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Le bio fait son chemin… progressivement

Face à l'attente des consommateurs, la filière bio doit se structurer. Un développement des producteurs et des opérateurs est nécessaire pour répondre à la demande croissante des Français. La voie semble engagée d'après les chiffres de l'Agence bio.

Agroécologie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
   
Le bio fait son chemin… progressivement
© Richard Villalon
   
L'Agence bio avait de ''bonnes nouvelles à apporter dans un contexte agricole morose'', lors de son point annuel sur la filière biologique, le 4 février dernier. Selon son président, Pascal Gury, ''les moyens débloqués par les pouvoirs publics'' commencent à porter leurs fruits.
En 2009, chaque mois, 300 producteurs nouveaux se sont engagés dans la filière biologique, soit une hausse de 23 % par rapport à 2008. Alors qu'ils étaient 13.300 fin 2008, ils sont passés à 16.400 fin 2009. ''C'est historique, a déclaré Elisabeth Mercier, la directrice de l'agence. Ce chiffre correspond à la croissance des sept dernières années réunies !''.
Toutes les régions connaissent un tel engouement (entre + 11 et + 35%). Le Languedoc-Roussillon (+35 %), l'Ile-de-France (+33 %) et la région PACA (+ 30 %) arrivent en tête. Tous les secteurs de production sont concernés (fruits, légumes, œufs, viande…).
Mais ce développement est à relativiser. Selon les estimations de l'Agence bio, 3,2 % des exploitations françaises seraient bio fin 2009, soit 670.000 hectares au total (516.000 certifiés et 154.000 en conversion). Ce qui correspond à 2,4 voire 2,5 % de la surface agricole utile…
Les opérateurs de la filière biologique (transformateurs, distributeurs, importateurs) sont plus nombreux également : ils étaient 25.000 en 2009, soit 20 % de plus qu'en 2008. Mais la route est encore longue pour parvenir aux objectifs de 6 % de surfaces agricoles biologiques en 2012 et 20 % en 2020.

Une consommation bio qui résiste à la crise

Selon le baromètre consommation et perception des produits biologiques Agence bio, réalisé du 26 au 30 octobre 2009 auprès d'un échantillon de 1015 personnes, la crise n'a pas amoindri l'engouement des Français pour le bio. 46 % des personnes interrogées déclarent manger au moins une fois par mois des produits biologiques. 9 % disent en consommer tous les jours, soit près d'un Français sur 10. Contrairement aux idées reçues, les consommateurs bio son répartis dans toutes les catégories socioprofessionnelles.
20 % de ces consommateurs déclarent être venus à ces produits il y a moins de deux ans, le bio séduit donc de plus en plus ! Les principales raisons avancées sont la santé (95 %) et l'environnement (94 %). 25 % des consommateurs-acheteurs bio ont l'intention d'augmenter leur consommation dans les six prochains mois et 71 % souhaitent la maintenir. Les fruits et légumes sont les premiers produits consommés (80 %), suivis des produits laitiers (71 %), des œufs (62 %), des produits d'épicerie (56 %).
Enfin, les consommateurs achètent du bio en grande et moyenne surface (72 %), sur les marchés (42 %), dans des magasins spécialisés (31 %). La vente directe à la ferme attire 24 % des consommateurs.

Étendre l'offre du bio

Aujourd'hui, la production biologique française peine à répondre à la demande, les importations sont encore trop nombreuses. La filière doit également se structurer pour répondre à la demande de la restauration collective. ''Il faudra un temps nécessaire pour assurer l'adéquation offre/demande'', reconnaît Elisabeth Mercier. Il faut trois ans pour convertir une parcelle agricole conventionnelle au bio. Selon l'Agence bio, 45 % des Français souhaiteraient trouver du bio dans leur assiette au restaurant, 41 % dans les ''cantines'' d'entreprises et 37 % dans les distributeurs automatiques qui se trouvent sur leur lieu de travail.
Mais la barrière du coût reste encore importante. 33 % des parents ne souhaitent pas payer plus cher pour un repas biologique à la cantine scolaire alors que 75 % souhaiteraient que ce type de repas soit proposé. Plus généralement, seuls 4 consommateurs sur 10 se disent prêts à payer plus cher pour manger bio.

Réactions2 réactions à cet article

 
Santé & Alimentation 2 équations presque parfaites

Lorsque les gens auont rééduqué leurs papilles gustatives et compris l'intérêt d'une agriculture respectueuse de notre environnement, un grand pas sera alors franchis, et peut être bien, verrons nous les produits bio plus accessibles à tous. Et les produits OGM, disparaîtrent un jour de nos étalages...

Cès | 08 février 2010 à 09h34
 
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mais qu'est ce que le bio !

je souhaiterais que l'on m'explique ce que vous entendez par BIO !dans le secteur fruits et légumes et autres volatiles et mammifères .pour être un professionel de l'horticulture depuis 45 ans ; je me poses beaucoup de questions ; à savoir comment les fabricants de "bio" arrivent ils à lutter contre les attaques de certaines maladies et ravageurs ( insectes et virus ) ? et je ne parles pas de conservation !
En fait le BIO n'est il pas un réel vide porte monnaies plus qu'une réalité ....

tribun-91 | 20 février 2010 à 14h49
 
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