En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

La région Ile-de-France veut tripler ses surfaces bio d'ici trois ans

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
La région Ile-de-France a présenté le 18 juin son plan visant à développer l'agriculture biologique avec pour objectif de multiplier par trois les surfaces bio en trois ans.

L'Ile-de-France ne compte que 0,8% de sa Surface Agricole Utile (SAU) en Bio quand la France, qui est pourtant en retard par rapport à ses voisins européens, en compte 2%, a souligné le Conseil régional. 84 structures sont certifiées en agriculture biologique dans la région pour 12 millions de consommateurs.

Afin de répondre à la forte demande, l'Ile-de-France entend multiplier au minimum par 10 pour 2020 les surfaces consacrées au bio. La Région souhaite également accélérer la proposition de produits biologiques dans les cantines de ses 480 lycées publics d'Ile-de-France, un dispositif-pilote étant en cours dans 25 lycées.

Bien que plus de 50% du territoire francilien soit agricole, il y a un problème d'offre foncière, a souligné au cours d'une conférence de presse Michel Vampouille, vice-président de la région chargé de l'environnement. Le marché du foncier agricole libre de bail est assez faible, de l'ordre de 500 hectares environ par an, alors que pour parvenir au triplement prévu par le Grenelle de l'environnement, il faudrait que 3 à 5.000 hectares par an soient convertis en agriculture biologique, a-t-il précisé.

Afin de favoriser les installations en bio, les agriculteurs biologiques seront prioritaires dès qu'une opportunité foncière se présentera, notamment sur les propriétés régionales gérées par l'Agence des Espaces Verts. Une majoration de 5.000 euros sera proposée aux agriculteurs biologiques (dispositif régional ATREA, appui à la transmission-reprise des exploitations agricoles). Un inventaire du foncier disponible va être réalisé. L'aide au maintien de l'agriculture biologique (700.000 euros à l'hectare en 2009) va être évaluée en concertation avec les exploitants.

L'Etat et la Région s'engagent par ailleurs à augmenter les cours pédagogiques sur la bio dans les lycées agricoles d'ici 2012, dans le public comme dans le privé, voire à proposer une formation spécifique, diplômante. Des doctorats sur le bio seront également financés.

Au total, plus de 3 millions d'euros par an seront consacrés à ce plan d'ici 2013.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Rachida Boughriet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager