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Lancement d'une étiquette énergie pour les fenêtres et les portes

Energie  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

L'Union des fabricants de menuiseries extérieures (UFME) et la Chambre syndicale des fabricants de verre plat (CSFVP) ont lancé le 18 avril une étiquette énergie pour les portes et les fenêtres.

"Fruit d'une démarche commune des deux organisations professionnelles", l'étiquette "Energie Menuiserie" doit permettre au consommateur d'évaluer "simplement" la performance énergétique et le confort d'été des produits et ainsi de choisir sa fenêtre ou sa porte (menuiserie et vitrage) "la mieux adaptée à son logement", en fonction de son implantation géographique, a expliqué Jacques Bordat, délégué général de la CSFVP, dans un communiqué.

   
Exemple d'étiquette énergie "fenêtres et portes" © UFME
 
   


Cette étiquette est positionnée sur le marché de la rénovation pour le logement résidentiel et s'applique aux fenêtres (verticales ou de toit) et aux portes d'entrée, quel que soit le matériau (Aluminium, Bois, PVC ou mixte), ont précisé les syndicats.

Elle a été établie sur la méthode baptisée e2mf, basée sur des calculs thermiques dynamiques des besoins énergétiques (chauffage, refroidissement) sur un bâtiment de référence et "prenant en compte des menuiseries extérieures représentatives du marché". Cette méthodologie "exprime les besoins en énergie du bâtiment par des régressions linéaires, fonction des propriétés de la fenêtre". Au vu des équations pour simplifier l'étiquette finale, il a été décidé de regrouper les zones climatiques de la règlementation thermique 2012 en trois zones pour la France métropolitaine, expliquent les professionnels.

Les performances en matière de consommation énergétique sont affichées sur une échelle de A à G (de vert à rouge) : A étant le plus performant et G le moins. Une échelle de dégradés bleus détermine, de son côté, le niveau d'impact sur le confort d'été et les besoins de refroidissement. Deux coefficients de transmission thermique des fenêtres (Uw) et des portes (Ud) indiquent également le niveau de leurs performances d'isolation. Plus il est bas, plus la fenêtre ou la porte est isolante. Un facteur solaire (Sw) précise aussi "le niveau d'apports solaires gratuits".

Cette étiquette s'inscrit dans le contexte réglementaire européen (Directive européenne 2010/30/UE) d'un étiquetage des produits liés à la consommation d'énergie à l'horizon 2014, ont rappelé l'UFME et la CSFVP.

"Nous avons souhaité anticiper la mise en place de cet étiquetage en proposant une étiquette adaptée à la diversité des zones climatiques françaises et permettre ainsi au consommateur de disposer d'un outil simple et lisible pour limiter la consommation énergétique de son habitat. En 2013, ce sont plus de 2 millions de fenêtres qui porteront l'étiquette Energie Menuiserie", estime Jacky Benoist, Président de l'UFME.

Réactions1 réaction à cet article

 

Erreur ou tromperie ?

La démarche d’étiquetage n’est pas inintéressante mais elle va venir en plus de l’étiquette CE /RPC obligatoire à partir du 01/08/2013.
Lorsqu'on creuse un peu et qu'on utilise l'outil en ligne sur le site de l'UFME, on se rend vite compte que l'objectif est de nous faire croire qu'une menuiserie avec un Uw = 1.4 est excellente puisqu'elle est classée en A dans les 3 zones climatiques, avec Uw = 1.6 elles obtiennent encore un classement en B !
L' outil de calcul n'est par ailleurs pas cohérent avec l’objectif de performance thermique prenant en compte, au maximum le solaire passif.
Voici un exemple :
fenêtre Uw = 0.8
Sw = 0.6
Tl = 0.72
Nous obtenons une classe A/A/A quant à l’efficacité énergétique c’est normal..... mais un mauvais classement en confort d’été B/D/F.
Pour obtenir un très bon classement en confort d’été le facteur solaire doit être "écrasé" avec une valeur Sw = 0.2,
C’est déconnant ! Cas général avec le triple vitrage nous avons un couple g =50% / Ug = 05, mais souvent les thermiciens nous demandent g=60% / Ug = 0.7, perdre un peu d'efficacité thermique pour gagner en apports solaires au moins au sud.
Le confort d’été ne se gère pas de cette façon mais avec des systèmes type BSO.
J'espère que ce n'est qu'une erreur et que l'UFME la rectifiera rapidement
Michel LARONCHE

Ecobioclimatique | 30 mai 2013 à 19h21
 
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