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L'appel à projets "territoires zéro déchets" est lancé

Déchets  |    |  Cyrielle Chazal Actu-Environnement.com

Ségolène Royal a lancé un appel à projets "territoires zéro gaspillage zéro déchets", aujourd'hui 30 juillet.

Il sélectionnera 20 collectivités territoriales volontaires pour "s'engager vers des objectifs ambitieux de prévention des gaspillages et de valorisation des déchets", explique le communiqué. Les volontaires démontreront ainsi "la pertinence (…), la faisabilité et les bénéfices d'un dispositif intégré de diminution des quantités de déchets". La perspective est celle du moyen/long terme.

La démarche participative sera à la base de ces "territoires zéro déchets". Acteurs économiques, associatifs et citoyens prendront part au dispositif pour créer une véritable "synergie", prévoit le communiqué. Les collectivités auront par ailleurs "un rôle particulier vis-à-vis des citoyens". Elles devront informer sur les "coûts de la gestion des déchets" et les "gains réalisés en évitant le gaspillage, en réduisant les déchets et en les valorisant". Le dispositif est évolutif : il requiert "une réflexion régulière".

Le "territoire zéro déchets", un idéal ?

Cela passe surtout par des mesures simples. Par exemple, ménages et acteurs économiques devront limiter le gaspillage alimentaire "en n'achetant que les quantités nécessaires, en cuisinant les restes", relève le communiqué. Les achats devront se porter sur "des produits à longue durée de vie". Pour rappel, en 2012, 344,3 millions de tonnes (Mt) de déchets ont été produites, dont 30 Mt par les ménages, ce qui correspond à 475kg par an et par habitant. Ainsi, l'appel à projet propose que les taxes locales de prélèvement des ordures ménagères "récompensent les réductions accomplies en étant, par exemple, proportionnelles au volume de déchets produits", autrement dit les collectivités locales devront expérimenter une taxation incitative.

De plus, ces acteurs veilleront à revendre ou donner leurs objets "plutôt que de les jeter", ainsi qu'à avoir recours "à la location, au prêt, au partage, aux systèmes de consignes". En matière de valorisation, le compostage des biodéchets, le tri des emballages et des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) seront de mise.

En pratique, "les collectivités et les entreprises peuvent être déjà plus ou moins avancées (…) lors de leur engagement", rassure le communiqué. En réalité, "l'essentiel est de vouloir élaborer et déployer une démarche de progrès", poursuit le document.

Un soutien de l'Ademe

L'Ademe accompagnera les projets retenus, pour une durée de trois ans, et apportera son soutien financier aux études de faisabilité pour certains projets (collecte sélective des biodéchets, mise en place de composteurs ou de méthaniseurs, fiscalité incitative, tri des plastiques). Par ailleurs, "les projets développés dans ce cadre seront éligibles aux aides du fonds déchets", rapporte le communiqué.

Par les évolutions qu'il entend susciter, l'appel à projets s'inscrit dans le cadre du chapitre IV du projet de loi de transition énergétique, présenté en Conseil des ministres aujourd'hui. En effet, le texte encourage la lutte contre le gaspillage, la réduction des déchets à la source et le développement de l'économie circulaire (conception innovante des produits et matériaux, tri, recyclage), résume un communiqué.

Réactions7 réactions à cet article

 

Traitment des Biodéchets alimentaires: Le retour des Poules est une solution sympa et redoutablement efficace. La poule est capable de TRIER. Ce n'est toutefois pas une raison pour lui présenter n'importe quoi.
La VALORISATION PAR LES OEUFS est une contribution a ne pas négliger.

Rétablir les EMBALLAGES CONSIGNES est une piste a reprendre. Il faut, hélas, trouver les industriels interessés par des apports limités et irrégulier de leurs emballages. Tant que nous n'aurons pas NORMALISES les modèles il y aura trop de variété pour pouvoir réussir la rentabilité. En matière de Bouteilles ou pots en verre on peut facilement définir un petit nombre de modèles. On l'a bien fait pour les boites de conserve qui pourtant ne sont pas recyclables (en tant qu'objets)
En matière d. Dans d'autres pays européens les bouteilles en plastique sont consignée. Recyclage il y une ligne rouge: s'il faut subventionner le recyclage autant l'abandonner! Il faut absolument que la filière soit AUTOSUFFISANTE: pas forcément des bénéfices mais de quoi exister sans subventions.

ami9327 | 31 juillet 2014 à 15h23
 
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Encore une démarche qui ne correspond pas à la réalité !
On aura beau créer des déchetteries, il y aura toujours des personnes qui déposeront leurs " merdes n'importe où !
Exemple : les dépôts en dehors des horaires autorisés ...
Il faudrait mettre à l'amende chaque personne qui fait acte d'incivilités pour protéger l'environnement !
J'habite à la campagne, en fait une simili campagne perturbée par le sans gêne des individus qui jettent leurs déchets dans mon jardin régulièrement, tout aussi régulièrement, mes poules, très efficaces pour trier me sont dérobées !
De plus, nous subissons les rejets dans l'atmosphère d'un co incinérateur autorisé à incinérer 240 000 tonnes/an de déchets industriels dangereux, venant plusieurs départements de FRANCE, mais également de l'Allemagne entre autres ... tout ceci arrivant par transports routiers comme il se doit ! ( les normes en matière de rejets dataient de 2002 jusqu'en 2012 ).
Très prochainement, malgré les actions engagées par une petite association, les élus réussiront à imposer à la population un site CHIMIREC, tri-transit-stockage et pré-traitement de 30 000 tonnes/an de déchets industriels dangereux, doublement dans 5 ans ! Ceci, bien entendu avec l'appui des élus locaux, régionaux etc ...
Tout cela pour créer moins de 10 emplois ...
Pour faire bonne mesure, 200 000 euros seront versé par le conseil Général du Rhône à CHIMIREC ( condamné le 18 décembre 2013 pour divers trafics de déchets ...

Alexandre | 02 août 2014 à 13h42
 
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le combat si / il doit y en avoir un c'est bien celui-là !!!! la lutte contre la gabegie, pas forcément celles des consommateurs , mais le profit réalisé sur son dos par toutes les sociétés comme sita et suez environnement, mais pas que, les syndicats de ramassage des ordures ménagères, dont les présidents et autres représentant sont des ELUS cumulards ( Maire , Vice Président de la communauté de communes) ils ne maîtrisent pas nos FACTURES appelées "redevance incitative", nos déchets sont devenus une source inépuisable de rentrée d'argent.

nitrame | 19 août 2014 à 10h32
 
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Merci à nitrame qui abonde dans mon sens ! depuis 6 ans, nous dénonçons les élus du nord Isère, juges et parties dans ce projet Chimirec à proximité immédiate des habitations ( 220m ) et à 440m de la cimenterie à laquelle nos élus sont salariés ou obligés etc depuis de nombreuses années ...
Nos maires ont transférés leurs compétences à la communauté de communes , quelques uns, TOUJOURS les mêmes se sont appropriés des place de vice président et CUMULENT ainsi plusieurs postes clés.
Exemple récent : création par ces messieurs d'un 8 è poste de vice président en charge de l'environnement.
Dommage pour notre environnement, car ce maire est également avocat et défend la communes de Bouvesse Quirieu et la communauté de communes du pays des couleurs qui ont vendu les terrains de Bouvesse Quirieu à Chimirec...
Le canard enchainé avait présenté le 6 juin 2011 " un gratin dauphinois d'ordures mijote en pleine nature " , les élus d'un canton de l'Isère accueillent à bras ouverts une poubelle géante ...
Le business des déchets est en pleine expansion :ça rapporte gros et ça pollue beaucoup !

Alexandre | 19 août 2014 à 11h20
 
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Alexandre, en ma qualité d'élue contestataire de vive voix et de participation active dans une association créée à cet effet, j'ai été condamnée lourdement, financièrement, dans mes fonctions d'adjoint au Maire qui a Lui même été la première victime co- latérale, j'ai connu la garde à vue pour intimidation, je suis fichée de face, des mains, probablement dans le registre des emmerdeuses politicarde.
En fait de quoi j'me mêle !!!!!!!
La presse locale a été rapidement muselée via une mutation hors département, au niveau du Juge IDEM.
Je ne suis plus élue depuis 2014, en 2013 j'ai pris une année de repos, La rentrée de Septembre ne sera pas facile, je serais de celle -là.

nitrame | 19 août 2014 à 16h12
 
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Je ne suis pas professionnelle de l'environnement, le recyclage et le respect de l'environnement dans lequel on vit , c'est juste, du bon sens!!
Cela devrait s'apprendre à l’école , tout petit déjà!
Il faudrait pour limiter nos déchets un chose simple, limite les achats de produits industrielle qui multiplie les emballages.
C'est un exemple: Mon fils de 13 ans achète des biscuits, marque très connue et très vendue, l'emballage est constitué comme suit: une boite carton, dans la boite un séparateur plastique avec une opercule sachet, dans ce séparateur des biscuits emballés chacun dans un sachet individuel !?
Les industriels ne font rien/ou peu pour utiliser le recyclage ou pour limiter les emballages et du fait il y a plus de déchet.
Simpliste me direz vous, ma remarque est transposable sur tout les produits de consommation courante.
Les déchets de ma commune ne sont pas recyclés, mais enfuient sous la terre;Je ne trouve pas ceci normal, mais a mon petit niveau citoyen qu'est ce que je peux faire?
Il n'y a pas assez d’usine de retraitement , pourtant il y a des chômeurs, qui pourraient trier , par exemple, et des prisonniers qui pourraient trier aussi pour utilité public!
Les esprits sont réduits et on ne va pas au fond des choses.
L’exemple de la Norvège ou d'autre pays du nord serait a prendre, nos eaux usées et nos toilettes se mélangent dans l'eau de pluie! l'eau de pluie n'est pas récupérée par les collectivités etc... il y a beaucoup a dire et peu de possibilités.

sabrina | 21 août 2014 à 10h40
 
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Sabrina, toutes vos remarques se justifient par le PROFIT que réalise toutes les Entreprises qui interviennent dans la production des futurs déchets et ensuite des déchets devenus matière inertes.
Dans le département 18 il n'y a pas d'incinérateur, mais dans le département 58 très proche ( moins de 100 KM) un neuf dont la capacité de traitement est très importante, Il n'est pas RENTABLE parce que les produits déposés sont insuffisants.
Nous sommes gérés par SITA , son centre de gestion des ordures ménagères est à plus de 130 KM, dans le département de la haute loire.
Le centre de TRAITEMENT du 58 ( Nièvre) n'appartient pas à SITA.
Cela revient à dire et ne fait que confirmer que sous prétexte de protéger : le consommateur - la planète - les ressources naturelles -
il n'en est rien, SEUL le PROFIT FINANCIER est recherché et trouvé sur le dos des consommateurs qui sont devenus les pollueurs donc les payeurs.

nitrame | 21 août 2014 à 17h44
 
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