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140 chercheurs défendent Séralini et souhaitent que les risques liés aux technologies soient pris au sérieux

Risques  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

"Il serait bien plus efficace de mettre en œuvre des recherches sur les risques sanitaires et environnementaux des OGM et des pesticides, d'améliorer les protocoles toxicologiques utilisés pour leur mise sur le marché et de financer une diversité de chercheurs dans ce domaine que de créer des affrontements entre deux camps nourris de préjugés et d'idéologies", écrivent 140 scientifiques dans une lettre ouverte publiée le 14 novembre sur le Monde.fr. Depuis la présentation, mi septembre, de l'étude du professeur Séralini sur la toxicité d'un maïs OGM et de son pesticide associé, le Round up, le débat fait rage au sein de la communauté scientifique.

Ces 140 chercheurs du CNRS, du Cirad, de l'Inra, de l'IRD etc. remettent en cause la déontologie scientifique de ceux qui ont critiqué l'étude Séralini : "Disqualifier le protocole suivi dans le cadre de cette étude revient à disqualifier du même coup les données ayant fondé les décisions d'acceptation des OGM par les experts. Il est remarquable de voir ces mêmes experts accepter (même s'ils le critiquent parfois) un protocole expérimental quand il donne des résultats qui vont dans le sens de l'acceptation d'une technique et le démolir aussi ardemment quand les résultats vont dans le sens opposé".

Tout en soulignant que l'expertise sur les risques sanitaires et environnementaux est une "activité difficile", ils appellent à retenir les erreurs du passé, citant l'exemple de l'amiante, et rappellent que "beaucoup des menaces qui pèsent sur notre planète ont été révélées par des scientifiques isolés puis confirmées par des études nombreuses venues de la communauté scientifique".

Réactions6 réactions à cet article

 

Il me semble que vous faites une lecture biaisé de cette lettre... elle ne défend pas l'étude de Séralini, mais met en évidence que cette étude n'est pas plus mauvaise ou biaisée que les études qui servent à valider les autorisation des organismes OGM dans l'agriculture et l'alimentation.

D'ailleurs cette lettre demande de nouvelles études indépendantes.

Barj | 14 novembre 2012 à 22h51
 
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Ici aussi : il est plus que temps qu'on se pose les bonnes questions et qu'on élimine des experts les brebis bien entretenues dans des conflits d'intérêt avec des états ou des groupes industriels quels qu'ils soient ......

JPA46 | 15 novembre 2012 à 06h49
 
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Enfin un soutien de poids à ceux qui défendent les lanceurs d'alertes contre certaines vérités établies et enfin la confirmation que certains scientifiques "experts" peuvent être de mauvaise foie et intellectuellement malhonnêtes lorsque le secteur pour lequel il travaillent est attaqué.

L'étude Séralini était une "escroquerie" critiquée unanimement, nous a-t-on dit ici... Il faut croire que ce n'est pas aussi simple et que la vérité que certaines multinationales veulent nous imposer, elle aussi ne fait pas l'unanimité.

La prudence et la transparence que de simples citoyens réclamaient ici à propos de OGM et de leur sois disant totale innocuité (qui n'était pas à remettre en cause pour certains) est finalement réclamée par 140 scientifiques... C'est rassurant.

jujuniep | 15 novembre 2012 à 08h39
 
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@Barj
Certes cette lettre ne défend pas, à proprement parler, l'étude de Seralini et ses collaborateurs, mais, par rapport à toutes les critiques systématiques et biaisées qui ont été faites par des "experts" dont on peut douter de l'objectivité, cette lettre est beaucoup plus "positive" en ce sens qu'elle met sur le même plan cette étude et celles menées par les firmes agroalimentaires et demande une étude plus complète. Les critiques des "experts", venant de membres de la communauté scientifique eux-mêmes, ont un poids certain dans l'opinion publique et vis à vis d'autres membres de cette communauté.

gépé | 15 novembre 2012 à 18h01
 
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Constatons aussi que lorsqu'il s'agit d'une lettre de 140 chercheurs dont les compétences et le sérieux ne sont pas à remettre en cause, on ne voit guère de messages farouchement (voire violemment) pro-OGM, mettant en avant l'ignorance et la stupidité de ceux qui ne veulent pas d'OGM dans leurs assiettes, comme on peut en lire sur les forums pour d'autres articles.

Ceux que certains appellent les anti, les rétrogrades, les ayatollah écolo... sont finalement peut être plus ouverts, plus intelligents, plus soutenus (population, chercheurs, décideurs) et peut être tout simplement plus proche de la vérité que tous ces sois-disant experts pro-OGM.

jujuniep | 22 novembre 2012 à 08h56
 
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Ce manifeste a été écrit (ou «coordonné») par M. Pierre-Henri Gouyon, chercheur mais aussi membre du conseil scientifique du CRIIGEN, et donc affligé d'un énorme conflit d'intérêt puisqu'il est co-commanditaire de l' «étude» de M. Séralini.

C'est une bouse. Mais comme mon analyse ne vous convaincra pas, je vous invite à écouter l'intervention de M. Olivier Godard, directeur de recherches au CNRS, devant l'OPECST, à:

http://www.assemblee-nationale.tv/chaines.html?media=3628&synchro=0&dossier=12

Même M. Séralini a répondu que M. Godard avait tenu un «discours qui pouvait être accepté», ne s'étant insurgé que contre la caractérisation de son «étude».

On peut être un brillant chercheur (tous les signataires ne le sont pas, loin de là, il y a quelques blanc-becs) et se laisser aller à signer un truc débile. Un truc débile qui est pure diffamation des chercheurs qui ne pensent pas comme les auteurs.

Lisez aussi les commentaires du mathématicien et statisticien Emmanuel Grenier dans le Monde

«Il serait bien plus efficace ... que de créer des affrontements entre deux camps nourris de préjugés et d'idéologies». C'est bien admettre, pour les auteurs du manifeste et les signataires (certains naïfs...) qu'ils sont un « camp[...] nourri[...] de préjugés et d'idéologies». Franchement, faut être...

Wackes Seppi | 26 novembre 2012 à 21h43
 
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