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Actu-Environnement

Max Havelaar France souhaite sensibiliser les Français au commerce équitable

Avec un rapport et trois courts-métrages consacrés à la cause du commerce équitable, l'ONG Max Havelaar France souhaite montrer concrètement ce qu'apporte le label du commerce équitable aux producteurs dans les pays du Sud.

Gouvernance  |    |  Actu-Environnement.com
Montrer concrètement ce qu'apporte le label du commerce équitable aux producteurs dans les pays du Sud : c'est l'objectif du rapport que l'ONG Max Havelaar France a réalisé à l'occasion de la Semaine de la Solidarité Internationale qui se déroule du 12 au 20 novembre.

Ce rapport montre les effets induits par le label ''commerce équitable'' pour les producteurs défavorisés, passe en revue quelques données spécifiques aux marchés de cinq filières parmi les plus importantes (café, cacao, banane, jus d'orange, coton) et décrit les standards internationaux du commerce équitable.

L'idée fondatrice du label Max Havelaar est simple : plutôt qu'établir un rapport d'assistance, mieux vaut construire une relation d'échange commercial qui bénéficie à chacun, et dont les règles auront été acceptées par tous, indique le rapport.

Créé en 1988 en Hollande, le label Max Havelaar est aujourd'hui présent auprès des consommateurs de 21 pays et notamment l'Allemagne, l'Angleterre, le Canada, le Mexique, les Etats-Unis et la Suisse.
En France, il est apposé sur plus de 900 produits (coton, café, cacao, thé, jus de fruit, riz, miel, sucre, épices, quinoa, banane, mangue, avocat) de 90 marques, accessibles dans environ 6 500 points de vente (boutiques spécialisées, hyper et supermarché, VPC, bar, hôtel, restaurant…). Il garantit en France douze filières de production* et de commercialisation de matières premières, signale le rapport qui souligne que d'autres filières sont à l'étude comme les fruits secs, le beurre de karité et les cœurs de palmiers.

Alors qu'aujourd'hui, quatre sociétés contrôlent 40% du commerce mondial du riz ; sept sociétés contrôlent 85% du commerce du cacao et quatre grandes multinationales contrôlent 60% du marché mondial du café, 494 organisations au niveau international bénéficient du label Max Havelaar dans 52 pays en voie de développement. Le label bénéficie à environ 5 millions de personnes - producteurs, travailleurs et leur famille. Les filières labellisées offrent un accès au marché pour des producteurs particulièrement défavorisés : cultivateurs de coton ouest-africains démunis face aux fluctuations des cours, caféiculteurs sud-américains isolés…

Pour répondre à leurs problématiques, Max Havelaar définit un prix minimum d'achat pour chaque matière première achetée dans les conditions du commerce équitable, Pour calculer ce prix, l'organisation prend avant tout en compte les besoins du producteur. Celui-ci doit d'abord couvrir son coût de production en s'assurant du respect de son environnement. Ensuite, il doit assurer les besoins élémentaires de sa famille : nourriture, hygiène, éducation, santé… Tous ces facteurs entrent en ligne de compte pour le calcul du prix d'achat d'une marchandise au producteur.

Généralement, ce prix se situe un peu, voire très au-dessus du cours moyen.
Grâce à ce plancher, le prix payé reste stable si le cours baisse, mais augmente
avec lui s'il monte. Si le label garantit un prix juste, les producteurs peuvent aussi savoir à l'avance que leur culture trouvera un débouché quand elle sera récoltée.
Pour exporter durablement et sortir des logiques de charité, les producteurs doivent
fournir des produits conformes aux exigences de qualité du consommateur.
Ils doivent être en mesure de respecter les exigences des standards internationaux du commerce équitable, mais aussi les impératifs et les délais de livraison demandés par les acheteurs.
En plus du prix d'achat plus juste versé au producteur, le groupement ou la coopérative auquel celui-ci appartient reçoit une prime de développement qui représente plus ou moins 10% du prix d'achat de la marchandise, selon les filières. Cet argent est géré collectivement par les producteurs réunis au sein de la coopérative dans une perspective d'avenir.

Les standards internationaux du commerce équitable comportent aussi des critères environnementaux. Le calcul du prix minimum tient compte de l'utilisation de techniques de production durable.
Les critères minimaux des standards reprennent les principaux traités internationaux concernant l'utilisation de produits phytosanitaires, la protection des zones humides et cours d'eau, la forêt vierge et autres écosystèmes de grande valeur écologique, l'érosion et la gestion des déchets et interdisent les semences OGM.
Pour chaque filière, les standards dressent une liste détaillée des produits phytosanitaires interdits. Les critères minimaux demandent la réduction de tous les intrants chimiques et l'introduction de fumure organique. Les critères de progrès tendent vers une conversion graduelle à des méthodes d'agriculture biologique.
La conversion à l'agriculture biologique est un objectif à terme encouragé par une prime supplémentaire pour les produits qui en sont issus.

En parallèle de la publication de ce rapport, en avant-première de la Semaine de la solidarité internationale (12-20 novembre), Romane Bohringer, Vincent Cassel et François Berléand sont - bénévolement - à l'affiche de trois courts métrages consacrés à la cause du commerce équitable, diffusés dans près de 200 salles de cinéma indépendantes et sur Internet**. Sponsorisés par l'association Max Havelaar et produits par Palo Alto Productions, Mange ta banane, Pablo mon père et moi et Le Caddy Marakani ont respectivement été réalisés par Jeanne Biras, Stéphanie Tchou-Cotta et le collectif Kourtrajmé.

*Café, thé, cacao, coton, fruits frais (bananes, mangues, avocats, ananas), riz, miel, sucre, épices (muscade, poivre, vanille, cannelle, cardamome), quinoa, jus de fruits, fleurs.

** www.maxhavelaarfrance.org

Réactions12 réactions à cet article

 
Prenons du recul

Outre qure le café est une drogue plus ou moins douce, mais très souvent pour beaucoup nocive pour leur santé,

Politis a sorti un numéro 41 hors série daté de Mai-Juin 2005 qui donne du commerce équitable une vision beaucoup plus "nuancée" que celle de l'association Max Havelaar qui y est plus ou moins mise en cause

"La sagesse veut que pour (s')éviter bien des désappointements, voire de graves conséquences, tout grand homme, tout fait sociétal important, tout concept-clé soit l'objet d'au moins la lecture attentive et critique d'une approche contraire si possible contradictoire avant d'en avoir une opinion définitive - surtout lorsqu'elle est laudative - , et a fortiori de la propager."

JMG

Sophophile | 17 novembre 2005 à 09h35
 
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Re:Prenons du recul

Oui, enfin, pour rappel, le café a aussi des vertues.
Et pour rappel également, le commerce équitable ne se limite pas au café ...

Antony | 17 novembre 2005 à 13h20
 
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Commerce équitable: OUI - OGM : NON !

Attention tout de même à ne pas cautionner les OGM sous couvert du commerce équitable : c'est ce qu'est en train de faire Max Havelaar pour le coton en Afrique.

Antony | 17 novembre 2005 à 13h24
 
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Re:Prenons du recul

Pour très louable que soit l'initiatibe de Max H, il est dommage qu'encore une fois on limite la présentation du Commerce Equitable à sa dimension marchande, en omettant de mettre en avant les dimensions éducatives et politique du CE. Celui ci n'a absolument pas vocation à devenir une norme pour le Commerce International, et n'est qu'une fenêtre pour prendre conscience des changements à mettre en place.
Mais cela reste pour certains une niche marketing très lucrative avec des taux de croissance annuels largement supérieurs aux commerce classique.

Anonyme | 17 novembre 2005 à 13h39
 
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Re:Prenons du recul

Pour aborter les points criticables je vous propose de lire ce petit texte. Non que j'approuve tous les points qui y sont abordés mais je trouve qu'il soulève des questions qui méritent d'être posé au sujet du commerce équitable..

10 objections majeures au "commerce équitable"
Les arguments en faveur du "commerce équitable" ont été largement développés. Notre propos n'est donc pas ici de les rappeler mais, de développer un contre argumentaire à ce commerce dit " équitable ". La capacité à accepter la critique, à recevoir la contradiction, à engager un débat, sont le gage d'une démarche évolutive.

1 - Le commerce " équitable" est inéquitable. En effet, pour qu'un échange soit réellement équitable, les conditions de protection sociale et de rémunération des individus qui produisent devraient être identiques à celles des personnes qui consomment.
Exemple : selon le site MaxHavelaar, www.maxhavelaarfrance.or, au prix actuel, il faut trois cents ans à un Manuel, producteur local en Colombie, pour gagner 15 000 euros (environ la rémunération moyenne annuelle chez nous) .Manuel reçoit, au nom du commerce équitable, d'après les chiffres fournis par Max Havelaar, 3 fois plus que ce que lui donne le marché*, il ne lui faudra donc plus, au prix du marché équitable que. . . cent ans ! Pour être vraiment équitable, le prix du paquet de café (de 250g, dans l'exemple Max Havelaar) devrait être acheté 100 fois plus cher - 19 euros - et être vendu à Pierre, en France - 21,8 euros. Pierre ne le paye aujourd'hui que. . . 2,35 euros. Ce commerce est donc simplement "moins inéquitable ".

Les coûts d'importation, de torréfaction et de distribution restent, eux, quasiment identiques.

* Selon la revue Silence, l'excédent de revenu par rapport à un producteur "classique "est de 4 euros par mois .


2 - Le commerce équitable favorise la concurrence déloyale
Exemple : Marie fabrique des chapeaux sur le plateau du Larzac. Elle les vend sur le marché à Millau*. Sur ce même marché, Jacques propose des chapeaux estampillés "commerce équitable" moitié moins cher que ceux de Marie. L'association qui importe les chapeaux vendus par Jacques ne paye pas, comme tous les commerçants, le transport à son coût réel: le kérosène des avions et le gasoil des bateaux n'est pas taxé. Cette association de commerce équitable profite aussi, dans une moindre mesure que le commerce classique certes, des faibles rémunérations et de l'absence de protection sociale des pays producteurs et jouent sur la force de l'euro. Enfin, Jacques n'est pas payé : salarié du Crédit Lyonnais, il occupe son temps libre en faisant du bénévolat pour cette association. Résultat : Jacques met en faillite l'activité de Marie, avec d'autant plus de force qu'il le fait avec la meilleure conscience possible, sûr de contribuer à un monde meilleur.

* Exemple réel.


3 - Le commerce équitable ne tient pas compte des coûts écologiques
Exemple : Patricia achète une "banane équitable* ". Elle la paye 1 euro. Patricia pense ne manger qu'un fruit tropical alors qu'elle consomme aussi du kérosène, énergie nécessaire pour acheminer le fruit du Costa Rica jusqu'à chez elle**. Ce kérosène n'étant pas taxé, le coût de l'impact écologique du transport n'est pas pris en compte dans son achat. Et la peau de la banane ? Celle-ci est perdue pour le sol du Costa Rica qu'elle aurait du enrichir en compostant !***

* Max Havelaar importe aussi par exemple du miel ou du riz, produits que l'on trouve dans nos régions.

** Max Havelaar importe des dictatures zimbabwéenne et kényanne vers la Suisse, des fleurs " commerce équitable ". Ces fleurs sont réfrigérées et acheminées en avion pour rester fraîches ! La culture des fleurs se fait sous serre avec force produits toxiques comme les pesticides, qui sont connus pour provoquer des évanouissements chez les ouvriers ,des allergies, des eczémas, des affections respiratoires, des travails ont dénoncées par les ONG. (Source revue Silence n° 274, p. 24)

*** Ce sont ainsi d'énormes quantités d'humus qui sont perdues pour les pays producteurs.


4 - Le commerce équitable favorise l'appauvrissement de la biodiversité
Exemple : Patricia est en train de finir de manger sa banane "commerce équitable ". Elle a aussi acheté un pamplemousse, une orange, et. . . une pomme. La diversité de sa corbeille de fruits étant à l'échelle du globe, Patricia néglige alors la biodiversité locale. Alors que sa région comptait cinquante espèces de pomme voici vingt ans, il n'en demeure plus que cinq aujourd'hui.


5 - Le commerce équitable accompagne la "déculturation " de la production
Exemple : Quand Michel va en Inde, il est heureux de trouver une culture différente de la sienne, enraciné dans son milieu. L'habillement fait partie intégrante de cette diversité des cultures et cette diversité culturelle fait la richesse de la Terre. Toute la production fait ainsi partie de la culture vivante des peuples*. Azimuts, entreprise d'habillement issu du " commerce équitable », importe en France des vêtements de style tropicaux. Imaginons la tête du Népalais qui, en arrivant à Paris, se trouve face à des personnes habillées en . . . habitant des tropiques. Gageons qu'il repart aussitôt, déçu. L'idéologie dominante mène au renoncement à sa propre culture.

Bilou | 17 novembre 2005 à 15h18
 
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Re:Prenons du recul

Je trouve ce texte plutot abusif, et crains qu'il ne puisse dissuader certains de consommer des produits du commerce équitable.
Approuver ce texte signifie donc qu'à l'échelle humaine, chacun consommerait du local-local en s'assurant que tout ait été produit dans le respect de l'environnement et d'un travail socialement responsable.
On est là en dehors de la réalité. C'est revenir quelques millions d'années en arrière. Il est nécessaire de penser à une échelle globale, et non pas pour soi même Et encore combien de personnes dans un pays comme le notre d'agissent selon ce mode de pensée? Peut-on radicalement faire face aux grand groupes agro-industriels et commerciaux.

Le commerce équitable est appelé équitable en opposition au commerce traditionnel. Il est une tendance vers un commerce plus équitable.
Ce texte permets juste de dire qu'en effet ce système ne permet pas une équité à l'échelle mondiale. Mais je doute que quiconque est pu avoir une telle idée ou alors il se voile la face sur l'état du monde actuel...

Ainsi il est toujours mieux de consommer local, mais pour des produits qui ne peuvent être produits localement et dont on ne peut s'affranchir, tout du moins du jours au lendemain dans notre société mondialisée, il est mieux de consommer sous couvert du commerce équitable, pour améliorer les conditions des producteurs du Sud. Et immaginez donc l'état du monde si du jour au lendemain on payait les quelques producteurs labellisé commerce équitable avec le même salaire que celui moyen des agriculteurs du Nord. .......


Commerce équitable, une alternative, un premier pas pour un monde meilleur!!

Pierre | 17 novembre 2005 à 20h49
 
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équité, équi quoi ... table, de qui, par qui ...

Je trouve déplorable que d'aucuns, en se servant de sensibleries pratiquement, démobilisent toute démarche d'une réelle recherche d'équité (voir par ex. dans les dernières pages "Matières premières" de JP Boris, la conduite de certains dits "équitables" sur le terrain !), à l'échelle de la planète !

Justice et équité - donc dignité, pas du pseudo-charitatif (mais solidarité ponctuelle intervenant en fonction de situations très spécifiques !).

marcott | 18 novembre 2005 à 18h05
 
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Encore un terme galvaudé

si seulement son choix initial (par qui ?) a ,été suffisat

Sophophile | 25 novembre 2005 à 09h51
 
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Encore un terme galvaudé

si seulement son choix initial (par qui ? En quelle langue ?) a été suffisamment réfléchi.

Alors que certains nutritionnistes prétendent que ne profite vraiment à l’organisme que de la nourriture de saison produite localement, à chacun selon son lieu d’habitation.

Quoiqu’il en soit, puisque tout se tient, quelqu’un qui pense sincèrement consommer équitable, tout en continuant, en particulier, de manger de la viande a encore bien du chemin à faire.

Non seulement, entre autres, parce qu’il commence à être connu que quand les vaches pètent et elles pètent beaucoup, elles contribuent fortement à l’effet de serre, mais encore parce que c’est, paraît-il, assez souvent au dépens de cultures vivrières locales qu’est produit, par exemple, le soja à destination des animaux européens, dans certains pays « très pauvres ». Alors qu’il y a bien d’autres raisons – par philosophie souplement vécue et pas par principes religieux intégristes – de ne pas consommer de la viande.

Et il y aurait d’autres aliments importés, même achetés équitablement aux producteurs locaux, à supposer que toute la suite de la chaîne soit « propre », qui sont cultivés aux dépens de l’alimentation et plus généralement d’une intelligente consommation globale des autochtones.

Finalement mieux vaut peut-être aider, de diverses manières, les producteurs de « là-bas » à améliorer leur propre contexte de vie environnemental, sociétal et politique que de consommer ici le surplus ou le superflu de leur production

Sophophile | 25 novembre 2005 à 10h23
 
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Re:Prenons du recul

"Je trouve ce texte plutot abusif, et crains qu'il ne puisse dissuader certains de consommer des produits du commerce équitable."

Oui ce texte est provocateur… peut être que le commerce équitable peut permettre à ceux nombreux qui n’ont pas du tout conscience des inégalités du commerce mondiale de faire un premier pas. Seulement le commerce équitable aborde les problèmes fondamentaux d’une façon tellement partielle qu’à l’insu de ses défenseurs ses effets peuvent être néfastes.

"Approuver ce texte signifie donc qu'à l'échelle humaine, chacun consommerait du local-local en s'assurant que tout ait été produit dans le respect de l'environnement et d'un travail socialement responsable. "

Non ! Ca veut dire que ce vous ennoncez avec beaucoup de clarté est l’objectif à atteindre !! C’est une question de volonté commune… si les enjeux sont posés clairement et que chacun en a connaissance… les choses peuvent changer.


"On est là en dehors de la réalité. C'est revenir quelques millions d'années en arrière. Il est nécessaire de penser à une échelle globale, et non pas pour soi même Et encore combien de personnes dans un pays comme le notre d'agissent selon ce mode de pensée? Peut-on radicalement faire face aux grand groupes agro-industriels et commerciaux. "

Mais ça veut dire quoi être en dehors de la réalité ? Il ne s’agit pas de revenir en arrière, il s’agit d’une prise de consience, d’un progrès que l’humanité a à faire, de limite qu’elle a à se donner après avoir réalisé l’absurdité de transporter sur des miliers de kilomètre des produits qui peuvent produit dans le champ d’à côté.

Est-ce qu’il ne faut pas se donner des objectifs ? Est-ce que croire que le commerce équitable est l’outils pour permettre aux pays du sud de subvenir à leur propre besoins alimentaire de façon autonome n’est pas un énorme leurre ?!



"Le commerce équitable est appelé équitable en opposition au commerce traditionnel. Il est une tendance vers un commerce plus équitable.
Ce texte permets juste de dire qu'en effet ce système ne permet pas une équité à l'échelle mondiale. Mais je doute que quiconque est pu avoir une telle idée ou alors il se voile la face sur l'état du monde actuel... "

Mais c’est peut être qu’il ne permet pas une équité tout cours !, puisque qu’il cache les vraies questions qui sont l’autonomie alimentaire du sud mise à mal par les pays riches et la nécessité de diminuer les distances de transports des produits pour des raisons environnementales évidentes.


"Ainsi il est toujours mieux de consommer local, mais pour des produits qui ne peuvent être produits localement et dont on ne peut s'affranchir, tout du moins du jours au lendemain dans notre société mondialisée"

Soit mais pourquoi alors du miel, du jus d’orange, et autres produits labelisés Max Haavelar qui sont produits localement ! Quelle logique ?! Max Haavelar défenseur du CO2 jeté gratuitement dans l’atmosphère ?

", il est mieux de consommer sous couvert du commerce équitable, pour améliorer les conditions des producteurs du Sud. Et immaginez donc l'état du monde si du jour au lendemain on payait les quelques producteurs labellisé commerce équitable avec le même salaire que celui moyen des agriculteurs du Nord. ......."

Même les défenseurs du commerce équitable les plus fermes n’envisagent pas qu’un jour tous les agriculteurs du sud produisent sous le couvert d’un label style Max Haavelar. La part du commerce équitable grandi mais elle restera très probablement relativement marginale. La question est : le commerce équitable fait-il plus de bien que de mal ? Faut-il appuyer un système qui cache les vraies questions, qui peut servir de outils à bonne conscience sans proposer des vraies solutions ?

Kirikou | 25 novembre 2005 à 15h49
 
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en quête d'informations

bonjour je trouve ce forum très intéressant car dans le cadre d'un TPE avec quelques camarades nous nous interrogeons sur le commerce équitable et plus spécialement sur le café.pourriez vous nous fournir des informations sur ce produit c'est à dire le prix que les exploitants touchent, est-ce vraiment efficace selon vous ?merci d'avance de vos réponses

sophie | 25 novembre 2005 à 16h33
 
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Re:Prenons du recul

C'est parfois utile de l'écrire :

merci à "Kirikou"
d'avoir enrichi notre réflexion critique sur ce sujet de plus en plus à la mode

L'important n'est-il pas d'abord de consommer intelligent là où on vit ?


Surtout quand il semblerait que 6 millions de gosses seraient morts de faim en 2004 et que ce nombre croît

" Il y a le vital, le simplement normal (déjà quelque peu subjectif et dépendant des cultures), le superflu (bien plus subjectif encore) et le luxe (sans commentaire). Et il y a quelques milliards de Terriens qui ne disposent pas du vital alors/parce que quelques millions de Terriens n'appellent pas leur superflu par son nom "

Sophophile | 27 novembre 2005 à 20h55
 
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