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Eolien offshore : les compétences requises pour la maintenance tardent à se faire connaître

Les compétences requises pour l'exploitation des éoliennes en mer n'ont toujours pas été spécifiées par les industriels. Les premières installations doivent démarrer en 2018 à Saint-Nazaire. En Pays de la Loire, les acteurs des Energies Marines Renouvelables (EMR) tentent d'accélérer le pas.

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com
Eolien offshore : les compétences requises pour la maintenance tardent à se faire connaître

A la veille de Thetis EMR, convention internationale des énergies marines renouvelables qui s'est tenue les 20 et 21 mai à Nantes, les Pays de la Loire ont lancé le West Atlantic Marine Energy Center, un centre de compétences pour accélérer le développement de la filière EMR dans la région. Ce partenariat académique, industriel et territorial (Ecole centrale de Nantes, Université de Nantes, Ifremer, Alstom etc) a ainsi été créé pour mobiliser les acteurs de la recherche, de la formation mais aussi du transfert de technologies afin de créer un éco-système complet pour les industriels du secteur implantés ou qui souhaiteront s'implanter dans la région. Les premiers parcs éolien offshore devraient démarrer en 2018 à Saint-Nazaire. Des milliers d'emplois sont à la clé et les acteurs veulent être au rendez-vous.

La France dispose-t-elle des compétences pour l'installation et la maintenance des parcs en mer ? Pas pour le moment, en tout cas pas pour la partie exploitation. Une étude sur les perspectives pour l'emploi et la formation du Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) pointe la nécessité d'anticiper ces aspects au risque de se retrouver avec des métiers en forte tension au moment du démarrage. D'autant plus qu'il n'existe pas pour le moment de formation exclusivement dédiée aux EMR en France.

Dans le calendrier annoncé pour Saint-Nazaire, porté par le consortium EDF Energies Nouvelles, Dong Energy, Nass&Wind Offshore et Alstom, 2016 devrait être l'année de la construction et de l'installation des parcs en mer. Pour le moment, Alstom a démarré son usine d'assemblage de nacelles et d'aérogénérateurs mais sa production n'est dédiée qu'à l'export en attendant le feu vert des autres partenaires. A plein régime, cette usine devrait produire 100 machines par an avec un total de 300 salariés. Deux autres unités implantées à Cherbourg, dans la Manche, destinées à la fabrication des pales et des mâts, devraient compléter le dispositif industriel. Pour la partie construction ou maîtrise d'ouvrage, les compétences requises ne devraient pas poser de réels soucis. Elles sont proches de celles que l'on retrouve dans d'autres secteurs industriels : câbleurs, soudeurs, électriciens… Toutefois une formation additionnelle aux spécificités de l'offshore, même pour ces métiers, sera nécessaire.

Pour ce qui est de l'exploitation prévue pour 2018, les besoins sont encore flous. Une chose est toutefois certaine : il va falloir s'adapter à l'environnement marin et ses dangers. Intervention sous-marine, surveillance des câbles immergés, matelots mécaniciens… autant de compétences qui nécessitent une connaissance de la mer. Avec une expérience dans l'Oil & Gas et l'extraction minière sous-marine, la France possède déjà un savoir-faire dans l'économie maritime. Cependant, la complexité des machines est telle qu'une mutation des techniciens de l'éolien terrestre vers l'offshore n'est pas envisageable sans réelle préparation. D'après l'association France Energie Eolienne, des dispositifs comme pôle Emploi et Greta se tiennent prêts mais ils attendent d'en savoir plus auprès des industriels. Ces derniers ont apparemment privilégié des formations en interne mais ils sont invités à également communiquer sur leurs fiches métiers pour renforcer la coordination inter-régionale et permettre à une filière de réellement naître en France.

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