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Véhicules propres : Ségolène Royal souhaite accélérer la transition

En organisant la remise officielle d'un rapport parlementaire sur les véhicules écologiques, Ségolène Royal entend montrer sa volonté d'avancer sur ce sujet qui lui tient particulièrement à cœur.

Transport  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°337 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°337
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Le rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) sur les véhicules écologiques, signé par Denis Baupin (EELV) et Fabienne Keller (UMP), date du 16 janvier dernier. Mais la ministre de l'Ecologie a souhaité qu'il lui soit remis officiellement ce mardi 13 mai, illustrant sa volonté de valoriser de manière générale les travaux effectués dans le cadre des rapports parlementaires et surtout celle d'avancer plus rapidement sur la question des véhicules "propres".

Accélérer l'électromobilité

Ségolène Royal entend enrichir le projet de loi sur la transition énergétique de dispositions puisées parmi la centaine de recommandations formulées par les deux parlementaires. Parmi celles-ci, la ministre cite pêle-mêle la stratégie bas-carbone, la montée en puissance du covoiturage, les places réservées pour les véhicules propres, les points de recharge obligatoires dans les constructions, la création d'un opérateur national chargé de déployer le réseau de bornes de recharge, l'augmentation de la part des biocarburants ou encore l'expérimentation de véhicules innovants.

L'ancienne candidate à la présidentielle insiste sur trois actions concrètes qu'elle souhaite mettre en œuvre : la définition juridique de ce qu'est un véhicule écologique, le renforcement et l'utilisation des certificats d'économie d'énergie (CEE), et enfin l'aide aux ménages "modestes et moyens" pour remplacer les véhicules les plus polluants. A cet égard, elle entend "sauter une étape" en accélérant l'électromobilité. C'est-à-dire mettre en œuvre des mesures (baisse des prix, développement de la location…) permettant aux ménages de lâcher leur vieux diesel polluant pour directement rouler en véhicule électrique. "C'est mon choix politique", insiste la ministre.

Ne pas attendre la loi pour agir

"Je ne vais pas attendre la loi pour agir", a toutefois précisé Ségolène Royal, qui entend aussi développer les politiques contractuelles. Et de citer les 10 plans concernés par la transition énergétique parmi les 34 plans de la Nouvelle France industrielle, dont certains concernent directement ou indirectement le véhicule propre : énergies renouvelables, réseaux électriques intelligents, bornes électriques de recharge, autonomie et puissance des batteries.

Pour avoir été à la tête d'une région, la ministre de l'Ecologie témoigne de la lenteur de répercussion de tels plans sur les territoires. Il faut comprendre "pourquoi ça n'embraye pas", insiste Ségolène Royal qui entend mettre de l'huile dans les rouages en développant notamment les contrats de plans Etat/régions.

"Il faut reconnecter les filières industrielles et les régions", ajoute la ministre qui prévoit, pour cela, de simplifier les procédures. En revanche, "les moyens financiers existent", témoigne-t-elle en tant qu'ancienne vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI). Et l'urgence est d'autant plus grande, conclut Ségolène Royal, que la transition énergétique va rapporter plus qu'elle ne coûte.

Réactions10 réactions à cet article

 

"Ségolène Royal entend montrer sa volonté d'avancer sur ce sujet qui lui tient particulièrement à cœur" Même après son échec lamentable avec la MIA, elle y croit encore... C'est beau !
Ne serait-il pas temps de développer des technologies comme le moteur PANTONE qui permet de réduire la consommation ainsi que les émissions polluantes des moteurs. Technologie qui, pour le moment, est bricolée alors qu'il suffirait juste de quelques ingénieurs pour l'améliorer .... A bon entendeur ...

cedric | 14 mai 2014 à 10h43
 
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Dans ce domaine comme dans d'autre le filtre de l'idéologie empêche de voir la réalité et les difficultés qu'engendrent les fausses bonnes idées.
D'autre part il semble que la réflexion est essentiellement basée sur les difficultés des grandes agglomérations, pourquoi vouloir imposer à tous les solutions qui n'intéressent que quelques uns.
Trois remarques
1) sur la listes des personnages qui ont participer à l'élaboration de ce mauvais roman de science fiction combien utilisent un (ou plusieurs) véhicules à moteur à pétrole pour leur déplacements?
Partagent ils leur véhicule de fonction avec plusieurs collègues?
Combien d'entre eux et avec quelle fréquence utilisent-ils les transports en commun ?
Actu environnement pourrait-il diligenter une enquête circonstanciée sur les pratiques de transports de ces dames et messieurs ?
2) si on veut aller vite (c'est déjà une question en soi: pourquoi faut il aller si vite?), Il faut offrir soit "mieux pour le même prix", soit "aussi bien pour moins cher"
Or les propositions sont "moins bien pour beaucoup plus cher". Il ne faut pas s'étonner que cela ne marche pas.
3) Plus généralement tout ce qui consomme de l'énergie est anti-écologique: un déplacement en véhicule est par nature polluant (les premières récriminations des parisiens (encore eux) s'élevaient contre la pollution générée par le crottin de cheval)
L'électricité est une énergie très couteuse et complètement anti-écologique quand à parler de véhicules propres??? même le vélo

ITC78 | 14 mai 2014 à 23h28
 
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Waouw, je ne pensais pas qu'en 2014, certains croyaient encore au mythe du moteur Pantone ! Produire de l'énergie avec de l'eau...

Sinon, tout à fait d'accord avec ITC78, avant de privilégier telle ou telle source d'énergie, il faut d'abord commencer par réduire la quantité d'énergie nécessaire, il est absurde d'utiliser un véhicule de 1,5 tonnes pour transporter un passager de 80 kgs par exemple...

Laurent A | 15 mai 2014 à 19h02
 
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Mais qu'appelle-t-on véhicule propre ?
J'encourage Ségolène Royal et les journalistes colportant les belles paroles écolo de toutes sortes a visité une certaine entreprise de recyclage de piles et batteries de Decazeville; cela leur donnera une idée de la propreté d'un véhicule électrique et de ses composants.
Quant à savoir si la production d'électricité est propre, c'est encore un vaste débat ...

kali87 | 15 mai 2014 à 19h04
 
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Il n'y a pas de véhicule propre de 1 tonne, capable de rouler 1000 kms à 130 km/heure, avec un rendement de 15%, tout cela pour trimballer 70 kg de viande qui veut juste changer de contexte sensoriel.

JCC | 15 mai 2014 à 21h11
 
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Laurent A
Pour ta gouverne, produire de l'énergie avec de l'eau ça s'appelle un moulin à grains... et ça existe depuis très longtemps
De plus, le système Pantone (j'en ai équipé mon véhicule) fonctionne très bien...

cedric | 16 mai 2014 à 09h32
 
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Dans de l'Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques, il est fait référence aux « centres de télétravail », à l'e-commerce, à l'e-santé, à l'e-formation coomme moyen de substitution aux déplacements. Est-ce écologique ? Ordinateurs et périphériques, téléphones portables, infrastructures nécessaires pour le transfert et le stockages de données en augmentation exponentielle consomment de grandes quantités d'énergie. Pour l'e-commerce, j'ai tendance à favoriser le commerce local par rapport à des grands groupes dont les sièges trouvent refuge dans les paradis fiscaux. Quant à l'e-travail, pour l'avoir pratiqué, je dois avouer qu'il pose problème en matière de relationnel et d'échange. De plus, ces nouvelles technologies font appel à des matières premières extraites dans des conditions environnementales et sociales contestables, entrant dans la fabrication de matériels rapidement obsolètes, pas toujours recyclées ou recyclables . Il serait peut-être nécessaire de réaliser une étude d'impact de l’application de ces nouvelles technologie : une vraie (fausse ?) idée d'article pour le site d'Actu Environnement(?)

Coquelonne | 16 mai 2014 à 09h44
 
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à Coquelonne : des études existent quant aux impacts énergétiques des nouvelles technologies (utilisation des mails, ftp ...) et démontrent un impact important. Néanmoins l'activité anthropique émet de fortes pressions depuis toujours sur notre environnement, et il apparaît aujourd'hui idyllique de penser à une société neutre, non pas en carbone, mais en impacts. Preuve en est que le numérique influe sur nombre de comportements qui sont significativement plus polluants, chiffres à l'appuis.

à cedric : Aurais-tu des information sur les modifications de consommations réelles liées à l'installation de ton moteur pantone, et également la consommation initiale de ta voiture, les réduction de consommation et d'émission de polluants pourraient servir à une étude plus approfondie si le véhicule est récent.

Concernant le fond de l'article, il faut saluer les initiatives prises, bien qu'en désordre total, c'est au moins le signe d'une prise de conscience partielle de la nécessité d'agir. Quant à la "bonne approche" une analyse comparative n'éclaire pas beaucoup plus sur les priorités d'actions, car les enjeux énergétiques que nous rencontrons entremêlent contexte économique, social, historique et... culturel.

Les actions actuelles sont louables, mais mériteraient de posséder une ligne de conduite stable au niveau gouvernemental, à l'instar de l'actuelle politique de décentralisation, a bon entendeur.

oudini | 16 mai 2014 à 16h28
 
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Le succès du moteur Panton est basé sur l'ignorance. Répercuté avec internet cela donne un aperçu de l'importance de la population concernée. C'est assez consternant.
En vérité il est possible d'ajouter une faible quantité d'eau a un carburant et obtenir ainsi une pollution moindre (flamme de combustion plus froide) ET une BAISSE de rendement. Voir l'expérience AQUAZOLE menée par la RATP il y a quelques années.
@ ITC78 je partage votre analyse, j'aurai pu écrire pratiquement pareil.

ami9327 | 16 mai 2014 à 18h33
 
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@cedric
L'eau des moulins et celle des barrages restitue l'énergie dite potentielle liée non pas à la molécule chimique mais à la pression générée par la hauteur d'eau. C'est la différence de hauteur d'eau qui permet de turbiner. Dans le cas du moteur Pantone il est présupposé que l'eau peut fournir de l'énergie en temps que molécule. Mais là il y a une difficulté de taille, la molécule d'eau est une des plus stables chimiquement et donc son énergie potentielle est quasiment nulle. On ne peut "brûler" de l'eau. Inversement en partant de l'eau on peut obtenir par exemple de l'hydrogène, mais en injectant de l'énergie électrique en grande quantité.
La faible consommation du moteur Pantone vient essentiellement du fait que la puissance effective du moteur est très réduite et le conducteur doit adapter sa conduite à cette faible puissance. Avec un moteur classique on peut aussi réduire sa consommation moyenne en pratiquant l'ecoconduite. Essayez et on en reparle.

ITC78 | 19 mai 2014 à 22h04
 
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