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Lubrizol : une expertise judiciaire évoque un départ de feu dans l'usine

Risques  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Lubrizol : une expertise judiciaire évoque un départ de feu dans l'usine

« Un départ sur l'emprise de la société Lubrizol - au niveau du stock de produits finis longeant le mur mitoyen au nord-ouest du bâtiment T3 ». Telle est l'hypothèse privilégiée par un rapport d'expertise judiciaire envoyé aux parties civiles, a révélé France bleu Normandie le 6 décembre.

Mais, selon la radio, les experts indiquent ne pas être en mesure à ce stade de localiser formellement l'origine de l'incendie. Les causes du départ de feu relèvent encore de plusieurs hypothèses : origine humaine (erreur de manipulation, voire malveillance) ou technique (lampadaire extérieur).

« Ce n'est pas l'élément le plus important de savoir que l'incendie soit parti d'un site ou d'un autre. Cela n'enlèvera pas la responsabilité de Lubrizol. Mais ça pourrait en revanche l'aggraver », réagit Pierre-Emmanuel Brunet, président de Rouen Respire. L'association, qui défend les victimes de la catastrophe, a attaqué en justice les trois arrêtés successifs de redémarrage du site Seveso seuil haut. L'exploitant, de son côté, indique dans un communiqué se refuser à commenter ces conclusions « rendues dans le cadre d'une procédure pénale en cours (…) couvertes par le secret de l'instruction judiciaire ». Lubrizol, qui indique ne pas avoir été destinataire de cette expertise, n'exclut pas de « solliciter, si nécessaire, un complément d'expertise ou une contre-expertise ».

Un rapport d'inspection remis à la ministre de la Transition écologique en février 2020 avait indiqué que le départ de l'incendie du 26 septembre 2019 avait eu lieu dans une zone mitoyenne entre une cour de stockage non couverte de l'usine Lubrizol et le site de NL Logistique au nord de son entrepôt T3. Le rapport avait révélé la présence de grands récipients pour vrac contenant des substances inflammables dans cette cour. En février également, le parquet de Paris avait annoncé la mise en examen de la société Lubrizol. Le journal Le Monde avait quant à lui affirmé, au mois de mai, après avoir eu accès au dossier d'instruction, que le feu aurait pu trouver son origine dans les radiateurs électriques d'un vestiaire de NL Logistique. Cette dernière avait alors déposé une plainte contre X pour violation du secret de l'instruction.

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