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EDF EN et First Solar s'associent pour construire une usine de panneaux photovoltaïques en France

EDF EN et First Solar ont décidé de construire une usine de panneaux photovoltaïques à couche mince en France qui ouvrirait ses portes en 2011. Elle approvisionnerait les centrales solaires d'EDF EN et pourrait s'implanter à Saint-Auban.

Energie  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
   
EDF EN et First Solar s'associent pour construire une usine de panneaux photovoltaïques en France
Panneaux de First Solar en Allemagne
© First Solar
   
L'énergéticien EDF Energies Nouvelles et le fabricant américain de panneaux photovoltaïques First Solar ont signé aujourd'hui un accord en vue de construire une usine de panneaux solaires en France pour un investissement de 90 millions d'euros. Avec une capacité de production de 100MWc par an, cette usine produira des panneaux développés par First Solar et reposant sur la technologie des couches minces utilisant du tellure de cadmium comme semi-conducteur et non du silicium. Ces panneaux sont destinés à équiper les centrales solaires de l'énergéticien français.

D'après le contrat conclu entre les deux partenaires, First Solar construira et exploitera l'usine tandis qu'EDF Energies Nouvelles financera la moitié des dépenses d'investissement et des coûts de démarrage de l'usine et bénéficiera, pour son propre approvisionnement, de la totalité de la production du site pendant les dix premières années. Cet accord représente une étape clé dans la stratégie de notre groupe qui a l'ambition d'être un leader mondial de l'énergie solaire, a déclaré Pâris Mouratoglou, président du Conseil d'Administration d'EDF Energies Nouvelles. Le groupe s'est en effet donné pour objectif d'installer 500MWc de capacité photovoltaïque pour son compte d'ici 2012. Après la centrale solaire de Narbonne de 7,1 MWc inaugurée en décembre 2008, EDF EN a lancé la construction de plusieurs autres centrales : 4,1 MWc à Manosque (04), 5,2 MWc à Saint-Tulle (04), 26 MWc à Le Gabardan (44), 15,3 MWc à la Réunion et 12 MWc sur la communauté urbaine Creusot-Montceau (71).

Pour Mike Ahearn, président et directeur général de First Solar, cet accord est l'occasion de consolider son action avec EDF EN avec qui il a déjà réalisé plusieurs projets, et de renforcer sa position au sein du marché français : la décision d'investir en France est un acte de foi en le marché français et son grand potentiel. L'industriel américain a surtout vanté les mérites du Grenelle de l'environnement et du cadre réglementaire favorable mis en place en France. Mike Ahearn est ainsi convaincu que la France est un pays où les acteurs du solaire vont vouloir travailler dans les années à venir.

Présent à la signature de l'accord, le ministre du développement durable Jean-Louis Borloo n'a pas caché son enthousiasme : je salue la décision d'EDF Energies Nouvelles et First Solar d'investir et de créer des emplois en France dans le solaire, qui connaît actuellement un véritable décollage grâce au Grenelle Environnement. La bataille des filières industrielles est lancée, a-t-il rajouté.
Les professionnels du photovoltaïque ont également fait part de leur satisfaction : la mise en place du nouveau tarif d'achat en 2006 et les mesures de soutien à long terme de la filière prises et annoncées permettent aujourd'hui l'éclosion d'une véritable industrie française : d'une dizaine de sites de production sur toute la chaîne de valeur en 2004, la filière en compte aujourd'hui près de 70, commente le groupement SOLER du Syndicat des Energies Renouvelables.

Premier pas vers une filière industrielle renforcée ?

La France a en effet bien besoin de renforcer sa filière. Selon une étude du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) publiée en avril 2009, la partie amont de la filière française est particulièrement atrophiée au profit de l'aval. Par conséquent, le développement du parc français profite d'abord aux fabricants allemands, chinois et japonais de cellules et modules. Même constat dans le récent rapport d'informations du député Serge Poignant : la présence française sur le marché mondial apparaît à l'heure actuelle plus que limitée en termes de volume de production.

La création de l'usine EDF EN/First Solar est un premier pas vers une filière plus solide même si le cabinet PwC n'est pas très optimiste pour cause de crise du crédit. Ce phénomène [d'atropinisation de l'amont] s'accentuera en 2009 sous le double effet de la baisse de prix des modules et le « credit crunch » qui rendront les investissements difficiles et la visibilité limitée, explique le cabinet dans son rapport. Le cas du projet Silicum de Provence (SILPRO) en est un exemple.

Officiellement lancé en 2007, ce projet devait aboutir à la construction et à l'exploitation d'une usine de silicium raffiné, destiné à l'industrie solaire photovoltaïque. Confronté à de graves difficultés financières, le projet a été placé en redressement judiciaire en mars dernier. Ce matin, une réunion dédiée à l'avenir industriel de la vallée de la moyenne Durance organisée à l'Elysée avec les investisseurs, parlementaires et élus locaux n'a, semble-t-il, pas permis de débloquer la situation. Selon l'Elysée, l'agence française des investissements internationaux (AFII) reste mobilisée sur la recherche d'investisseurs pour un projet industriel de production de silicium à proximité du site Arkema de Saint Auban, bien que cette recherche n'ait pas pu aboutir sous la forme d'une reprise du projet SILPRO.

Pour rassurer les acteurs de la région, le gouvernement a présenté le projet EDF EN/First Solar et entend se mobiliser pour que cette usine s'implante en moyenne Durance à proximité de Saint Auban. L'État apportera l'appui de la prime à l'aménagement du territoire et un soutien à l'embauche et à la formation, précise l'Elysée. La reconversion des anciens d'Arkema déjà promise par le projet SILPRO est également évoquée pour cette nouvelle usine.
Mais selon les deux industriels, le lieu d'implantation de l'usine ne sera décidé que dans les prochains mois pour une mise en service en 2011.

Réactions23 réactions à cet article

 
panneaux au tellure et au sulfure de cadmium

le cadmium et ses composés sont des matières hautement dangereuse et cancérigène( voir fiche de toxicité n°60 de L'INRS )
appât du gain est plus fort que l'écologie sous prétexte de produire de l'energie renouvelable

energiepropre | 25 juillet 2009 à 12h51
 
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Re:panneaux au tellure et au sulfure de cadmium

Le tellurure de cadmium est un composant stable, avec ces panneaux on est donc en train de neutraliser le cadmium entre deux tranches de verre alors qu'auparavant on s'en débarassait en décharge ou en pleine nature (le cadmium est un coproduit de l'extraction de zinc on se retrouve donc chaque années avec des quantités de cadmium dont on ne sait que faire).

Comment propager des rumeurs en se faisant passer pour un écologiste...

Tilleul | 27 juillet 2009 à 16h45
 
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Re:Re:panneaux au tellure et au sulfure de cadmium

On oublie de parler du sulfure de cadmium contenu dans les panneaux de chez FIRST SOLAR.
Du point de vue de la santé et de la protection des travailleurs, l'exploitation de la future usine nécessitera une surveillance accrue par la Drire. De plus, du point de vue de la sûreté, le stockage, le transport, le chantier et l'exploitation poseront toujours un risque important vis à vis de l'incendie. Devant un tel accident, les pompiers interviendront avec des appariels respiratoires étanches et autonomes. Mais quid du voisinage?

energiepropre | 28 juillet 2009 à 10h18
 
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Re:Re:Re:panneaux au tellure et au sulfure de cadm

Et donc c'est le moment de la discussion où il est temps de sortir les sources scientifiques...

Comme par exemple :
"Could CdTe PV Modules Pollute the Environment? -- V.M. Fthenakis et. al., National PV EH&S Research Center ", "CdTe Photovoltaics: Life Cycle Environmental Profile and Comparisons" --V.M. Fthenakis, et. al. CLCA, Columbia University

sur le net voir ici :

http://www.nrel.gov/pv/cdte/pdfs/cdte_lca_review1.pdf

Le Brookhaven National Laboratory a conduit des tests d'incendie sur les panneaux CdTe d'où il ressort que la température de vaporisation du CdTe est inférieur à celle d'un incendie classique (type incendie résidentiel) et même quand on arrive à dépasser la température de vaporisation (ce qui suppose un feu chimique nourri et entretenu de façon artificielle dans des conditions qui ne peuvent arriver sur une centrale photovoltaique à moins d'une attaque terroriste particulièrement vicieuse et bien préparée!) le verre va fondre et empêcher la majeure partie de la diffusion...

En ce qui concerne le cadmium la fumée de cigarette présente plus de risque. Maintenant si vous nous disiez pourquoi vous souhaitez tellement propager ce genre de rumeur ?

Tilleul | 29 juillet 2009 à 20h54
 
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Un fabricant américain???

Bonjour,
Je ne comprends pas l'intérêt de faire appel à un fabricant américain pour ces panneaux solaires? Est-ce une volonté de Talonnette-à-Réaction? Les allemands n'ont-ils pas assez de fabricants?

D'autre part, avec tous les milliards investis par EDF dans les groupes anglais et US de nucléaire, pourquoi EDF n'a t-il pas investis quelques dizaines de millions pour se payer un fabricant de panneaux? La stratégie d'EDF implique t’elle de ne pas investir dans la fabrication d'unité de production électrique? Toujours est-il que le choix du fabricant américain me laisse sans voix. Que de mauvaises affaires les français ont-ils fait avec eux (Alcatel-Lucent ou NYSE-Euronext pour ne citer que 2 exemples).

ric | 30 juillet 2009 à 09h54
 
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EDF EN et First Solar s'associent pour construire.

ou sera la concurrence dans quelques années car ce que personne ne se doute c'est que EDF prend des parts dans toutes les sociétés produisant de l'électricité et chez les fabricants de matériels de production électriques ,ce qui fait que EDF bloque la concurrence et a la main mise sur tout le processus électrique

calidero | 30 juillet 2009 à 22h28
 
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Re:Re:Re:panneaux au tellure et au sulfure de cadm

Pour avoir travaillé sur le sulfure de cadmium, je peux vous dire qu'une fois déposé et encapsulé sous verre, ce matériau est parfaitement stable et ne présente aucun risque toxique. Pas plus que son cousin CdTe. Le risque existe lors de la fabrication du panneaux (et je vous assure qu'EDF ne blague pas avec la sécurité), et lors du recyclage, qui peut être un peu délicat, ce qui explique qu'EDF recherche activement des matériaux alternatifs au cadmium (en cours de développement). En revanche, la période d'utilisation proprement dite est sans danger.

Anonyme | 31 juillet 2009 à 10h38
 
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Re:Re:Re:Re:panneaux au tellure et au sulfure de c

Avec l'amiante, on a déjà tenu ce type de discours, mais le zéro accident n'existe pas. OK, la matière est emprisonnée entre 2 feuilles de verre. Et alors!!!, les incendies pourront se produire lors du transport des panneaux avec un accident de la route, lors de son stockage ou si votre centrale est à proximité d'un aéroport, un avion peut s'écraser ( plusieurs projets de grande dimension sont envisagés à côté des aéroports ). Certains projets vont se faire en Corse où se produisent 200 à 250 explosions par an. ( à moins de payer l'impôt "révolutionnaire") etc, etc... puisque il y a de grands spécialistes de la sûreté de fonctionnement dans ces grands sociétés, ils peuvent travailler sur le sujet ou alors attendons le premier accident, à mon avis, il vaut faire de la prévention que de la sécurité car lorsqu'on appelle le 18, il est trop tard.
De plus, les états-unis ont trouvé un bon moyen de ce débarrasser de leur cadmium en l'exportant chez nous.
Depuis la fermeture de METALEUROP, existe-t-il une usine qui produit du CADMIUM en France?

energiepropre | 05 août 2009 à 21h53
 
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Re:Un fabricant américain???

L'intérêt n'est en réalité qu'économique. le marché du photovoltaïque est à 90 % au silicium et la matière est très chère. Par contre le cadmium ne vaut rien et FIRST SOLAR est le principal acteur mondial pour la fabrication de panneaux au TELLURE de CADMIUM. En ce qui concerne EDF, en réalité, il ne faut pas confondre EDF historique et EDF EN qui est une société rachetée spécialisée dans l'éolien de très petite taille par rapport à EDF : ce n'est simplement qu'une vitrine "energies renouvelables" pour EDF. N'oublions pas que l'éolien, par exemple, ne représente que 1% de la production d'électricité en France. Aujoud'hui, le vrai marché de EDF: c'est l'électricité nucléaire et l'électricité au gaz avec 2600 MW de centrales thermiques passées au gaz.
Alors le photovoltaïque, aujourd'hui,c'est anecdotique même par rapport à l'éolien.

energiepropre | 05 août 2009 à 22h11
 
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Re:Re:Re:Re:panneaux au tellure et au sulfure de c

Comme dit le dicton normand: le papier ne refuse pas l'encre.
Moi, je préfère les organismes indépendants qui font autorité sur notre territoire national comme l'INRS Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. Les rapports et les fiches de toxicité de l'INRS sur le CADMIUM et ses composées ne sont pas contestables. Si vous vous voulez prouver quoi que ce soit: alors faîtes tester vos panneaux par INRS.

energiepropre | 06 août 2009 à 09h09
 
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Re:Re:Re:Re:Re:panneaux au tellure et au sulfure d

Calmons-nous... Ai-je dit que le risque était nul ? En aucun cas. Simplement, le risque présenté par ces panneaux est faible. Et le matériel est d'une grande solidité, car les critères de test utilisés sont ceux en vigueur pour une utilisation spatiale du panneau (résistance à la poussée du démarrage de l'orbiteur, résistance aux chocs multiples, aux radiations...) Quant à la série de cataclysmes que vous mentionnez... Croyez-vous sincèrement que les sociétés productrices ne font pas plancher leurs responsables sécurité sur le problème ?
Par ailleurs, comme je le mentionnais plus haut, EDF travaille depuis plusieurs années déjà sur des composés alternatifs tels que le sulfure de zinc, bien moins toxique, mais aussi beaucoup plus capricieux à utiliser.

Anonyme | 06 août 2009 à 09h54
 
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Re:Re:Un fabricant américain???

"le vrai marché de EDF: c'est l'électricité nucléaire et l'électricité au gaz avec 2600 MW de centrales thermiques passées au gaz."

Correction : le gaz est très minoritaire dans le mix énergétique actuel (bon moins que l'éolien et le photovoltaïque, certes, mais n'exagérons pas le poids du gaz). Le deuxième poste après le nucléaire (83%) est l'hydraulique (7%).

Bon, après, avec l'emprunt public d'EDF pour financer de "nouvelles centrales" on peut craindre que le gaz ou pire, le charbon, se développent au détriment d'énergies peu carbonées, soient-elles renouvelables ou nucléaire, mais d'ici à ce que le gaz passe en deuxième position...

Umwelt | 11 août 2009 à 13h24
 
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Déprimant. Je veux du thermique !

Décidément, EDF s'obstine sur la mauvaise voie. Avec ses résistances contre les boîtiers de contrôle de la consommation électrique, sa décision de construire des centrales thermiques plutôt que des STEP, ce développement du photovoltaïque est encore une ineptie.

Pour rappel, une tep photovoltaïque génère 316 kg eqCO2 contre seulement 32 pour l'éolien, 19 pour le nucléaire, 13 pour l'hydraulique, soit dix à trente fois plus. Bon, ok, ça reste 2 à 4 fois moindre que le gaz ou le charbon (respectivement 651 et 1123), mais dans la mesure où notre électricité est essentiellement produite par du nucléaire et de l'hydraulique, passer au photovoltaïque est une aberration. (Pour les données chiffrées, je vous recommande le site de Jean-Marc Jancovici, père du Bilan Carbone, ou encore le site de l'ADEME)

Il faudrait améliorer le procédé pour le rendre moins émissif (la purification du silicium est une catastrophe sur le plan des émissions en GES), régler le problème de pollution (même conditionnés de manière adéquate pour éviter les pertes en métaux lourds, les panneaux PV ne sont pas à l’abri d’une grêle, loin de là, si on veut les utiliser, ils seront les premiers à trinquer) et rendre le rendement acceptable… C’est pas gagné, d’autant que cela demande énormément de temps et d’argent (recherche). A côté de ça, le nucléaire et l’éolien sont écrasants (l’hydraulique moins, car son potentiel de développement est déjà presque saturé).

Vous voulez faire du solaire ? Dans ce cas faites du thermique. Là, vous réduisez vos émissions en GES. Non seulement le rendement du thermique est nettement meilleur que celui du PV, mais en plus, le chauffage de l’eau par électricité est une aberration thermodynamique, et très émissif par gaz ou autre. Pour un prix sans doute inférieur, un panneau thermique aura donc un intérêt bien supérieur sur le plan environnemental qu’un panneau PV : réduction d’une consommation idiote d’électricité, ou d’émissions superflues de GES.

Quand je pense qu’EDF doit racheter au prix fort du PV… j’en frise. A mon sens, c’est du pur gâchis. Il manquerait plus que j’apprenne qu’ils veulent financer la construction de centrales PV au lieu de centrales nucléaires, de STEP ou d’éoliennes off-shore, et je déménage en Norvège (électricité 100% hydraulique, que peut-on dire de plus ?)

Umwelt | 11 août 2009 à 14h41
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:panneaux au tellure et au sulfur

Le débat est intéressant, d'autant que, n'étant pas spécialiste, je m'interroge sur les avantages et défauts comparés des technologies PV en couches minces, notamment entre les filières CdTe et CI(G)S. A lire les différents forums, on a du mal à se faire une idée claire, que ce soit en matière de performance ou de toxicité des composants.
Ceci étant, il est peut être quelque peu dérisoire de gaspiller de l'énergie cérébrale (la plus précieuse!) à polémiquer sur l'impact toxique de produits dont quelques tonnes seront utilisées chaque années, (et dont tout au plus quelques kilos peuvent se trouver libérés dans l'environnement), alors que dans le même temps (et depuis des décennies), des milliers de tonnes de déchets nucléaires transitent sur nos toutes et nos voies ferrées, sans que cela inquiètent outre mesure ni nos responsables politiques ni l'opinion publique, hormis quelques écologistes enragés…

moudiblouz | 19 août 2009 à 10h29
 
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Re:EDF EN et First Solar s'associent pour constru.

Comme il vont déposer leur bilan bientôt avec leur gestion calamiteuse actuelle, ce n'est pas trop grave... Si en fait c'est extrêmement grave et tu as raison de le souligner.

Pinoc | 19 août 2009 à 18h38
 
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Re:Déprimant. Je veux du thermique !

Je crois que tu peux déménager tout de suite si tu te renseignes un peu sur le bilan CO2 réel du nucléaire. Tes chiffres (ceux de Janco) sont tout simplement faux. Il y manque comme d'habitude, le bilan de l'extraction (ça ne se passe plus chez nous, c'est vrai on s'en fout), le bilan de la construction et bien évidemment celui du démantellement (là on explose les compteurs).
Sorry, le nuke est une infamie et il faut le dire.

Pinoc | 19 août 2009 à 18h45
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:panneaux au tellure et au sul

ok, vous avez raison, la production annuelle de CdTe est limitée à 250 tonnes par an et ne représente un potentiel d'environ de 1200 MW par an. Ce qui démontre que la filière est très limitée.
Cela étant dit après le nucléaire, l'amiante, etc,etc inutile d'importer du CdTe américain en France. De plus, cette technologie ne progresse plus depuis plusieurs années en terme de rendement. il faut regarder, maintenant vers les technologies au silicium amorphe en couches minces comme la société française SOLCIA qui se développe sur la base du travail de centres de recherche français. (école polytechnique, etc...) avec des emplois à la clé en France pour les usines de production.
Pour le nucléaire d'ETAT, on ne peut pas grand chose. Pour changer quelque chose, il faudra développer des centrales à base de pile à combustible couplé vers une turbine à gaz ( SOFC-GT ) dans un cycle JOULE BRAYTON dont le rendement est 2 fois supérieur au nucléaire. Mais à cause du lobby nucléaire, il faudra acheter la technologie aux US, en ALLEMAGNE ou au ROYAUME UNI ENCORE une fois.
Pour les idées reçus, la propagande affirme que l'electricité française est la moins chère d'Europe. mais elle reste de 40% plus chère qu'aux US. IL y a donc de la marge pour être compétitif et je ne suis pas sur qu'en Europe les energéticiens soient prêts en une concurrence franche et non faussée.

energiepropre | 20 août 2009 à 10h53
 
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Re:Déprimant. Je veux du thermique !

Le CdTe n'est pas du silicium, l'impact de ces panneaux est très inférieur aux technologies Si, celui-ci rembourse très vite le cout énergétique de sa production.
Par ailleurs, comment se désoler qu'une filière industrielle s'installe en France et recrée des emplois ??
Bon déménagement.

Burnch | 25 août 2009 à 16h20
 
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CdTe vs Silicium

Bonjour

Pourquoi developper une filiere CdTe qui outre les risques de pollution évoqués ci-dessus, reste une technologie avec un rendement surfacique inférieur au silicium cristalin ...

Merci pour vos réponses.

WASTELIER | 29 août 2009 à 11h38
 
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Re:Re:Déprimant. Je veux du thermique !

Désolé pour le retard de réponse, je ne l'avais pas reçue, et c'est en traînant sur internet que je l'ai vue. Suite à un problème technique, ma réponse a été effacée, donc voici un résumé.

Je trouve assez précipité et imprudent de votre part de dire des chiffres avancés par un expert en matière d'énergie sont faux. Si on enlève tout ce que vous dites, il ne reste plus que la réaction nucléaire en elle-même, qui ne produit PAS de CO2. On peut toujours s'inquiéter sur le cycle combustible (extraction, transport, enfouissement), mais comme les réactions nucléaires libérent des milliers de fois plus d'énergie que leurs cousines chimiques, ramené au kWh produit, c'est négligeable. Reste la construction et le démentellement, certes plus importants pour le nucléaire que le fossile, mais encore une fois, ramené au kWh, ça devient vite négligeable. C'est mathématique : Emission = Construction et autres intrinsèques + Densité énergétique*émission par kg.

Ramenez les émissions au kWh produit, et très vite, la centrale nucléaire pulvérise les scores ; ce n'est rien de plus qu'une étude de fonctions linéaires de 4e. Libre à vous de dire que les maths sont une infamie, mais alors vous n'auriez pas votre place dans une conversation sérieuse sur l'avenir énergétique et climatique.

Umwelt | 20 octobre 2009 à 21h04
 
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Re:Re:Re:Déprimant. Je veux du thermique !

Je ne vous entend pas parler du traitement des dechets du nucleaires. Aujourdh ui on ne les traitent pas on les vitrifie et les met en sol. Combien de milliers d annees a attendre que ces dechets ne soient plus une menace pour l environnement?
Vous penser reellement que ce probleme apparait dans le prix du kWh de l'electricité?

Jay | 02 novembre 2009 à 17h09
 
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Re:Re:Re:Re:Déprimant. Je veux du thermique !

Je suis tout à fait d'accord avec vous sur la gravité du problème posé par les déchets nucléaires. C'est en effet un fardeau conséquent à transmettre aux générations futures, et ce pour des siècles. Mais il en va de même pour un climat détraqué. En outre, alors que les déchets nucléaires seront à la charge des seuls pays assez riches pour avoir pu s'offrir des centrales, les changements climatiques frapperont tout le monde, riche ou pauvre, alors que seuls les riches sont la source du problème.

Cet argument peut paraître curieux, mais je préfère transmettre des déchets très dangereux, certes, mais très bien conditionnés, à des personnes qui auront les moyens de les gérer, plutôt qu'un climat détraqué, pollué aux fossiles et en pénurie d'énergie, avec tous les énormes problèmes environnementaux, économiques, sociétaux et politiques (misère, guerres, etc.) que cela engendrera.

En outre, vous parlez de déchets nucléaires qui sont une menace pour l'environnement. J'apporte ici une petite correction : "menace pour les espèces évoluées". L'homme en fait partie, certes, mais les insectes, les végétaux, et un nombre certain de formes de vie sont totalement indifférentes aux radiations nucléaires. Ainsi, le site de Tchernobyl et les alentours, inexploitables par l'homme, sont devenus une réserve naturelle que son plus grand prédateur ne peut plus souiller. Je ne nie pas la gravité des accidents nucléaires (si rares soient-ils : deux dans l'histoire) ou du poids des déchets nucléaires ; je dis juste qu'ils ne sont pas aussi dangereux que vous le dites. L'environnement contaminé par ces déchets ne meurt pas ; il devient juste inexploitable pour l'homme (donc inexploité, ce qui pourrait être heureux pour lui, remarquez). D'autres pollutions dues à l'agriculture intensive, l'industrie, en revanche, non seulement nous nuisent, mais en plus altèrent réellement l'environnement. Je me soucie personnellement beaucoup plus de ces pollutions générées sans que personne ne s'en offusque (qui se plaint de ce qu'on ne puisse plus pêcher dans le Rhône à cause des PCB, des marées vertes en Bretagne, alors que pour régler le problème, il faudrait réduire notre consommation de viande ?), que de déchets si scrupuleusement surveillés et maîtrisés que les déchets nucléaires.

Entendons-nous bien, je ne dis absolument pas que le nucléaire est la solution miracle aux problèmes de l'humanité. Je dis que je le préfère infiniment au charbon, au pétrole et au gaz. Ses déchets, on les conditionne et on les surveille de très près, alors que les centrales thermiques classiques polluent allègrement sans que personne ne dise rien. De fait, la mortalité due aux pollutions, exploitations, incidents, etc, de ces filières est très supérieure à celle du nucléaire.

Enfin, la recherche avance de plus en plus pour assurer un recyclage de plus en plus important du combustible nucléaire (dont on n'utilise que le U235, soit moins de 1% de la masse; la perspective 2050 est l'exploitation des 99% d'U238, avec la surgénération et les réacteurs à neutrons rapides). La petite minorité de déchets très dangereux pourra, par la suite, être détruite dans un réacteur spécifique, au lieu d'être vitrifiée. Je ne vois rien qui l'empêche, si ce n'est une limite technique que la recherche tend justement à franchir.

Pour conclure sur le nucléaire, les interrogations que beaucoup soulèvent à son sujet sont légitimes, mais ont déjà des réponses, et en trouveront toujours plus à l'avenir. Cependant, beaucoup ignorent ces réponses car ne sont pas correctement informés de la situation. Ayant moi-même longtemps été tracassé, comme vous, par le problème des déchets, j'ai vite révisé mon jugement devant la comparaison entre les ressources à mobiliser pour le nucléaire, pour les EnR et pour les fossiles, pour répondre à la demande énergétique mondiale. Je pense qu'une production d'électricité tournant autour d'un nucléaire durable (pour la consommation constante) et d'énergies renouvelables (pour l'appoint), est une solution très intéressante.

Quant au photovoltaïque, ma sévérité à son égard est surtout dûe à son faible rendement énergétique (15%), et les pollutions générées par sa construction, qui, ramenées au kWh produit, donnent au PV une position très médiocre face aux autres EnR et au nucléaire. On gagnerait plus, pour réduire notre consommation d'électricité, de gaz, ou de fioul, à installer un chauffe-eau solaire, que du PV. Ceci dit, comme le souligne très bien Serge Poignant dans son rapport (que je vous invite chaleureusement à lire), installer du PV sur des sites à dépolluer (pas de concurrence avec l'agriculture, la forêt, financement de la dépollution, via les plantes, etc.) ou sur des toitures (si pas de concurrence avec un usage thermique plus approprié) serait une perspective très intéressante. J'avoue ne pas y avoir pensé. Utilisé dans ces conditions, le PV gagne un intérêt que je ne lui avais pas trouvé, le comparant toujours au nucléaire, alors que, comme ce que je reproche aux anti-nucléaires, je devrais le voir comme un obstacle aux fossiles.

Cordialement.

Umwelt | 03 novembre 2009 à 13h04
 
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bonjour
voila j'ai 40ha de terre en haute Garonne et idéal pour y mettre une centrale au sol ( La haute Garonne ce dit Socialiste écologique)
si vous avez de l'argent et les moyens politique pour faire bougé les chose elle est à vendre.
Le maire de cette commune est plutôt favorable.. Merci

rico | 26 mars 2011 à 08h06
 
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