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La Pologne débute son exploitation du gaz de schiste

Energie  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Selon l'AFP, la société Lane Energy, contrôlée par la compagnie pétrolière américaine Conoco Philips, a commencé l'extraction du gaz de schiste près de Lebork, dans le nord de la Pologne, a annoncé le 28 août Piotr Wozniak, vice-ministre de l'Environnement et géologue en chef polonais.

Environ 8.000 mètres cube de gaz sont ainsi extraits par jour "à titre expérimental" depuis le 21 juillet, a-t-il précisé. "C'est une bonne nouvelle pour la Pologne, et aussi pour l'Europe", estime M. Wozniak tout en ajoutant que la fracturation hydraulique permettant de libérer le gaz était effectuée à 3.000 mètres de profondeur, "sans menace pour l'environnement", selon lui.

Le forage de Lebork est l'un des 48 effectués jusqu'ici en Pologne par une quinzaine de groupes gaziers bénéficiant de licences de prospection et d'exploitation du gaz de schiste parmi lesquels Total, Chevron ou ENI.

Désireuse de s'affranchir de sa dépendance énergétique au gaz russe, la Pologne envisage d'investir 12,5 milliards d'euros d'ici à 2020 pour exploiter ses gisements de gaz de schiste, évalués entre 800 et 2.000 milliards de m3 par l'Institut national de géologie. La Pologne consommerait actuellement environ 14 milliards de m3 de gaz par an.

Alors que la France et la Bulgarie ont interdit la fracturation hydraulique, la Roumanie, la Hongrie, l'Espagne, l'Ukraine mais aussi la Lituanie, les Pays-Bas, la Suède ou le Danemark ont délivré des permis d'exploration à l'instar de la Pologne, en Europe. Si l'Allemagne continue elle à s'interroger sur la pertinence d'exploiter le gaz de schiste, le Royaume-Uni a autorisé la reprise des forages en décembre 2012.

Réactions4 réactions à cet article

 

Quand on aura ruiné notre pays par idéologie, quand les gens auront faim, on acceptera volontier que les Chinois viennent exploiter notre sous-sol pour nous en retourner 10 à 20%.
Le CO2 des autres sera dans notre atmosphère, qu'aura t'on gagner?
On le mérite bien.

zaravis | 30 août 2013 à 09h48
 
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Allez sur le net visionner Gas land ...doc de J FOX ...

SB | 31 août 2013 à 07h30
 
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Ce n'est pas une idéologie de vouloir conserver notre biodiversité et surtout, de vouloir éviter aux générateurs tant présentes que futures des cancers et maladies particulièrement graves, qui coûteraient inévitablement de l'argent à l'Etat, et donc au contribuable.
En effet, l'Etat aurait a perdre, en plus des vies de ses citoyens, d'importantes sommes d'argent pour soigner les victimes inévitables de l'exploitation du gaz de schiste.

Est ce parce que les autres foncent droit dans le mur que nous devons le faire? Devons-nous agir comme des moutons pour rester concurrentiels? Ne serait-il tout simplement plus intelligent de prendre le problème a sa source et de réduire nos consommation?

Ok tout cela est bien utopique, mais si nous commençons a penser que puisque les autres le font, il faut le faire, force est de constater que ce raisonnement nous amènera aux plus grandes catastrophes.
Nuançant mes propos, je pense que la chose la moins pire a faire serait d'attendre encore pour autoriser la fracturation hydraulique, afin de ne l'admettre que des solutions techniques ayant des impacts moindre se développent et puissent être utilisées a grande échelle, ce qui n'est toujours pas le cas aujourd'hui.

isor | 01 septembre 2013 à 07h38
 
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visiblement il en est des gaz de schistes comme du nucléaire : Il n'existe donc aucun risque de pollution ! N'est-ce pas, Tchernobyl ou Fukushima n'existent pas ce sont des racontars destinés à détourner l'opinion publique des technologies modernes - Tout cela pour des questions de rentabilités boursières immédiates, les chinois pourraient alors se faire le fric que vous auriez pu vous faire si le procédé de fracturation avait été validé - Ensuite une émigration vers des contrées moins polluées s'avéreraient nécessaire si les hydrocarbures se mélangeaient à l'eau potable (mais avec le fric retiré du gaz, où serait le problème....) Pour vérifier le gout de l'eau après essayez de verser une cuillère de Fuel dans un verre d'eau, mélangez ajoutez un peu d'acide fluorhydrique et buvez le contenu ! Le problème des couches de schistes, est qu'elles ne sont pas uniformes et étanches mais remontent parfois très au dessus de la surface du sol, traversant souvent les nappes phréatiques ( Pyrénnées par exemple + 2000 au-dessus du niveau de la mer - les réseaux hydrauliques (NAPPES) joignent les lacs d'Oredon aux termes de Dax ??? ) Autoriser les fractures hydrauliques revient à rendre nos réserves d'eau définitivement et irrémédiablement toxique .... A votre bonne santé ....

jmjsurfer | 07 octobre 2013 à 16h32
 
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