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Actu-Environnement

IRSN : la sûreté des centrales nucléaires françaises doit être renforcée

Pour écarter tout risque d'accident de l'ampleur de Fukushima, l'IRSN préconise d'améliorer rapidement la sûreté des sites français. Une procédure qui pourrait aboutir à la mise en place d'une structure hautement résistante, appelée noyau dur.

Risques  |    |  Clément CyglerActu-Environnement.com

Alors que le débat nucléaire électrise actuellement les classes politiques, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a présenté à la presse le 17 novembre, son rapport intitulé "Evaluations complémentaires de sûreté post-Fukushima". Selon l'IRSN, même si les centrales françaises peuvent être considérées comme sûres, certaines normes de sûreté de certaines installations doivent être rapidement améliorées, notamment pour faire face à des catastrophes naturelles extrêmes. "L'accident de Fukushima, mais également les évaluations complémentaires de sûreté, mettent en évidence la nécessité de faire évoluer sans tarder certains référentiels de sûreté des installations", souligne le rapport de près de 500 pages. Les experts préconisent ainsi de mettre en place une solution qui permettrait de protéger, voire de surprotéger les fonctions vitales et essentielles de ces sites. Toutefois, l'institut estime qu'aucune des 58 réacteurs nucléaires français ne méritent pour l'instant d'être fermés.

Des référentiels de sûreté à réévaluer

Dans ce document complet qui évalue les rapports d'expertise remis par les exploitants, l'IRSN a dégagé trois grands constats. "Il existe un certain nombre de sites qui font état de non-conformité par rapport au référentiel nucléaires de sûreté dont disposent chaque centrale", a précisé Jacques Repussard, directeur général de l'IRSN, ajoutant que "ces écarts de conformité fragilisaient les installations en cas d'agressions externes et diminuaient les marges de sûreté". Ces écarts doivent donc être "résorbés au plus vite" et la notion de conformité doit être respectée. Conscients de cette problématique, les exploitants ont promis de se pencher sur la question et de "compléter la revue de conformité de leurs installations sur l'ensemble des équipements utilisés en cas de situations accidentelles de pertes de sources d'énergie ou de refroidissement pour la fin de l'année 2012", indique le rapport. A l'inverse, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ainsi que les Groupes Permanents ont jugé les référentiels mis en place globalement satisfaisants, ces non-conformités étant avant tout mineures et ponctuelles. "Si une des installations présentait vraiment un danger immédiat, l'ASN l'aurait fait fermé ce qui n'est pas le cas", a justifié André-Claude Lacoste, président de l'autorité française.

Par ailleurs, le rapport de l'IRSN souligne que certains référentiels ne sont pas adéquates avec nos connaissances actuelles, d'où la nécessité de les réexaminer quelques exigences de manière anticipée. Cela touche plusieurs domaines, notamment la caractérisation des aléas, "pour laquelle les connaissances acquises en matières d'aléas environnementaux devraient être mises à profit". En effet, un certain nombre d'hypothèses comme la survenue d'un séisme était auparavant considéré comme impossible. Avec l'accident de Fukushima, plusieurs sites devront donc réévaluer leurs référentiels, en particulier les centrales de Civaux, du Bugey et de Fessenheim pour le risque sismique ou celles de Chinon, Saint-Laurent et Cruas pour le risque d'inondation.

Un noyau dur pour protéger les fonctions vitales

Enfin, l'IRSN propose une évolution de l'approche de sûreté actuelle qui consiste à protéger les structures et équipements assurant les fonctions vitales. Cela permettra de maîtriser les principales fonctions de sûreté vis-à-vis d'aléas supérieurs à ceux retenus pour le dimensionnement général de l'installation. Ces équipements composeraient un "noyau dur" qui assurera une protection ultime des installations contre des agressions, jugées inimaginables avant mars 2011. "Ce noyau dur serait ainsi une sorte de structure hautement résistante qui sauvegarderait les équipements essentiels comme les pompes de refroidissement, les mécanismes de filtres, les réserves de diesel ou les générateurs de secours afin que l'exploitant dispose à tout moment d'électricité et d'eau", appuie Jacques Repussard. Ce noyau dur devra également accueillir la salle de contrôle dont la construction ne résisterait pas aux séismes.

Cette proposition fait consensus aussi bien pour les exploitants que pour l'ASN mais la mise en place d'une telle structure peut prendre plusieurs années et demandera des investissements massifs. Même l'EPR qui a bénéficié des retours d'expériences des accidents nucléaires antérieurs devra quand même être équipé de ce système de noyau. "Mais, le chemin sera plus court et plus facile pour ce type de réacteur car la construction est encore en cours", note Jacques Repussard.

Ces différentes recommandations ont été soumises à l'ASN qui rendra ses propres conclusions à l'union européenne avant la fin de l'année et au Gouvernement début 2012. "L'ASN imposera ensuite les prescriptions complémentaires appropriées, voire recommandera au gouvernement l'arrêt des installations qui le nécessiterait", a ajouté André-Claude Lacoste qui précise que ce n'est que le début de retour d'expérience de Fukushima.

En outre, ce rapport dont certaines propositions sont jugées intéressantes par les acteurs du secteur nucléaire, a déjà suscité la réaction d'associations opposées à cette forme d'énergie. L'Observatoire du nucléaire dénonce ainsi la coupable indulgence de l'IRSN en faveur de l'industrie nucléaire. "Sachant qu'un évènement naturel violent (tempête, gel sévère, inondation, séisme, etc) peut se produire à chaque instant, l'IRSN reconnaît implicitement que les réacteurs français peuvent causer à tout moment une catastrophe nucléaire", s'insurge l'association dans son communiqué.

Réactions18 réactions à cet article

 

Je propose de l'éolien, du photovoltaïque ou de l'hydro-électrique pour que "l'exploitant dispose à tout moment d'électricité".

Energies Renouvelables | 18 novembre 2011 à 01h20
 
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Si l'arrêt du nucléaire décrété dogmatiquement aujourd'hui pour les années 2025 - 2030 serait une pure folie et démagogie, il n'en demeure pas moins que cette industrie ne peut plus se répandre comme cela a été initialement programmé dans les années soixante dix et amplifié depuis. On ne peut comparer comme le font la plupart des médias, le risque nucléaire et les morts dans les mines de charbon!
Le risque nucléaire est unique dans sa gravité puisqu'il éradique la vie sur des kilomètres carres pendant des centaines d'années voire millénaires, privant ainsi les êtres humains et vivants de territoires de vie. avec en sus les contaminations sur de longues distances pouvant interdire la vie sur la terre... ce n'est pas rien, non?
Il nous faut environ 60 années d'efforts de recherche et d'industrialisation de nouveaux procédés de production et stockage d'énergies ( chaleur et électricité et stockage de l'une et l'autre ) où l'électricité représentera probablement plus de 50% des besoins ( éclairage et force motrice, puis transports notamment ). En conséquence, c'est ce délai de six décennies qui doit être positionné par les décideurs politiques avec en corollaire la mise en place immédiate de toutes nos ressources de recherche, ce impérativement au niveau européen voire mondial. Voila pourquoi nous devons mettre en œuvre le COMMISSARIAT EUROPÉEN AUX NOUVELLES ÉNERGIES ET MATÉRIAUX. Il nous faut fédérer la RECHERCHE au moins au niveau Européen.

Dinky | 18 novembre 2011 à 09h39
 
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Electricité photovoltaïque : Une installation photovoltaïque de 20 m² de capteurs fabriqués actuellement ( 2011 ) produit une puissance crête d'environ 3 Kw au meilleur moment d'ensoleillement; cela, évidemment, uniquement quelques heures par jour. La production d'énergie annuelle associée s'élève à 2600 - 3200Kwh environ selon la latitude. 100 000 toits de 20 m² de capteurs produiront, si l'ensoleillement est uniformément réparti sur le territoire national : 300 Mégawatts ( 3 X 100 000 = 300 000 Kw ) de PUISSANCE maximum et environ 320 GWh d'énergie ( 3200 X 100 000 ).
Eoliennes : Une éolienne des dernières générations ( hauteur supérieure à 100 m... ) délivre au mieux de la force du vent une puissance de 2 à 6 Mw, disons en moyenne 3 Mw environ ( 3000 Kw ) ( il existe des modèles deux fois plus puissants mais ils sont encore peu nombreux et sont utilisés en Off Shore ). Cette éolienne produit de l'électricité durant 60% du temps avec une puissance moyenne de 50% soit environ 9 Gwh d'électricité. Il faut donc 35 éoliennes de moyenne capacité pour produire autant que 100 000 toits photovoltaïques subventionnés à hauteur de 8000 Euros chacun ( crédit d'impôt de 50% de 16000 Euros pour un couple ). Et, afin de tenir compte de la disponibilité du vent, statistiquement il faut 4 éoliennes pour garantir la puissance d'une seule en équivalence 24H / 24H... Cette donnée est aussi importante à apprécier de la part des néophytes…
NO COMMENT...

Dinky | 18 novembre 2011 à 10h21
 
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il est tout à fait surprenant que les pro-nucléaires ne citent comme possibilité de substitution que des techniques dont on peut effectivement douter de leur capacité à remplacer totalement les centrales. cela montre du reste leur peu de réflexion en profondeur tant ils sont dogmatiquement dirais-je, convaincus qu'il n'y a pas d'autres solutions.
Or, de nombreux pays sont en train de sortir du nucléaire officiellement (la France le fait aussi, y compris le gouvernement actuel, mais hypocritement, et sans le dire, car, à part l'absurde EPR, quels projets ?). Ces pays sont-ils peuplés d'abrutis qui ne réfléchissent pas, ou veulent retourner à la bougie ? Ce serait bien arrogant de le penser.
Pour se substituer au nucléaire, il y a d'abord les économies, en particulier dans le domaine du chauffage.
Et puis, il y a la géothermie profonde dans laquelle nous devrions investir massivement pour conforter notre expérience dans ce domaine. Nous avons là une énergie quasi éternelle, à priori peu polluante, génératrice d'emplois. Qu'attendons nous ?

magenta6637 | 18 novembre 2011 à 11h07
 
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Créons un COMMISSARIAT EUROPÉEN AUX NOUVELLES ÉNERGIES ET MATÉRIAUX ( CENEM ) et fédérons l'ensemble des potentiels d'intelligence et d'innovation Européens travaillant dans ces domaines tout en optimisant les moyens et les coûts. Les ambitions et objectifs assignés ( dans une base de temps de 3 à 6 décennies ) de ce commissariat européen (mondial) aux nouvelles énergies et matériaux étant, notamment de : - Développer des matériaux capables de stocker la chaleur solaire sur de longues périodes. en une journée la planète reçoit l'énergie consommée par la planète en dix-huit mois... Il y a bien des découvertes technologiques à faire... - Développer des matériaux capables de produire de l'électricité photovoltaïque avec des rendements supérieurs à 50%... avec en corollaire l'invention de moyens de stockages de leurs productions. ces nouveaux produits étant à inventer, on ne parlera pas ici de batteries, sujet trop réducteur... mais par exemple de piézo-électrique de grande capacité, de chimie, ou autres procédés en rupture avec les connaissances du moment. - Inventer de nouveaux matériaux de construction, isolation, vitrages, économes en énergie grise. - Inventer de nouveaux moteurs et de nouveaux systèmes énergétiques non émetteurs de GES. - Inventer de nouveaux protocoles de distribution d'énergie au sein des bâtis et supprimant tous les transformateurs utilisés dans les millions d'appareils électriques. Engageons dans la rupture technologique permettant de dépasser nos acquis

Dinky | 18 novembre 2011 à 12h53
 
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Blablablabla
Tous ces commentaires valent ce qu'ils valent. Mais commençons par une vraie chasse au gaspillage énorme avec des taxes réelles sur les habitations lorsque les gens ne font pas les travaux nécessaires. Il faut aussi une politique vertueuse, si vous consommez moins vous payez moins, Actuellement c'est le contraire, vous êtes un gros consommateur et vous payez moins au kWh. Avec ce genre de politique dinosaurienne, rien ne peut changer. Concernant le PV, le tarif d'achat ne suffit pas, il faut le coupler avec une taxe suivant la DPE du batiment. Plus le batiment gaspille, plus les gens paient.
A quand un vrai plan Marshall et pas des mesurettes de guignols?

arthur duchemin | 23 novembre 2011 à 10h17
 
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Et qui va payer ces travaux obligatoires?
Evidemment qu'il faut mener une politique volontariste mais pas uniquement...
Il faut s'engager dans la RECHERCHE, c'est un impératif.

Dinky | 23 novembre 2011 à 11h58
 
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Bravo Dinky, sauf qu'en Allemagne: pays vertueux, les 3/4 des éoliennes sont à l'arrêt, parcequ'en surproduction locale, trop éloignée des besoins de l'industrie ou produisant au moment où les besoins sont moindres.
Non, l'urgence c'est économiser l'énergie et travailler sur un stockage et un acheminement sans perte.

scal | 24 novembre 2011 à 09h06
 
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Évidemment que le stockage de l'électricité est stratégique. Y compris le stockage de la chaleur.
Mais ces nouveaux développements ne pourront qu'être issus de RECHERCHE. Stocker de l'électricité par des seules batteries n'est peut être pas la solution. D'autres moyens verront le jour, par exemple le PIÉZOÉLECTRIQUE, etc.
Quant à la CHALEUR tout est à inventer puisque il n'existe rien qui permette de réguler l'émission de chaleur stockée plusieurs jours au préalable.
Quant aux économies bien sûr mais une fois que nous aurons économisé, comment imaginer la croissance sur la base de ZERO ÉNERGIE FOSSILE OU NUCLÉAIRE!
Et les autres pays que le notre? Etc.
Enfin, eu égard à la banqueroute Européenne il est indispensable de mettre en commun tous les moyens de recherche des 27 avec l'objectif de ne plus avoir besoin de nucléaire à l'horizon 2070.

Dinky | 24 novembre 2011 à 09h40
 
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Imaginez l'impensable,
voila une des pensées suite au désastre de Fukushima.
Ceci a t'il été suivi d'actions? NON
l'impensable serait de considérer par exemple un séisme de 7 (ou 8 puisque nous sommes dans l'impensable) pour toute la france couplé à une sécheresse de 3 mois (ou l'inverse, des pluies dilluviennes). Est ce que les centrales en place peuvent résister???????
Je crois qu'il n'est pas nécessaire de répondre, on connait tous la réponse.

arthur duchemin | 24 novembre 2011 à 11h12
 
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@Dinky
Vous croyez aux progrès de la recherche pour les ENRs et le stockage de l’électricité, mais ne voulez pas y croire en ce qui concerne les technologies nucléaires ...En plus nous n'avons pas 60 ans avant le pic pétrolier. Rappel : le pétrole c'est 40% de l'énergie consommée dans le monde ! Par ailleurs, l'électricité ne sert pas encore a tout en terme de mouvements en général. Vos calculs en GWh sont ridicules, la France a consommé rien qu'en électricité 480 TWh en 2011 ! Mais encore RTE nous dit que les sources intermittentes de production ne peuvent dépasser 25% sur le réseau pour une bonne stabilité. nous sommes bien d'accords sur les économies, mais en citant le chauffage (électrique !?), n'oubliez pas que les électrons issus des ENRs iront les mêmes chauffages (électriques ?). Le stockage piezo qui semble attirer le plus votre attention sert déjà de variable d'ajustement, et cette technique utilise des ressources rares et finie aussi donc ce ne sera pas UNE solution d'avenir. En terme de stockage, l'uranium stocké en France permet d'alimenter nos réacteurs pendant deux ans, essayez de faire de même avec le gaz, le pétrole et le charbon...Enfin, ne pas vouloir parler de batterie et ensuite en appeler a la chimie, c'est méconnaitre grandement le fonctionnement des batteries ...
Vous voudriez mettre en commun les moyens européens de recherche et de production alors même que l’Allemagne a torpillée toute seule la politique énergétique européenne ? Je ne comprend pas !

AtomicBoy44 | 27 janvier 2012 à 14h05
 
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@magenta6637
Effectivement, actuellement les possibilités de substitution de la puissance délivrée par le nucléaire ne sont possibles qu'avec des centrales fossiles pour les puissances équivalente immédiatement disponible. Nous pouvons souhaiter qu'il ait autre chose, mais malheureusement ces moyens n'existent pas pour l'instant.
Vous pensez que nous sortons du nucléaire mais en fait la question de fond avec l'EPR est de savoir si nous devons remplacer les REP actuels par des EPR. Il est vrai que tant que l'EPR n'est pas en fonction sur le sol du pays constructeur, sa crédibilité est moindre, mais nous en reparlerons après sa mise en production...Bref, il faut un démonstrateur. Par ailleurs les USA viennent de breveter l'AP1000, équivalent de l'EPR version américano-nippone de la génération 3.5.
La géothermie sera une partie de la solution dans les pays ou la chaleur du manteau affleure a la surface, typiquement en Islande, mais en France, il faut aller chercher cette chaleur très profondément pour obtenir des rendements acceptable pour les mêmes puissance nécessaire a l’approvisionnement de base et surtout un coup relativement acceptable du MWh.
Tout cela ne se fera pas en un jour ! Ce qui est en revanche certains c'est que le nucléaire fera encore pour longtemps parti du mix énergétique bas carbone.
Les économies d'énergie sont et seront un grand gisement pour la stabilité du réseau, mais ce n'est pas immédiat et en attendant, nous faisons avec ce qui est présent.

AtomicBoy44 | 27 janvier 2012 à 14h55
 
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@magenta6637
Effectivement, actuellement les possibilités de substitution de la puissance délivrée par le nucléaire ne sont possibles qu'avec des centrales fossiles pour les puissances équivalente immédiatement disponible. Nous pouvons souhaiter qu'il ait autre chose, mais malheureusement ces moyens n'existent pas pour l'instant.
Vous pensez que nous sortons du nucléaire mais en fait la question de fond avec l'EPR est de savoir si nous devons remplacer les REP actuels par des EPR. Il est vrai que tant que l'EPR n'est pas en fonction sur le sol du pays constructeur, sa crédibilité est moindre, mais nous en reparlerons après sa mise en production...Bref, il faut un démonstrateur. Par ailleurs les USA viennent de breveter l'AP1000, équivalent de l'EPR version américano-nippone de la génération 3.5.
La géothermie sera une partie de la solution dans les pays ou la chaleur du manteau affleure a la surface, typiquement en Islande, mais en France, il faut aller chercher cette chaleur très profondément pour obtenir des rendements acceptable pour les mêmes puissance nécessaire a l’approvisionnement de base et surtout un coup relativement acceptable du MWh.
Tout cela ne se fera pas en un jour ! Ce qui est en revanche certains c'est que le nucléaire fera encore pour longtemps parti du mix énergétique bas carbone.
Les économies d'énergie sont et seront un grand gisement pour la stabilité du réseau, mais ce n'est pas immédiat et en attendant, nous faisons avec ce qui est présent.

AtomicBoy44 | 27 janvier 2012 à 14h55
 
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@scal
Sur l'acheminement sans pertes, nous avons une société lyonnaise (Nexans) très bien placée dans ce domaine qui vend des technologies de câbles HVDC "cryogénique" refroidis a l'azote liquide, mais quel est le coup de tels réseaux ?Nous savons tous que lorsque nous voulons aller vite, nous prenons la technologie la moins chère, et c'est celle des câbles aériens classiques qui est privilégiée.
En terme de stockage et de rendement de ce stockage, la meilleure technique disponible est le réservoir d'eau avec systèmes de pompage/turbinage, mais il faut savoir que les possibilités de construction de barrages sont maintenant assez limitées en Europe !
Je suis d'accord avec vous sur le gisement d'économies a réaliser mais il faudrait déjà stopper la croissance de la demande électrique qui est en moyenne de 2%/an...Mise a part cette année (-6% en 2011)grâce a la clémence de la météo hivernale et en 2008 suite a la crise, la tendance lourde est la croissance. Malgré l'arrêt des 7+1 réacteurs allemand, le réseau et la production ont tenu bon alors que bcp d'experts craignaient les risque de black out a cause de la décision de Mme Merkel

AtomicBoy44 | 27 janvier 2012 à 15h08
 
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@arthur duchemin

La sécheresse et les pluies diluviennes font parti des conséquences du réchauffement climatique, et il serait contre productif et paradoxal de sortir du nucléaire, un moyen de production électrique bas carbone reconnu par le GIEC et les scientifiques spécialistes de l'atmosphère et du climat.
Les magnitudes sismiques que vous évoquez sont tout de même assez improbables en France. Je vous rappelle qu'au japon, ce n'est pas le séisme qui a causé la catastrophe, mais bel et bien le tsunami qui a suivi. Par ailleurs, les réacteurs nippon, se sont arrêté dés la détection du séisme, même si la chaleur résiduelle des réacteurs, elle, n'a pas été diminué aussi rapidement que la réaction en chaine contrôlée.
Comme vous dites, nous demandions aux physiciens de l'industrie nucléaire de prévoir l'impossible, mais après Fukushima, il leur est demandé de prévoir l'inimaginable ...Ce que ce rapport de l'IRSN met en avant en indiquant qu'il n'est pas forcément inéluctable d'arrêter tous le nucléaire tout de suite malgré l'age des centrales.
Le dialogue entre l'industrie nucléaire et les les autorités est INDISPENSABLE et vise tout simplement a améliorer encore les niveaux de sécurité et d'information des riverains. Même si le décalage dans le temps peut encore être améliorer sur ce dernier point.

AtomicBoy44 | 27 janvier 2012 à 15h24
 
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@atomicboy
Effectivement je ne considère pas les recherches nucléaires car avant que nous ayons solutionné le traitemnt des déchets d'une part et le risque présenté par ces outils il se pasera 2 siècles. Donc entre temps il faut autre chose. Ne sous estimez pas les capacités d'innovations hors nucléaire...
Quant à l'Europe de l'Energie, sa mise en oeuvre sera inéluctable dés que nous aurons passé les difficultés actuelles de l'Euro, les subprimes et la crise des dettes souveraines...
Un scénario donne 1200 Twh de consommations en France tout confondu en 2072 intégrant les transports électriques. C'est à dire bien moins qu'aujourd'hui. Ce grâce aux économies d'énergie aux futures règlementations thermiques et à la production décentralisée à laquelle les énergéticiens ne veulent pas croire car ils ont peur des SMART GRIDS. Il suffit de voir l'empressement de la FRANCE sur ces sujets. Enfin, dans le même contexte, ne croyez pas tout ce que l'on raconte. Dans le domaine de l'énergie les enjeux financiers sont tels que tout est manipulation...

Dinky | 28 janvier 2012 à 11h31
 
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@Dinky
Je ne sous estime pas les capacités d'amélioration des Nouvelles ENRs, elles sont si grandes...Mais vous, vous sous estimez celles du nucléaire.
Dans 2 siècles, l'industrie nucléaire en sera a la fusion ...Mais dans la fission, il y a encore des progrès a faire et/ou déjà fait. Avez vous cherché sur Myrha et ASTRID ou superphénix ?
RTE est demandeur des smart grids, et c'est pour çà que EBesson a planifié un programme de déploiement de LINKY, le compteur "intelligent" qui permettra de lisser les pointes hivernales...entre autre ! Le même RTE nous dit aussi qu'il ne peut pas maintenir une bonne stabilité du réseau au de la de 25% de sources intermittentes.
"Enfin, dans le même contexte, ne croyez pas tout ce que l'on raconte. Dans le domaine de l'énergie les enjeux financiers sont tels que tout est manipulation..." Pouvez vous dvp ?Que pensez vous que je crois ?
L’Europe de l'énergie inéluctable que vous appelez de vos vœux, ne verra le jour que si nous suivons la voie de l’Allemagne vers encore plus de fossile pour équilibrer le réseau...Comme le gaz russe par exemple. Faut il vous rappeler qu'un gazoduc est construit sur des contrats de long et très long terme ?Je ne parle même pas des 200 a 400 ans de ressources en charbon lignite du sous-sol allemand !
Quant aux transports électriques, vous oubliez que sont nécessaires : les métaux (forgés), les lantanides (terres rares), la chaleur. Pensez au cycle de vie complet du véhicule électriques et pas juste a sa conso !

AtomicBoy44 | 30 janvier 2012 à 13h23
 
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@atomicboy
Je ne crois pas du tout aux vertus du Linky dans son état actuel.
Ce compteur a été pensé alors que la crise énergétique n'était pas encore perçue par les élites... Aussi son cahier des charges a été essentiellement construit autour de réduction de coûts pour le gestionnaire des réseaux et les commercialisateurs d'électricité. Par exemple, la suppression des releveurs, la réduction des déplacements des techniciens lors des déménagements emménagements, les variations des puissances des abonnements etc.
Le citoyen, consommateur d'électricité et les appareils consommateurs ont été les enfant oubliés du cahier des charges centré sur EDF.
Quant aux développements de scénarios SMART GRIDS par la France, je les considère comme très en retard. Mais, le retard se rattrape!
Enfin et pour conclure ici je ne méconnais pas les problèmes des terres rares et tous les sujets que vous évoquez, etc etc.

Dinky | 30 janvier 2012 à 15h41
 
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