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Catastrophes naturelles : les pertes humaines et financières en Europe ont été chiffrées

Risques  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com
Catastrophes naturelles : les pertes humaines et financières en Europe ont été chiffrées

Jusqu'à 145 000 morts et 520 milliards d'euros dépensés : tel est le triste constat de l'Agence européenne de l'environnement (EEA) sur les conséquences des catastrophes naturelles subies en Europe. Dans un nouveau rapport, s'appuyant sur les données de la base internationale Catdat, l'EEA a évalué l'impact humain et économique d'inondations, de feux de forêt et de vagues de chaleur ou de froid observées, entre 1980 et 2020, dans 32 pays européens (les 27 États membres de l'Union européenne ainsi que la Suisse, la Norvège, la Turquie, l'Islande et le Liechtenstein).

   
Coût moyen économique, total et assuré, et humain par types d'événements météorologiques subies entre 1980 et 2020. © EEA – Catdat
 
   
En quarante ans, l'événement météorologique le plus meurtrier reste la canicule, responsable de 85 % des pertes humaines. À elle seule, celle de l'été 2003 a causé la mort de 80 000 Européens. Cette vague de chaleur ainsi que quelques autres grands épisodes climatiques, constituant seulement 3 % des événements observés, représentent 60 % de la facture totale. L'ensemble des inondations observées depuis 1980 comptent pour 44 % de ce coût financier. Parmi les pays étudiés, l'Allemagne reste la plus grande victime, avec 42 000 pertes humaines et 107 milliards d'euros dépensés en assurance et en réparation. La France, quant à elle, accuse la perte de 26 700 personnes et de 99 milliards d'euros.

Ce coût climatique, qu'il soit humain ou financier, n'est cependant pas prêt de diminuer. Toujours selon l'EEA, et comme le soulignait déjà le dernier rapport du Giec en août dernier, le continent enregistrera une plus grande fréquence et un plus grand nombre de jours d'épisodes de chaleur extrême, en Europe méridionale, et de précipitations exceptionnelles, en Europe septentrionale. En suivant un « scénario avec une augmentation de température planétaire relativement modérée », le coût annuel moyen des inondations, notamment, pourrait atteindre 21 milliards d'euros d'ici à 2050 et jusqu'à 40 milliards en 2100 – pour environ 12 milliards d'euros par an, entre 1980 et 2020.

Réactions1 réaction à cet article

 

Tout ça est parfaitement normal , quand on en aura assez de payer et de voir les gens disparaître prématurément dans ces catastrophes naturelles, peut être changera t-on de politique ? Pour ça il faudrait que les gouvernant soient eux même impactés en masse, mais curieusement ils arrivent le plus souvent à échapper aux désastres...comment font-ils ? Ils sont informés des risques le plus souvent et savent s'en prémunir, contrairement au gros de la population. Un seul exemple: pensez vous qu'un élu irait construire son habitation dans une zone inondable , alors qu'il a délivré des PC en toute connaissance de cause ? Non bien évidemment. Idem pour les couloirs avalancheux en montagne, etc...

gaïa94 | 20 février 2022 à 01h17
 
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