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Actu-Environnement

Le changement climatique à l'école primaire

La Main à la Pâte met en place avec l'ADEME et la Cité des Sciences et de l'Industrie, un projet pédagogique destiné aux écoles primaires, qui vise à sensibiliser les enfants des classes de CE2, CM1, CM2 au problème du changement climatique.

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
   
Le changement climatique à l'école primaire
   
Créée en 1996 à l'initiative de Georges Charpak, prix Nobel de physique, avec le soutien de l'Académie des sciences et celui du Ministère de l'éducation Nationale, La Main à la Pâte* est une opération nationale de rénovation de l'enseignement des sciences et de la technologie à l'école primaire. Son action vise à promouvoir une démarche d'investigation scientifique dans la classe, en articulant apprentissages scientifiques, maîtrise du langage et éducation à la citoyenneté.

Dans un contexte marqué par les changements climatiques, La Main à la Pâte met en place, avec l'Agence de l'environnement et la maîtrise de l'Energie (ADEME) et la Cité des Sciences et de l'Industrie, le projet d'éducation à l'environnement pour un développement durable (EEDD) dénommé ''Le climat, ma planète… et moi !'' qui est destiné aux classes du cycle 3 de l'école primaire (CE2, CM1, CM2).

Son objectif est de sensibiliser enseignants, enfants et parents au problème du changement climatique et ainsi permettre une large diffusion de cette thématique dans les écoles.

La polyvalence du maître est un atout précieux lorsqu'il s'agit de prendre en compte toutes les dimensions du problème – écologiques, sociales ou économiques, souligne La Main à la Pâte. De même que le lien qu'entretiennent à l'école primaire enseignants et familles favoriserait une véritable appropriation de la protection de l'environnement par les enfants dans leur vie de tous les jours. L'école primaire offre un contexte particulièrement favorable à l'étude du changement climatique.

En effet, ce projet pluridisciplinaire (sciences, histoire, géographie, mathématiques, instruction civique,TICE) met en avant l'activité des élèves par le questionnement, l'étude documentaire, l'expérimentation et le débat. Il permet aux élèves de comprendre les mécanismes du changement climatique, ses origines naturelles ou humaines et ses conséquences sur la santé et la biodiversité. Les enfants se responsabilisent en prenant conscience de leur rôle de citoyen, souligne La Main à la Pâte.

Ce projet pédagogique déjà testé dans des classes en 2007, compte 12 séances, réalisables en 6 semaines, ainsi que 8 séances optionnelles. Selon La Main à la Pâte, il ne nécessite aucune connaissance scientifique préalable de la part de l'enseignant, et ne requiert que du matériel courant et peu onéreux.

Son élaboration est le fruit d'un partenariat entre l'équipe La main à la pâte, une vingtaine d'enseignants et formateurs de l'école primaire, et une dizaine de consultants scientifiques de toutes disciplines.

Afin d'accompagner les classes tout au long de leur projet, un guide pédagogique est distribué gratuitement aux enseignants. Il est accompagné d'un site Internet** d'accès libre proposant des ressources pédagogiques supplémentaires sur les changements climatiques et une plateforme d'échanges entre les classes et avec des experts.

La Main à la Pâte met également en place un dispositif d'accompagnement reposant sur des animations pédagogiques, des formations et des conférences à destination des équipes éducatives. Par ailleurs, en partenariat avec les éditions Le Pommier, plus de 3.000 guides pédagogiques*** devraient être distribués gratuitement aux enseignants, formateurs et inspecteurs de l'école primaire, après inscription sur le site Internet du projet. La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme qui soutient l'initiative, finance la distribution du guide pédagogique auprès des enseignants.

Le projet s'inscrit aussi dans le cadre d'une collaboration avec l'Israeli-Palestinian Science Organization visant la mise en place d'un site Internet d'éducation et de culture scientifique au Moyen-Orient. Les ressources pédagogiques produites seront traduites en anglais, en arabe et en hébreu, et mises en ligne à destination des classes israéliennes et palestiniennes dans un esprit d'échange et de coopération, précise La Main à la Pâte.

Rappelons qu'à l'heure où de nombreux établissements scolaires français se lancent dans une démarche globale d'éco-responsabilité, le groupe de travail du Grenelle sur l'éducation au développement durable avait remis le 29 janvier son rapport final qui traite des questions de la pédagogie, de partenariat, de formation et de financement nécessaires à la démarche. La mission de ce groupe de travail s'orientait non seulement vers le champ scolaire, mais aussi celui de l'enseignement supérieur, de l'enseignement agricole, des professions de santé, du sport et pourrait s'étendre à la formation de l'ensemble des publics non scolaires.

Par ailleurs, à l'instar du projet pédagogique de La Main à la Pâte, Eco-Ecole est un label lancé en avril 2005 par l'office français de la Fondation pour l'Education à l'Environnement en Europe (of-FEEE) qui est décerné aux écoles élémentaires, collèges et lycées qui se mobilisent pour l'environnement. Dans les établissements volontaires, les élèves, les enseignants, la direction et les personnels travaillent successivement sur quatre thèmes prioritaires : l'alimentation, les déchets, l'eau et l'énergie. En France, 420 établissements scolaires se sont engagés dans la démarche Eco-Ecole pour l'année scolaire 2007-08. Le réseau international des Eco-Ecoles rassemble plus de 14.000 établissements en Europe, en Afrique, en Asie et Amérique du Sud.

* www.inrp.fr/lamap
** www.LeClimatMaPlaneteEtMoi.fr
*** Le climat, ma planète…et moi !, Le Pommier, 2008 , 136 pages.

Réactions3 réactions à cet article

 
Vision partielle et partiale

Un beau projet en apparence pour sensibiliser les citoyens de demain.
Mais ne cacherait-il pas une opération de propagande insidueuse?
Tout cela serait très bien si M. CHARPACK n'était pas un pro-nucléaire notoire.
A partir de là, rien d'étonnant à constater que le site de l'INRP masque soigneusement tous les dangers du nucléaire.
Un seul exemple : dans la page "radioactivité" de la documentation du site sur l'énargie nucléaire, on nous explique : "un téléviseur irradie cent fois plus qu'une centrale nucléaire".
Mais nulle part n'est expliquée la différence fondamentale entre les impacts sanitaires d'une irradiation externe (la télé) et une irradiation interne (ingestion de particules radioactives liéesà l'industrie nucléaire).
Les travaux du très sérieux Comité Européen sur les Risques de l'Irradiation (CERI, chercher Euradcom sur le web) montrent pourtant que les impacts sanitaires du nucléaire sont largement sous-estimés de ce fait.

Je ne suis pas allé voir, mais je suis prêt à parier que le matériel pédagogique et les interventions proposés aux enseignants sont du même acabit, et présentent le nucléaire comme la solution incontournable au changement climatique, alors qu'il n'est et ne pourra que rester que marginal dans la réponse à cet immense défi lancé à l'humanité.

Ouvrez les yeux.

nini | 22 mai 2008 à 10h34
 
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Une possibilité pour les citoyens de demain

L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt dira l'autre. Pour une meilleure gestion des ressources naturelles je crois que les relatives à l'environnement devraient être débattues et développées dans les classes primaires afin de préparer les enfants, futures responsables de demain à mieux se préparer à mieux prendre en charge la problématique "environnement - développement".
A mon avis, il n'est bon défenseur d'un principe ce lui qui le crois. En formant les jeunes, ils croiront à la gestion durable de l'environnement.
Daouda Bodian

baye | 23 mai 2008 à 15h18
 
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Intéressant

Mais, est-ce que dans leurs écoles les élèves peuvent voir,s'approprier,des exemples concrets d'écologie responsable ?
Economies d'eau (chasses d'eau, économiseurs...), économies d'énergies (double vitrage, systèmes de chauffage, solaire au moins thermique), réduction du papier, traitement des ordures, revégétalisation des cours. Les écoles ont souvent des toits plats. Y a-t-il des toits végétalisés, des panneaux solaires, des éoliennes, des récupérateurs d'eau de pluie ?

René-Pierre | 25 mai 2008 à 14h15
 
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