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Le PNUE rappelle la valeur économique des services rendus par les écosystèmes

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Dans une étude publiée à l'occasion de la Journée mondiale de l'Environnement célébrée tous les 5 juin, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) estime entre 21.000 et 72.000 milliards de dollars la valeur annuelle des services rendus à l'Homme par les écosystèmes dans le monde : apport en nourriture, en eau potable ou en médicaments naturels, régulation, piégeage du carbone, services culturels… Selon le rapport intitulé ''Planète morte, planète vivante'', ces chiffres peuvent être comparés au Revenu National Brut mondial qui, en 2008, s'élevait à 58.000 de milliards de dollars.

Cependant, 60% de ces écosystèmes ont déjà été endommagés, qu'il s'agisse des marais, récifs coralliens, des forêts ou des sols tropicaux, a rappelé l'étude. D'autant qu'aucun pays n'a réussi à atteindre l'objectif fixé par l'ONU, de stopper la perte de la diversité biologique en 2010 !

''Dans le passé, ces services n'étaient jamais ou pratiquement jamais comptabilisés au niveau national ou international. Cela devrait et doit changer'', a déclaré le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner en appelant à investir dans la restauration et la réhabilitation des écosystèmes, même si l'entretien et la préservation doit ''être une priorité'' en termes de coûts.

''Les investissements peuvent consister à restaurer des cours d'eau alimentant les rivières et les lacs, à améliorer la stabilité et la fertilité des sols qui sont vitales pour l'agriculture et à combattre le changement climatique en capturant et stockant le carbone présent dans l'atmosphère'', selon l'étude.

Ainsi, la restauration ne permettra de récupérer qu'entre 25 et 44 % des ''services'' originels fournis par la nature, ainsi que de sa faune et flore.Mais Christian Nelleman, directeur d'études pour ce rapport, affirme que ''la restauration est importante et efficace''. ''Les zones humides et les forêts peuvent être jusqu'à 22 fois plus efficaces que d'investir dans les systèmes de traitement d'eau'', explique-t-il. À ce jour, 75 % de l'approvisionnement global en eau douce utilisable proviendraient des forêts. De nombreuses villes, parmi lesquelles Rio de Janeiro, Johannesburg, Tokyo, Melbourne, New York et Jakarta, dépendent de sites protégés pour fournir leurs résidents en eau potable. D'après le rapport, les sites protégés ne représentent par ailleurs que 13 % des terres de la planète, 6 % de ses côtes et 1 % de ses zones maritimes.

Choisi par le PNUE, le Rwanda sera l'hôte de la Journée mondiale de l'environnement, célébrée dans plus de 100 pays, dont le thème est : ''des Millions d'Espèces - Une planète - Un Avenir commun'', avec comme objectif de ''fêter l'incroyable diversité de la vie sur terre'', en cette année internationale de la biodiversité.

Réactions2 réactions à cet article

 
ECOCALCUL

ARRETONS D'EVALUER CE QUI N'EST PAS EVALUABLE SANS LES ECOSYSTEMES IL N'Y AURAIT TOUT SIMPLEMENT PAS DE VIE SUR TERRE !POINT.ON MARCHE SUR LA TETE

lionel | 04 juin 2010 à 08h19
 
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Etudes

Où est-il possible de récupérer cette étude svp ?
Merci d'avance

Renaud | 05 juin 2010 à 12h24
 
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