de l'enquête publique, Urbaser précise que les premières habitations sont situées à plus de 4km du site.
Son installation sur cet environnement industriel permet au complexe de bénéficier d'accès par voie ferrée. Par conséquent 90% des déchets à traiter et 46% des produits sortants seront acheminés par le train.
Urbaser annonce que les travaux dureront 28 mois pour un budget total atteignant les 280 millions d'euros dont 233 millions pour l'incinérateur. La mise en service devrait donc être effective fin 2008 mais le centre met déjà à disposition du public de nombreux outils d'information et précise que le complexe se veut transparent et sera ouvert au public.

En attendant la mise en service de l'installation, les déchets produits par les 981.000 habitants de la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole continuent d'être déposés à la décharge d'Entressen malgré les risques et les nuisances de ce type d'installation historique.

Réactions9 réactions à cet article

 
Valorisation des mâchefers en technique routière

Suite à votre article je pense que ce projet est intereesant et trés ambitieux puiqu'il integre la notion du devellopement durable.Depuis 15 ans je pilote des grand projets au niveau de la région nord pas de calais sur ce domaines par exemple nous avons travaillé sur la valorisation des machefers en technique routière et nous avons lancer des portions des routes à base de ces matériaux .Au jourd'hui je suis entrain de monter un projet global pour monter un pôle de compétence dans les domaines du recyclage et du développement durable dans la région Nord Pas de Calais relayé dans d’autres régions au sein de l’état français ou à l’échelon européen (Belgique).Si le centre de Marseille est interessé,ils seront le bien venu.On peut également vous aider 'comme nous l'avons fait ici aux entreprises régionales, à trouver les marchers et également à optimiser les formulations et en utilisant les biogaz pour réduire le coût énergetique. Ci dessous une discription de notre projet qui commencera 'si tou va bien' en 2008.


OBJECTIFS DU PROJET :
Le projet vise à la création et à l’optimisation d’une filière économique complète dans le cadre général du développement durable à l’échelle régionale voire transrégionale : celle de la valorisation des ordures ménagères traitées en usine d’incinération ou issues du tri sélectif parallèlement à la valorisation des produits issus de la déconstruction (démolition sélective des bâtiments, ouvrages de génie civil ou de structures routières et assimilées).Il s’inscrit dans l’organisation et le développement d’un pôle de compétence dans les domaines du recyclage et du développement durable dans la région Nord Pas de Calais relayé dans d’autres régions au sein de l’état français ou à l’échelon européen (Belgique).

CONTENU DU PROJET ET RESULTATS ATTENDUS :
Les travaux sur une filière globale de valorisation des ordures ménagères et de produits connexes dans la région Nord Pas-de-Calais et d’autres régions européennes limitrophes et dont les résultats peuvent s’appliquer à d’autres zones géographiques notamment européennes sont potentiellement et naturellement l’une des bases de l’organisation d’un pôle de compétence de dimension européenne au travers notamment:-de la recherche théorique ou appliquée sur les matériaux et leurs applications, l’énergie, la logistique et le transport, les procédés industriels et leur maintenance, les sciences sociales et politiques, l’environnement, le management et la gouvernance, etc.-de la formation dans ces différents domaines, universitaire comme professionnelle, àdifférents niveaux,-de la communication et du transfert de technologies (bases de données, systèmes d’information, certification, outils d’aide à la décision, etc.).L’ensemble des travaux (Méthodologie et résultats pourraient être ultérieurement transférés dans le cadre d’un tel pôle de compétence, à d’autres filières : déchets/matériaux).
COUT TOTAL DU PROJET : 9 .000.000 EurosAIDE DEMANDEE :5.000 .000 Euros
Date de début d'exécution du projet envisagée : Janvier 2008 Date de fin d'exécution du projet envisagée : Janvier 2014

ABRIAK | 21 décembre 2006 à 21h01
 
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Réalités locales

A propos de l’incinérateur de la Communauté Urbaine de Marseille, vous évoquez les inquiétudes exprimées par les populations locales et rappelez les avantages qui vous paraissent liés à ce projet en cours de réalisation.
Au-delà des critiques que l’on pourrait formuler sur le procédé ou le vieillissement de ce type d’installation, au-delà du débat que soulève la réglementation actuelle concernant ses rejets ou les dangers liés aux dioxines dont plusieurs scientifiques s’accordent à dire qu’elles doivent être considérées comme un polluant sans seuil, les craintes que nous formulons dépassent largement, quoique en disent les porteurs du projet, le cadre d’un effet « Nimby ».
Quelques rappels de la réalité locale qui a pu vous échapper :
- Le projet d’incinérateur fut porté par deux municipalités différentes sur Marseille.
Son implantation fut une première fois rejetée dans les quartiers est puis, plus tard, dans les quartiers nord de la cité phocéenne, par la mobilisation de leurs habitants.
- Le site de Fos, mais c’est une précision qu’aucun média ne tient à apporter, ne se situe pas à 4 km de toute habitation.
En effet, les premières habitations se trouvent à 2,5 km de l’installation en construction, le centre de Port Saint louis du Rhône, commune la plus proche à 4 km, celui de Fos à 7 km.
Ceci pourrait passer pour un détail aux yeux de l’observateur extérieur, à moins de se pencher sur le calcul des excès de risque individuel qui se doit d’être évalué dans toute étude d’impact et pour lequel l’éloignement reste un paramètre déterminant.
Peut-être d’ailleurs faut-il voir ici la raison de l’acharnement de la CUM à affirmer qu’il n’y a aucun habitant à moins de 10 km ( cf publicité parue dans l’édition marseillaise de la Provence du 25 novembre ) et de la réponse que fit le 11 janvier M B Hortefeux, ministre délégué aux collectivités territoriales, à M Vaxès, député des Bouches du Rhône.
Cette vérité géographique est pourtant bien simple à vérifier pour peut que l’on ait envie de se pencher sur une carte ou d’ouvrir le Géoportail d’IGN.
- L’autre explication au refus des riverains tient vraisemblablement aux seuls chiffres de santé publique qui ont pu circuler et qui pour ne donner qu’une image partielle de l’état sanitaire des habitants n’en restent pas moins très inquiétants.
Les seules études qu’entend diligenter l’autorité publique se borneront à modéliser les risques théoriques liés à l’exposition des riverains de la zone de Fos aux rejets industriels.
Sachant que l’évaluation officielle de ceux-ci peut faire l’objet de doutes sérieux, au vue des résultats d’une étude menée à notre demande par un cabinet privé, et qu’aucune enquête épidémiologique n’est envisagée pour connaître le niveau de contamination des populations exposées depuis plus de trente ans aux effluents toxiques, les craintes que nous relayons trouvent peut-être une autre résonance.
Un complément d’information serait tout aussi nécessaire sur les travaux de réhabilitation de la décharge de la Crau qui n’est pas, contrairement à ce qu’affirme les porteurs du projet, l’unique alternative à l’incinération.
Le passage sous silence du cadre défini par le Plan départemental d’élimination des déchets ménagers qui, accepté par la CUM comme il l’a été par la quasi-totalité des communes du département, permettrait la fermeture de la trop célèbre décharge sans recourir à l’incinération, laisse aussi quelques questions en suspend, mais il est vrai que la lecture d’un tel document peut paraître longue et fastidieuse…
Enfin, la volonté affichée de transparence des responsables d’Evere, ne manquera pas de faire sourire, non sans une amertume certaine, les lecteurs de votre article.
Chacun ici garde à l’esprit les efforts déployés par la CUM et EVERE pour soustraire leur projet au débat public, contre l’avis de tous et les vœux formulés par la CNDP elle-même.

gérard | 29 décembre 2006 à 14h26
 
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ouvert au public

le site n'est pas tout a fait ouvert au public,les CRS en garde l'entrée en permanence ainsi q'une équipe de policiers en civil,ceux ci sont effectivement payés par les contribuable au service d'une sociétée privée; le peu de fois ou le public concerné a voulu voir le site,ils ont étés repousés de force ou filtrés , que cache t'on?

jp | 07 mars 2008 à 10h27
 
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vous avez dit "normes"?

j'ai plusieurs questions?
d'abord, si les poussières d'incinération sont non toxiques pourquoi est-il nécessaire de les stocker dans des sites appropriés? ça coute plus cher que de les mettre dans les jardins de Gaudin et du préfet.
ensuite , ce que l'on appelle "norme" , c'est souvent le seuil technique en dessous duquel on ne peut pas aller. pour la dioxine, il n'existe pas de norme médicale , ou plutôt de concentration minimale qui soit garante d'une TOTALE innocuité. la dioxine étant liposoluble, elle s'accumule dans les graisses pour produire ses effets mutagènes et donc cancérigènes. il est vrais que les principales victimes sont les nourrissons et les enfants à naitre, qui eux ne votent pas.
heureusement que les premières habitations sont à 4 km. je suppose que les vents n'iront pas au delà. c'est sur , c'est contractuel. c'est du Tchernobyl ou je ne m'y connait pas!!!
enfin, il aurait suffit de trouver une petite place sans personne à moins de 4 km tout près des bureaux des sus nommés, pour pouvoir leur chauffer l'eau du bain grâce à la chaleur produite.
pourquoi Fos?
réponse : "c'est le plus loin qu'on à trouvé" et "...la population a fait preuve de passivité dans le passé..."
à croire qu'ils ont développés comme une adaptation à respirer de la m...
Malheureusement , la seule adaptation connue et reconnue c'est la maladie et la mort.
Mais , c'est sur, les services de l'état vont nous surveiller tout ça.
C'est censé me rassuré?
Donc , si je comprend bien, c'est l'état qui autorise et c'est l'état qui va surveiller.
je n'irais pas voter je crois.

mude | 14 mars 2008 à 17h55
 
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réponse au message recu

tout a fait d'accord pour ne pas voter en nationale pour des criminels qui cautionnent un génocide sur le golfe de fos comme sur toute la planéte,au niveau local nous pouvons naivement croire à certains élus,mais sont t'ils vraiment sincéres? ou prennent t'ils eux aussi des envelopes en se disant aprés moi le déluge

jp | 14 mars 2008 à 18h37
 
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Re:ouvert au public

evidemment la solution parfaite c'est le projet de la gauche!
.
La méthanisation existe dans le projet actuel, ainsi que le tri et le recyclage, l'incinérateur est une partie du multi traitement.

Croire qu'il existe une solution idéale est une utopie comme dans bien des domaines

La méthanisation du projet qui était concurrent a une production de résidus bien sûr beaucoup plus importante que l'incinérateur et augmente le nombre de décharges dont on n'a pas beaucoup vu de candidats à l'accueil

Une solution tout méthanisation à l'échelle d'une ville de 1 million d'habitants n'existe pas à ma connaissance

Je préfère avoir une solution mixte éprouvée qu'une solution nouvelle à grande échelle qui a aussi ses inconvégnients et peut avoir ses dysfonctionnements sur le plan écolo

basili | 19 avril 2008 à 08h31
 
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Re:Re:ouvert au public

nous ne parlons ni de gauche ni de droite mais de politicien pouris jusqu'à la moelle. en effet rien ne permet de condamner des personnes à des maladies graves surtout pas le fric.En ce qui concerne les solutions les politiques ont choisis un métier qui je crois devrait etre de réfléchir aux moyens de reciclage des dechets et non au moyen de s'enrichir sur la population en en faisant le moins possible(voir l'assemblée le mercredi aprés midi ou beaucoup sont absent et le peu y étant pour raconter des connerie si eux aussi étaient payés sur les objectfs,leur salaire ne paiserait pas lourd

Anonyme | 21 avril 2008 à 17h25
 
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Et les

Personne ne parle des "nanoparticules" produite par la combustion des plastiques et des métaux a très haute température.
Aucun filtre ne peut arrêter ces particules et elles vont entrer dans la circulation sanguine et se déposer dans les fibres musculaires et dans les organes et provoquer des fibromes et des tumeurs car ces particules ne pleuvent être éliminées par l'organisme, contrairement aux microbes et les virus car elle ne peuvent être éliminées par notre système immunitaire ( les macro phages les capturent et ils meurent, si l'organisme peut éliminer le macro phage mort, la particule qu'il a capturé reste dans l'organisme car elle ne peut pas être éliminée, et cette accumulation provoque des fibromes et des tumeurs)
elle sont aussi mutagènes et provoquent des malformations dans les fétus [( suivre ce lien > http:// fr.wikipedia.org/wiki/Particules_en_suspension )
ou celui ci en italien
(http://www. nanodiagnostics.it/FontiInquinamento.aspx?ID=2)]

Quand nous dirons t'eut-il la vérité?
Avec les incinérateurs c'est un nouveau scandale, plus grave de celui de l'amiante qui se profile a l'horizon,

papa.13 | 15 novembre 2008 à 13h20
 
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bonjour
A toutes et à tous .
Je tiens quand même, à signaler que l'ancienne décharge est toujours sur le territoire de SAINT MARTIN DE CRAU 13310, et non à ENTRESSEN il est vrai que cette décharge est à proximité de ce petit village .

grisou13 | 05 avril 2011 à 08h07
 
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