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AgriTech : un soutien inconditionnel de l'État pour conduire la troisième révolution de l'agriculture

Le salut de l'agriculture passera-t-il par la généralisation des nouvelles technologies et des biosciences ? C'est ce que semblent penser nombre d'acteurs du secteur, réunis au salon de l'Agriculture sous la bannière de la Ferme digitale.

Agroécologie  |    |  Nadia Gorbatko
AgriTech : un soutien inconditionnel de l'État pour conduire la troisième révolution de l'agriculture

Changement climatique, biodiversité en déclin, réduction des surfaces cultivables, incertitudes sur le renouvellement des générations… En réponse aux menaces qui s'accumulent sur le secteur agricole le gouvernement français mise plus que jamais sur une...

Réactions5 réactions à cet article

 

Alors que le modèle agricole dominant demeure en plein dans les errements des dérives du tout chimique et de la mécanisation lourde, on continue préférer en haut lieu se gargariser de termes ronflants et de concepts techno, tels l'agritech, et parler d'abord "écosystème de quelque 250 start-ups et entreprises innovantes développé autour de la robotique, du numérique ou de l'intelligence artificielle" avant "meilleure connaissance du vivant". Ainsi, le système fou poursuit pleins gaz sa fuite en avant, quitte à réduire encore plus les chances d'une véritable capacité de l'agriculture à s'adapter finement et économiquement aux enjeux climatiques et géopolitiques qui obscurcissent de plus en plus l'horizon. C'est qu'il y a tellement d'argent à la clef ! Alors que les microorganismes et les vers du sol, les syrphes, les bourdons, les carabes et autres alouettes des champs ne rapportent rien - ou si peu - aux grands groupes de l'agrochimie et à leurs insatiables actionnaires.
Les représentants de la bio ont raison de dénoncer cette nouvelle aberration et dérive d'un système de production de plus en plus délétère.

Pégase | 02 mars 2022 à 10h55
 
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Cher Pégase,

Là, vous avez raison. Entre l'impéritie de ceux qui exaltent avec emphase les bienfaits de la sarclette, et l'impéritie de ceux qui exaltent avec emphase les semi-conducteurs, les puces électroniques, les logiciels, les drones, les satellites, la robotisation générale, il y a tous ceux qui usent, en toute liberté de choisir et en toute indépendance, de l'apte et habile capacité née de leur propre savoir et de leur propre expérience, au nom de leur propre intérêt, sur leur propre terrain.

Entre l'insuffisance et l'excès, il y a le juste milieu et le juste milieu est la troisième solution. La façon de mener une entreprise agricole résulte, comme vous le savez, de multiples facteurs, et si les planificateurs sont libres de s'enthousiasmer pour telle méthode de fonctionnement ("passéiste" ou "révolutionnaire"), il ne saurait être question que les exploitants se retrouvent embrigadés, à leur corps défendant, dans des régiments d'officiers agricoles aux ordres de la décroissance ou de la robotique "start-up".

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 02 mars 2022 à 14h44
 
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Je voudrais m'enthousiasmer étant moi-même technophile. J'ai bien peur que cela fasse comme la ribambelle de plans de réduction des "intrants" selon le mot en vogue (Ecophyto etc.). Tout cela a coûté une blinde pour quasiment aucun résultat, sauf engraisser un tas de gens qui en ont bien profité. C'est un plan massif d'aide au passage au bio qu'il faudrait. Quand on pense qu'une augmentation annuelle de 0,4 % du stock de carbone dans les sols permettrait de stopper l'augmentation actuelle du CO2 dans l'atmosphère !

JMLESU | 02 mars 2022 à 18h11
 
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@ Euplectes : si seulement, lorsque vous écrivez à propos des agriculteurs "il y a tous ceux qui usent, en toute liberté de choisir et en toute indépendance", je pouvais moi aussi vous écrire "Là, vous avez raison" ! Car hélas, dans la réalité, les choix des professionnels semblent de plus en plus devoir s'opérer entre la peste et le choléra (si vous me permettez l'usage de cette expression populaire), tant la main-mise de l'agro-industrie, de la finance et du syndicat majoritaire (hautement complice des deux premiers) est quasi totale. Ceux qui ne s'y conforment pas doivent accepter d'être mis au ban de leur profession et de courir le risque de ne pas pouvoir normalement bénéficier des primes PAC.

Pégase | 03 mars 2022 à 09h49
 
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@ JMLESU : exactement !
Nos décideurs disposent de tous les éléments de connaissance devant les conduire à faire des choix logiques et éclairés vis-à-vis des enjeux de changement climatique, de perte de biodiversité (qui n'est jamais que notre assurance-vie sur Terre) et de renouvellement des actifs agricoles (1 chef d'exploitation sur 2 à la retraite sous 10 ans). Pourtant, ils vont à rebours de cette logique d'intérêt général. C'est donc qu'ils en suivent une autre...

Pégase | 03 mars 2022 à 09h55
 
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