Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Coraux : une étude internationale montre leur grande vulnérabilité aux pics de chaleur

Quatorze pour cent des coraux ont disparu dans le monde depuis 2009 et une corrélation est établie avec les pics de chaleur. Le réchauffement climatique, avec la multiplication de ce phénomène, suscite les craintes.

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Coraux : une étude internationale montre leur grande vulnérabilité aux pics de chaleur

« Cette étude est porteuse d'un message d'une grande clarté : le changement climatique est la plus grande menace qui pèse sur les récifs mondiaux, et nous devons tous faire notre part en limitant au plus vite les émissions mondiales de gaz à effet de serre et en atténuant les pressions locales », prévient Paul Hardisty, directeur général de l'Institut australien des sciences de la mer (AIMS).

L'étude en question, publiée ce mardi 5 octobre, est le sixième rapport sur le statut des coraux dans le monde, réalisé à l'initiative du Réseau mondial de surveillance des récifs coralliens (GCRMN). Un réseau de scientifiques, de gestionnaires et d'organisations créé en 1998 et chargé de fournir les meilleures informations scientifiques disponibles sur l'état et les tendances des récifs coralliens en vue de leur conservation. Le rapport s'appuie sur 2 millions d'observations individuelles, réunies par plus de 300 scientifiques, sur plus de 12 000 sites de collecte répartis dans 73 pays situés dans dix régions coralliennes.

Augmentation de 20 % de la quantité d'algues

L'étude révèle que le monde a perdu près de 14 % du corail entre 2009 et 2018. « Soit une quantité plus importante que tout le corail vivant d'Australie », situent les auteurs de l'étude. Les épisodes de blanchiment des coraux dus à la hausse des températures de surface des mers ont été le principal facteur de disparition, même s'il en existe d'autres comme la surpêche, l'acidification des océans ou la pollution. Un pic de chaleur survenu en 1998 a, à lui seul, tué 8 % du corail mondial. L'étude établit plus globalement une corrélation entre les épisodes de disparition et des températures de surface des mers élevées.

Les scientifiques ont également étudié les changements intervenus dans la couverture en coraux durs vivants, indicateur de santé des récifs, et en algues, signal de stress subi par ces derniers. L'étude révèle une baisse de 9 % de la quantité mondiale de coraux durs depuis 1978 et une augmentation de 20 % de la quantité d'algues entre 2010 et 2019.

Ces chiffres sont inquiétants dans la mesure où les récifs coralliens sont des écosystèmes particulièrement riches qui abritent plus d'un quart des espèces marines, constituent une source de protéines très importante et entrent dans la composition de certains médicaments. Les chercheurs estiment à plusieurs millions le nombre de personnes qui en dépendent, que ce soit pour se nourrir, pêcher ou se protéger des tempêtes.

Des récifs capables de résilience

Le tableau brossé par cette étude n'est toutefois pas tout noir. « Certains récifs montrent une remarquable aptitude à rebondir, ce qui donne de l'espoir pour la reconstitution future des récifs dégradés », positive Paul Hardisty. Dans le Triangle de corail de l'Est asiatique, qui abrite environ 30 % des récifs mondiaux, la couverture en coraux durs a augmenté entre 1983 et 2009. Globalement, un rétablissement partiel de la couverture corallienne a été observé en 2019. « Cela indique que les récifs coralliens sont encore résilients : avec la diminution des pressions qui s'exercent sur ces écosystèmes cruciaux, ils auront la capacité de se reconstituer, peut-être en l'espace d'une décennie, en récifs sains et riches semblables à ceux qui prévalaient avant 1998 », concluent les auteurs de l'étude.

 
Nous n'avons plus le temps : nous pouvons rétablir ces récifs et inverser la tendance à la disparition, mais nous devons agir maintenant  
Inger Andersen, directrice exécutive du Pnue
 
Mais encore faut-il avoir la capacité à faire baisser la pression liée au réchauffement climatique. « Nous n'avons plus le temps : nous pouvons rétablir ces récifs et inverser la tendance à la disparition, mais nous devons agir maintenant », avertit Inger Andersen, directrice exécutive du Programmes des Nations unies pour l'environnement (Pnue). Deux opportunités proches sont données pour agir : la COP 15 sur la biodiversité, à Kunming (Chine), et la COP 26 sur le climat, à Glasgow (Écosse).

« Les décideurs auront l'opportunité de démontrer leur leadership et de sauver nos récifs coralliens, mais cela ne sera possible que grâce à des décisions ambitieuses », prévient la directrice de cette organisation onusienne.

Réactions1 réaction à cet article

 

Dommage qu'on ne comptabilise pas les pseudo coraux qu'on trouve en Vendée sur st hilaire et sans doute toute la côte atlantique
Ce sont des vers qui s'agglutinent récupérant calcaire et sable fin, les crabes y creusent leurs niches, et ça aurais besoin d'être protégé.

pemmore | 06 octobre 2021 à 10h12
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Laurent Radisson

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

TD-Diver & Baro-Diver : sondes / surveillance des eaux souterraines SDEC