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Le CSTB pose la première pierre d'Aquasim, la grande plate-forme de l'eau

La première pierre d'Aquasim, le futur centre d'études et d'essai sur le cycle de l'eau, a été posée à Nantes le 24 octobre dernier. Ce nouvel équipement du CSTB ouvrira ses portes en décembre 2009.

Eau  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Reproduire le cycle complet de l'eau, depuis sa collecte, un jour de pluie, jusqu'à son rejet à l'égout en passant par sa circulation dans des circuits de plomberie, son traitement et pourquoi pas sa récupération totale, tel est l'objectif d'Aquasim, le futur centre d'essai sur le cycle de l'eau du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) situé à Nantes.

Aquasim est une infrastructure de recherche visant à améliorer la gestion de l'eau et sa sécurité sanitaire. En question : la récupération, le stockage, le transport, l'utilisation, l'épuration de l'eau et son retour à l'environnement, à l'échelle du bâtiment et de sa parcelle, un maillon méconnu de la chaîne de l'eau, souligne Jean-Michel Axès, directeur du CSTB de Nantes.

Construit sur le site du CSTB, Aquasim se composera d'un bâtiment de 2.300 m2 (18 m de haut), parcouru par 7 km de tuyaux, et de 5.000 m2 de parcelles aménagées.

Les recherches et les tests, faits à l'échelle 1, porteront sur la récupération et l'utilisation des eaux pluviales, le traitement et le recyclage des eaux à l'intérieur des bâtiments mais aussi en extérieur : A l'échelle de la parcelle, on testera le comportement des systèmes d'évacuation par temps de pluie et la ''réponse'' de la parcelle face à tel ou tel événement climatique (sécheresse, énormes intempéries) ou encore, on intègrera les impacts environnementaux des rejets, explique le CSTB.

Cet équipement unique en Europe doit reconstituer, grandeur nature, le cycle de l'eau, grâce à un circuit complet permettant d'en modifier et contrôler les caractéristiques : température, pression, composition, etc. Pollutions et vieillissement des installations pourront également y être simulées.

Les différentes mesures se feront grâce à un ensemble de capteurs répartis dans le circuit et renvoyant les données à un centre de pilotage automatisé, précise le CSTB.

La première pierre d'Aquasim a été posée le 24 octobre dernier. Le centre sera opérationnel en décembre 2009. L'objectif final, souligne le CSTB, est d'intégrer à terme Aquasim comme un des composants incontournables de la plate-forme technique européenne de l'eau (WWSTP).

Le projet a nécessité un investissement de 8,3 millions d'euros, financé par le FEDER (Fonds Européen de Développement Economique et Régional), l'État, la Région Pays de la Loire, Nantes métropole et des partenaires privés dont SUEZ et le CETIM ou scientifiques (ENPC, Laboratoire CEREVE, ENSAM,...).

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