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La plus grande centrale photovoltaïque flottante d'Europe se construit dans le Vaucluse

C'est en France et en ce moment, à Piolenc, dans le Vaucluse, qu'une centrale photovoltaïque est mise à l'eau ! 47.000 panneaux vont y être assemblés en six mois. Un chantier hors norme à découvrir en vidéo.

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Baptiste Clarke Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°388 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°388
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Avec ses 47.000 panneaux, c'est clairement le projet le plus important d'Europe. Une puissance de 17MWc pour produire l'équivalent de la consommation électrique d'environ 5.000 foyers. C'est la société Akuo Energy qui développe le projet en utilisant des flotteurs conçus par la société française Ciel et Terre. Cette dernière est un des leaders mondiaux du solaire flottant. Elle a déjà fourni ses flotteurs pour de nombreux projets à l'international et en particulier au Japon, à la suite du séisme et du tsunami de 2011.

Le Japon, comme la France, dans une moindre mesure, souffre d'une pression foncière et l'un des avantages de cette technologie est justement de ne pas occuper les sols. Toutefois, l'installation d'une telle centrale oblige les développeurs à engager des études d'impacts poussées sur le milieu naturel, aquacole, avifaune, aviflore. On peut largement comprendre que des milliers de panneaux solaires posés sur un plan d'eau créent une zone d'ombre et donc perturbent l'écosystème. Néanmoins cette perturbation reste limitée selon Akuo Energy "car seule environ la moitié d'un plan d'eau est recouvert, et si ce genre de projet peut être déployé sur des zones dites dégradées comme c'est le cas sur le projet de Piolenc, il peut également être mis en oeuvre sur des bassins d'irrigation, ou d'aquaculture par exemple, voire d'eau destinée à la consommation humaine comme c'est le cas en Angleterre sur un bassin alimentant la ville de Londres." Celui de Piolenc est basé sur une ancienne carrière d'extraction de granulats.

Aujourd'hui, il est encore impensable de développer cette technologie en mer. "Ce ne sont pas des plans d'eau calmes, aussi pour des raisons de corrosion, ça serait très compliqué dans l'état actuel des choses", prévient le président d'Akuo Energy.

Sur le plan technique, le projet présente la particularité de construire des ilots de panneaux solaires, mis à l'eau, manœuvrés en bateau et assemblés sur l'eau, pas toujours facile selon les conditions météo. Autre particularité, "l'étude d'ancrage, même si le plan d'eau est stable et calme, il faut quand même ancrer la structure par rapport au vent et lui donner une certaine latitude puisqu'on peut imaginer que le niveau de l'eau monte ou descend", explique Eric scotto. Ces installations seraient résistantes à des vents extrêmes voire cycloniques.

De façon standard, le rendement des panneaux solaires baisse lorsqu'ils chauffent trop, dès 30°. Mais l'évaporation de l'eau permet de les rafraichir et donc de gagner 2 à 3 % de rendement.

La centrale a couté 17 millions d'euros, dont un million a été apporté par un financement participatif permettant aux locaux de s'approprier le projet. C'est toutefois en Chine que le record mondial des dimensions a été établi cette année avec une centrale solaire flottante de 86 hectares et 120.000 panneaux, pour une puissance de 40 MWc, soit deux fois plus importante que celle de Piolenc...

Réactions6 réactions à cet article

 

carrière de charbon à Piolenc en bordure du Rhône ? ce ne serait pas plutôt tout simplement une ancienne gravière ?

toto | 17 décembre 2018 à 12h34
 
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Effectivement Toto, il s'agit d'une confusion, c'est la centrale de Chine, la plus importante du monde qui est installée sur un lac qui s'est formé à l'emplacement d'une ancienne mine de charbon.
Merci de votre vigilance.

Baptiste Clarke Baptiste Clarke
17 décembre 2018 à 13h08
 
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Quid de l'impact sur le plan d'eau? (notamment faune et flore aquatique)
Guillaume

GS92 | 17 décembre 2018 à 16h38
 
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Selon Jean-Baptiste Limongi, le site manager de Akuo Energy, le plus gros impact ici, c'est la réduction des rayons solaires sur le lac qui va refroidir, "il y aura donc premièrement un ralentissement de la vie aquatique puis une adaptation. Il est également prévu un empoissonnement". A la base, les enjeux écologiques étaient plutôt restreints. Le site était considéré comme "dégradé"au sens du cahier des charges de la CRE.

Baptiste Clarke Baptiste Clarke
18 décembre 2018 à 13h14
 
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Dans l'article on cite un gain de rendement de 2 à 3% pour le flottant, mais de façon générale, l'exploitation n'est-elle pas plus compliquée sur l'eau (accès, nettoyage, réparation, remplacement d'un panneau, ...) ?
PA

arno di pietro | 18 décembre 2018 à 22h09
 
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@ Arno di Pietro
La réponse de Akuo Energy : "L'accès d'une centrale flottante se fait effectivement par bateau, sauf si le constructeur a mis en place une passerelle permanente, ce qui n'est pas le cas du projet O'MEGA1 (Piolenc). La structure Hydrelio® comporte des allées de flotteurs sans panneaux, et permettent ainsi de réaliser les opérations de contrôle et/ou de maintenance nécessaires. La structure étant très robuste, elle ne nécessite aucune maintenance particulière."

Cordialement,

Baptiste Clarke Baptiste Clarke
20 décembre 2018 à 16h09
 
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