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Climat : le plan de la Commission pour réduire les émissions de carbone de 55 % d'ici 2030

Pour accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la Commission européenne entend notamment soumettre au système de quotas de CO2 le transport routier et le bâtiment. Les efforts d'efficacité énergétique devront être amplifiés.

Gouvernance  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé, le 16 septembre, de porter l'objectif européen de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2030 de 40 à 55 % (par rapport à 1990). Dans la foulée, la Commission a présenté son plan pour atteindre cet objectif ambitieux.

Si le Parlement et le Conseil confirment la hausse de l'objectif, plusieurs propositions législatives seront mises sur la table d'ici mi-2021. « Pour parvenir à une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre, une action devra être menée dans tous les secteurs. La transition vers la neutralité climatique ne peut être réalisée qu'avec la contribution de tous », explique la Commission.

Étendre le marché des quotas au transport routier et au bâtiment

L'exécutif européen propose notamment de réviser et d'étendre le système d'échange de quotas d'émission, d'adapter le règlement sur la répartition de l'effort et le cadre régissant les émissions liées à l'utilisation des sols, de renforcer les politiques en matière d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables et de renforcer les normes en matière d'émissions de CO2 pour les véhicules routiers.

 
350 Md€ par an d'investissements supplémentaires Pour parvenir à cet objectif, la Commission estime que les investissements annuels dans le système énergétique devront augmenter d'environ 350 milliards d'euros au cours de la prochaine décennie (2021-2030) par rapport à la décennie précédente (2011-2020). « Ce sont principalement les nouvelles capacités et interconnexions, y compris le remplacement d'anciennes centrales électriques et usines arrivant à la fin de leur cycle de vie économique, et la rénovation des bâtiments qui génèrent ces besoins », indique-t-elle.
 

« Si l'on tient compte des absorptions du secteur de l'utilisation des terres, du changement d'affectation des terres et de la foresterie, les émissions nettes devraient diminuer d'environ 47 % par rapport aux niveaux de 1990 d'ici à 2030 », détaille la Commission. Elle mise sur des actions de boisement et la restauration des zones humides, des tourbières et des terres dégradées pour augmenter la capacité de stockage des sols européens.

Pour mettre à contribution les autres secteurs, l'exécutif européen envisage notamment d'étendre le système d'échange des quotas au transport routier et au bâtiment, « et peut-être finalement à toutes les utilisations des combustibles fossiles ».

L'efficacité énergétique à la peine

L'évaluation des plans nationaux, remis par chaque État membre et décrivant les actions mises en place sur la période 2021-2030 en matière d'énergie et de climat, permet de voir le chemin qu'il reste à parcourir. Les engagements nationaux actuels permettraient d'atteindre une réduction des émissions de GES « d'au moins 40 % d'ici à 2030, en particulier grâce aux progrès en cours dans le déploiement des énergies renouvelables dans toute l'Europe ».

D'ici 2030, les engagements des États membres devraient permettre d'atteindre 33,7 % d'énergies renouvelables, soit légèrement plus que l'objectif fixé à 32 % au minimum. Il faudrait parvenir à 38 voire 40 % avec le nouvel objectif climatique.

En revanche, souligne la Commission, les efforts sont en deçà des attentes pour l'efficacité énergétique : 29,4 à 29,7 % d'efficacité énergétique contre un objectif fixé à 32,5 %. Il faudrait parvenir à 36 voire 39 % en 2030. « Pour y remédier, la Commission prendra des mesures, en particulier dans le cadre de la future initiative « vague de rénovation » dans le secteur du bâtiment, du réexamen et de la révision éventuelle de la directive relative à l'efficacité énergétique, ainsi que des orientations pour le principe de primauté de l'efficacité énergétique », indique-t-elle.

Réactions1 réaction à cet article

 

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gaïa94 | 23 septembre 2020 à 19h32
 
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