Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Les PFAS omniprésents dans les emballages des fast-foods français

Risques  |    |  N. Gorbatko
Les PFAS omniprésents dans les emballages des fast-foods français

Dépôts atmosphériques, ingestion de produits irrigués avec de l'eau contenant des per- et polyfluoroalkylées (PFAS) ou cultivés sur des sols déjà pollués... Plusieurs voies de contamination de l'alimentation par ces « polluants éternels » sont déjà connues. Une nouvelle étude menée par des chercheurs espagnols et néerlandais montre qu'il faut désormais y ajouter les emballages alimentaires de fast-foods. Publié le 4 août dernier et relayé par l'association Générations futures, leur rapport confirme l'omniprésence de ces composés, utilisés pour leur résistance à la graisse, dans les barquettes de frites, hamburger et autres nuggets des restaurants rapides français.

Entre septembre et novembre 2021, ces scientifiques ont collecté 47 emballages auprès de différents fast-foods, afin de rechercher des précurseurs (composés participant à la réaction chimique) et 40 substances perfluorées contenant des PFAS, dont les PFAS à chaines longues bien connus : les PFOA et les PFOS. Si la concentration en PFAS détectée dans ces barquettes se révèle moins importante que celle qui a déjà été signalée dans d'autres études, la totalité des emballages, en revanche, contenait au moins trois types de composés : l'acide perfluorohexanoïque (PFHxA), l'acide sulfonique fluorotélomère 6:2 (FTS 6:2) et le diester phosphate de télomère fluoré 6:2/6:2 (diPAP 6:2/6:2). Seules deux substances sur les 40 recherchées n'ont jamais été trouvées dans aucun d'entre eux.

Une omniprésence susceptible de constituer un risque pour la santé humaine « lorsque les produits contenus dans ces emballages sont régulièrement consommés », estiment les auteurs de cette étude. Ces derniers soulignent particulièrement la présence, avec les concentrations les plus fortes, d'un groupe spécifique de PFAS appelés « PAP » (polyfluoro alkyl phosphate esters). Ces précurseurs peuvent se dégrader en PFAS à chaine longue, comme le PFOA ou le PFOS, dont la toxicité pour l'homme est avérée.

Réactions1 réaction à cet article

Amateurs de malbouffe, régalez-vous !

Pégase | 17 août 2023 à 22h06 Signaler un contenu inapproprié

Réagissez ou posez une question au journaliste Nadia Gorbatko

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
Tous les champs sont obligatoires

Partager

Portique de détection de la radioactivité dans les déchets - GammaScan®eV4 BERTHOLD FRANCE SAS
Désamiantage : maîtrise d'œuvre et accompagnement HPC Envirotec