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Ferme pilote d'hydroliennes : les industriels peuvent préparer leur dossier

Annoncée le 30 septembre par François Hollande, l'ouverture de l'AMI sur les fermes pilotes hydroliennes se concrétise avec la publication du cahier des charges. Les industriels ont désormais toutes les cartes en main pour préparer leur dossier.

Energie  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Ferme pilote d'hydroliennes : les industriels peuvent préparer leur dossier
Environnement & Technique N°330 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°330
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L'annonce du Président de la République de l'ouverture de l'appel à manifestation d'intérêt consacré à l'implantation de fermes pilotes d'hydroliennes prend forme avec la publication du cahier des charges par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Objectif de cet AMI : tester en conditions d'exploitation un échantillon significatif de machines afin de lever les verrous techniques pour l'installation, le fonctionnement, la maintenance... L'idée est également de consolider le modèle économique afin d'élaborer des offres commerciales avant le déploiement de la technologie. D'autres enjeux devront également être évalués : estimation de la ressource, impacts environnementaux des installations, impacts socio-économiques sur les autres usagers de la mer.

La sélection des projets se fera sur des critères techniques, financiers, organisationnels et économiques. La dimension environnementale et territoriale sera également un élément majeur. La date de clôture de l'AMI est fixée au 25 avril 2014.

Un suivi environnemental de cinq ans

Concrètement les projets sélectionnés devront être localisés au sein des zones identifiées au Raz Blanchard (Basse-Normandie) et au Fromveur (Bretagne). Les fermes devront comprendre entre 4 et 10 machines produisant chacune au minimum 2.500 MWh par an. La technologie choisie devra avoir fait l'objet d'une démonstration en mer de six mois minimum afin de s'assurer qu'elle est suffisamment avancée pour répondre au planning de déploiement prévu pour les fermes pilotes. Plusieurs technologies permettent en effet de capter l'énergie des courants marins : turbines à axe horizontal ou vertical, turbines carénés, vis d'archimèdes… La mise en service des fermes pilotes est prévue pour fin 2016. La démonstration devra durer au minimum deux ans et les projets devront inclure un suivi environnemental de 5 ans minimum.

Les consortiums industriels prennent forme

De la même manière que pour les appels d'offres éoliens offshore, les acteurs d'un même projet devront de réunir en consortium (fabricant des turbines, des fondations, des connexions électriques, installateur, exploitant). Alstom et GDF Suez ont déjà fait part de leur volonté de présenter un projet commun sur le site du Raz Blanchard. Alstom teste actuellement son hydrolienne de 1 MW immergée au Centre européen des énergies marines (EMEC), au large de l'archipel des Orcades, en Écosse. "Les essais de la turbine au sein de fermes pilotes permettront de tester sa performance en conditions quasi-réelles, plus proches de l'exploitation commerciale", explique l'équipementier.

Le groupe a également signé un accord avec Ports Normands Associés (PNA) qui permettra, si le Groupe est retenu dans l'attribution des fermes pilotes, de réaliser l'assemblage final de ses hydroliennes, le montage des fondations et les opérations de maintenance depuis le port de Cherbourg. "[Ce port] présente en effet de nombreux avantages, avec notamment un plan de développement de 40 hectares d'infrastructures dédiés à l'hydrolien ainsi qu'une proximité avec le site du raz Blanchard et les côtes du Royaume-Uni, qui représentent un marché potentiel important", précise Alstom.

Alstom n'est pas le seul fabricant d'hydroliennes a salué l'ouverture de l'AMI. Siemens a également réaffirmé "sa volonté de participer activement au développement de la filière des énergies marines en France" et compte mettre en œuvre rapidement des partenariats franco-allemands dans ce secteur. Le groupe a également profité de l'annonce gouvernementale pour présenter la deuxième génération de son hydrolienne SeaGen.

DCNS est également dans les starting-blocks. Le groupe a déjà noué un partenariat avec EDF  et mise sur OpenHydro, la start-up irlandaise dont il a fait récemment l'acquisition. Lui aussi compte bénéficier des installions industrielles proposées par Ports Normands Associés.

Réactions14 réactions à cet article

 

Il est assez probable que les hydroliennes, c'est beaucoup mieux que les éoliennes.

La mer travaille 24 heures sur 24

Mais comment ça marche?

Jean-Marie | 03 octobre 2013 à 06h50
 
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Les hydroliennes, comme les éoliennes, prélèvent de l'énergie sur le milieu dans lequel elles sont plongées.
Des études sont-elles faites pour quantifier l'impact de ces prélèvements sur les équilibres tant océaniques qu'atmosphérique ? Ou bien se contente-t-on de considérer que celui-ci est négligeable ?

Jean-Claude HERRENSCHMIDT | 03 octobre 2013 à 09h48
 
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Comment marche une hydrolienne?
Comme une machine à couper le jambon, mais dans ce cas ce sont les poissons qui sont débités en rondelles

bioclim | 03 octobre 2013 à 09h58
 
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L'hydrolienne est placée dans un courant marin. Ce courant, comme du vent fait tourner les pales qui font tourner le générateur et hop de l'électricité. En gros.
L’enjeu est important. De là a dire que c'est beaucoup mieux que les éoliennes. Prudence. C'est mieux. On commence avec cette technologie, il faudra mesurer les impacts sur l'écosystème autour d'une ferme d'hydroliennes. Les courants sont moins fort que les vents pour l'instant on installe des puissance de 1 MW. Ça ne sera pas la panacée. Je le dis encore mais avec les ENR il faut de la mixité.
Mais on peut dire que les hydroliennes ne se voient pas et qu'elles n'ont pas ou peu de problèmes d’intermittence (reste les pannes).
Mais toutes production d'énergie a des conséquences. Celles-ci ne fera pas exception.

Terra | 03 octobre 2013 à 10h04
 
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Après les moulinettes à vent les machines à couper le jambon ? ...
Allons, ne soyez pas obscurantiste !
Laissez leur une chance.
Le gouvernement organise un AMI justement pour tester grandeur nature les effets et les impacts (au bout d'un moment il faut de la pratique)

Je mettrais ma main à couper que les fermes hydroliennes seront en réalité des réserve de poisson car la pèche y sera interdite (on risquerait de coincer un chalut ou autre)
Après les 2 ans de mise en service on en saura plus.

Terra | 03 octobre 2013 à 10h10
 
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Les courants marins constituent la force motrice. Il y a deux types de courants marins : ceux qui vont toujours dans le même sens (ex : gulf stream, Humbolt) et ceux qui découlent des marées, qui s'inversent 2 fois par jour. Il me semble que seuls les seconds sont exploitables par hydroliennes (proximité des côtes). On obtient donc une production d'électricité irrégulière (courant "alternatif" avec une période de 12-13 h !). Par rapport aux éoliennes, dont la production est assez aléatoire, les hydroliennes ont l'avantage d'avoir une production prévisible avec une fiabilité certaine. Reste que cette production varie dans le temps, est nulle à certains moments (inversion du courant marin), et ne coïncide pas nécessairement avec les besoins. D'où une nécessité de plus en plus impérative avec le développement des ENR : trouver des moyens performants de stockage de l'électricité.

mb | 03 octobre 2013 à 10h36
 
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@mb.
Je pense que la réflexion sur le stockage mériterait d'être élargie en parlant de stockage d'énergie. Cela se fait déjà avec les barrages hydroélectriques que l'on re-remplit avec l'énergie électrique non utilisée en dehors des périodes de pointe (les centrales nucléaire on très peu de flexibilité - pour prendre un mot à la mode.) Fait-on des recherches sur d'autres solutions de stockage d'énergie ?

Jean-Claude HERRENSCHMIDT | 03 octobre 2013 à 11h51
 
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Mb, vous avez tout à fait raison, l'avènement des ENR ne se poursuivra efficacement que si on trouve de bon système de stockage de l'énergie. Mais cela approche à grand pas.
Merci pour les infos concernant les courants. Simplement, n'y a-t-il pas des courants "continu" exploitables à proximité des côtes ? Pas autant que les grands courants marin mondiaux bien sûr mais des courants locaux, proche et exploitables ?

Terra | 03 octobre 2013 à 12h02
 
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Machine à couper le jambon !

Oh que c'est subtil ?

Bof , si c'était vrai, çà éviterait aux plus gros poissons à qui ils arrivent de manger ceux de cette taille là de devoir salir leur couteau

Il n'y a pas que le modèle illustré par la photo

Allez un compromis : on met les hydroliennes dans des cages grillagées :-)

Jean-Marie | 03 octobre 2013 à 14h27
 
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Il y a des courants marins permanents, par exemple dans la Bosphore : entre la mer Noire et la Méditerranée, il y près de 20 cm. de différence de niveau et une salinité différente due à l'évaporation supérieure en Méditerranée.
En surface un courant nord-sud dû à la différence de niveau et en profondeur un courant inverse plus faible équilibrant les salinités.

F.H. | 03 octobre 2013 à 17h35
 
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Comment on nomme le système qui consiste à tirer parti des vagues en posant "un machin" sur les vagues donc sans couper les poissons ?

Et le système qui consiste à mettre sur des vélos fixes avec dynamo tous les cyclistes du dimanche, le tronc bien droit si possible, avec devant en haut eux (ce qui les obligent à lever la tête en n'ayant donc pas l'air d'un coureur) ) une grande télé sur laquelle défile des beaux paysages.

Il faut du courant pour faire marcher la télé, mais s'ils sont nombreux le bilan est nettement positif.

Il parait même qu'on a améliorer le système : pour reposer leurs jambes, ils y a aussi des "manodaliers" aussi reliés à une dynamo.

J'ai perdu le lien. Mais à défaut j'ai au moins des lampes de poche qui se recharge à la manivelles chez moi

Jean-Marie | 04 octobre 2013 à 09h52
 
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Avec mes honteuses erreurs d’orthographe corrigées

Comment on nomme le système qui consiste à tirer parti des vagues en posant "un machin" sur les vagues, donc sans couper les poissons en tranches ?

Et le système qui consiste à mettre sur des vélos fixes avec dynamo tous les cyclistes du dimanche, le tronc bien droit si possible, avec devant eux en haut (ce qui les oblige à lever la tête en n'ayant donc pas l'air d'un coureur) ) une grande télé sur laquelle défilent des beaux paysages.

Il faut du courant pour faire marcher la télé, mais s'ils sont nombreux le bilan est nettement positif.

Il parait même qu'on a amélioré le système : pour reposer leurs jambes, il y a aussi des "manodaliers" également reliés à une dynamo.

J'ai perdu le lien. Mais à défaut j'ai au moins des lampes de poche qui se rechargent à la manivelle chez moi

Jean-Marie | 04 octobre 2013 à 10h29
 
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Au moins avec l'hydrolien on va pas saccager nos paysages ...de plus l'énergie produite sera plus régulière et prédictible !!!! donc là on peut travailler sans couplage centrales thermiques et ses émissions de co2
l'eau c'est aussi plus lourd que l'air ...donc logiquement les intallations seront moins pharaoniques pour capter l'énergie !
ça me paraît plus réfléchi et écolo que les ventilateurs ...

carl | 07 octobre 2013 à 11h43
 
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J'avoue que le "saccage des paysages" avec des moulins à vent me paraît être une expression un peu brutale. Je reconnais bien volontiers que ces grandes constructions éoliennes n'ont pas le charme de ces quelques témoins encore visibles de l'appel de nos pères à l'aide des zéphirs pour soulager leur besogne quotidienne.
Dans le même ordre d'idées et pour ce qui est de nos paysages, il eut été utile d'entendre "à temps" plus de voix s'indigner de leur enlaidissement par des constructions dites "modernes" réalisées dans l'irrespect le plus total de toutes les traditions architecturales régionales et souvent millénaires.
Peut-on penser que ce "manque de goût" est à porter au débit de la formation prodiguée avec aveuglement par notre Éducation nationale ?

Jean-Claude HERRENSCHMIDT | 07 octobre 2013 à 12h24
 
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