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Le lait bio ne connaît pas la crise !

Alors que la filière du lait est au plus mal, la production de lait biologique, elle, a le vent en poupe ! Tandis que la demande des consommateurs est en constante progression, les producteurs de lait bio vendent leur lait 30 à 40% plus cher qu'en agriculture conventionnelle. Explications.

Reportage vidéo  |  Agroécologie  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Le lait bio ne connaît pas la crise !

Tandis que Lactalis paye actuellement 256 euros les mille litres de lait à ses producteurs, le lait bio peut, quant à lui, être acheté environ 440 euros pour la même quantité ! Pas loin du double… Bien sûr, il faut prendre en compte le travail et les coûts supplémentaires pour produire en bio. Mais, au final, l'éleveur s'en sort bien mieux. Qu'est ce qui explique cette différence ?

La surproduction de lait conventionnel, la fin des quotas laitiers, l'embargo de la Russie, premier consommateur de lait en Europe, et la grande distribution, tirent les prix toujours plus bas.

Côté lait bio, c'est l'inverse : l'offre reste globalement inférieure à la demande en Europe. De plus, la consommation de produits biologiques n'est pas encore mature, sauf en Allemagne et en France où la demande est déjà conséquente. Pour de nombreux éleveurs, le bio a donc permis de sauver leur exploitation.

Qu'est ce que le lait bio ?

La différence provient bien sûr de l'alimentation des bêtes. En agriculture biologique, les vaches sont nourries d'une alimentation sans OGM composée de pâturage et de fourrage sans pesticides ni engrais chimiques. En temps normal, ces produits s'accumulent dans les graisses de l'animal et dans le lait qu'il fournit.

Du coté des soins, un exploitant bio peut administrer des antibiotiques à ses vaches, mais seulement dans des cas extrêmes. Sinon, la plupart du temps, les éleveurs sont amenés à pratiquer des médecines douces.

Enfin, en agriculture bio, les vaches ont le privilège d'évoluer dans un environnement de plein air et disposent d'une étable avec un confort supérieur : hygiène, aération, lumière…

Réactions3 réactions à cet article

 

La situation aberrante que nous vivons actuellement pour le lait n'a pas sa seule source dans la mondialisation. Deux groupes d'acteurs ont une grande part de responsabilité de par leur défaillance : tout d'abord les Chambres d'Agriculture dont la mission est d'orienter le monde agricole et faire de la prospective, et ensuite les syndicats majoritaires, type FNSEA, qui par manque de lucidité et conflits d'intérêts, ont de tout temps été réticents au bio et aux circuits courts alors que leur raison d'être est d'améliorer la vie de leurs adhérents.

Brucker | 29 août 2016 à 13h22
 
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Vous dites :
De plus, la consommation de produits biologiques n'est pas encore mature, sauf en Allemagne et en France où la demande est déjà conséquente.

Le bio représente 3% de part de marché de l’alimentation total en France (plus en financier bien sur) et il serait déjà un marché mature à3%?
Il y a trop d’argent a gagner pour que cela ne se développe pas encore un peu plus
Les pro bio vont même vous dire que l’on a eu une augmentation de 300% de part de marché ces 15 dernières années…ce qui est vrai car l’on est passé de 1% en 2000 à 3% en 2015 et donc 300% d’augmentation (seulement3% avec tout ce capharnaüm et tout ces discours mensonger et minables de certaines enseignes comme biocoop.).

Brucker
La FNSEA fait son boulot et se fou des discours à la mode.
Où avez-vous vu qu’elle était contre le bio ?
Par contre elle n’a pas vocation a mettre en avant une production plus qu’une autre et encore moins celle qui ne représente en fait pas grand-chose (sauf dans la tète des écolobobo complètement en dehors des réalités)
Par contre il est vrai qu’il y a encore 97% de part de marché alimentaire qui reste en conventionnel et dont il faut s’occuper.
Ce n’est pas et ne sera pas le bio qui nourrira la majorité demains (15 ans = 3%)
L’ali bio est « sur subventionner » alors qu’elle nourrit surtout ceux qui en ont les moyens. (et ce n’est pas grave que ceux qui en ont les moyens payent plus chère pour des avantages qui n’existent pas si des agri finissent par en vivre mieux).

yann | 05 septembre 2016 à 16h29
 
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Pour autant, même le lait bio de vache et ses sous-produits restent une "sacrée vacherie" * à consommer avec modération

* Lire le livre du docteur Nicolas Le Berre

Sagecol | 29 novembre 2016 à 08h24
 
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