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Actu-Environnement

Un tiers des espèces de poissons d'eau douce menacé d'extinction en Europe

D'après une étude scientifique publiée en collaboration avec l'UICN, 200 des 522 espèces européennes de poissons d'eau douce sont menacées d'extinction tandis que 12 sont déjà éteintes.

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Selon une nouvelle étude scientifique publiée au sein de l'ouvrage ''Handbook of european freshwater fishes'', 200 des 522 espèces européennes de poissons d'eau douce sont menacées d'extinction, et 12 sont déjà éteintes, d'après les critères de la Liste rouge des espèces menacées de l'Union mondiale pour la nature (UICN). C'est donc plus d'un tiers des espèces de poissons d'eau douce qui serait concerné, leurs écosystèmes étant en passe d'être détruits, a indiqué l'UICN. Le degré de menace est beaucoup plus élevé que pour les oiseaux ou les mammifères d'Europe, a ajouté l'Union mondiale pour la nature dans un communiqué.

D'après les scientifiques suisse Maurice Kottelat et allemand Jörg Freyhof, auteurs de l'étude, la croissance démographique et le développement de l'industrie et de l'agriculture depuis 100 ans seraient à l'origine du risque d'extinction des poissons d'eau douce d'Europe. Selon le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), ces facteurs ont entraîné la destruction de près de 60 % des zones humides d'Europe et le déclin des espèces d'eau douce à un rythme accéléré, a précisé l'UICN. Ces espèces sont un élément important de notre patrimoine et jouent un rôle vital dans les écosystèmes d'eau douce dont nous dépendons, par exemple pour l'épuration de l'eau et la maîtrise des inondations. Beaucoup peuvent être sauvées par des mesures relativement simples. Nous n'avons besoin pour cela que de la volonté publique et politique, a déclaré William Darwall, responsable du Programme pour les espèces de l'UICN.

D'après l'Union mondiale pour la nature, le prélèvement d'eau particulièrement important dans les régions sèches de la Méditerranée constitue la menace la plus grave. Les grands barrages ont également eu des incidences majeures sur les espèces halieutiques des grands fleuves et ont entraîné des extinctions locales de nombreuses espèces migratrices. De même que la gestion inadaptée des pêcheries (sur-pêche, introduction d'espèces exotiques et de leurs maladies) représente une menace d'extinction élevée. Les régions les plus à risque sont le cours inférieur du Danube, du Dniestr, du Dniepr, de la Volga et de l'Oural, la péninsule des Balkans et le sud-ouest de l'Espagne, a observé l'UICN.


Parmi les espèces menacées en Europe, figurent les anguilles dont le nombre est en chute libre et représente depuis 2000 entre 1 et 5% des niveaux pré-1980. Rappelons qu'en 2007, l'Union européenne a adopté une législation prévoyant des mesures de restauration des populations d'anguilles européennes et la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) a inscrit l'anguille à l'Annexe II. Le jarabugo dans le sud-ouest de l'Espagne et au Portugal qui a vu sa population diminuer de plus de 50% depuis 10 ans, se trouve aussi parmi les espèces les plus menacées d'Europe.

Selon l'UICN, des mesures doivent être prises afin de réduire la pollution, préserver les zones humides, et limiter les prélèvements d'eau des rivières. Il n'est pas trop tard pour sauver ces espèces si les gouvernements de l'Europe et l'Union européenne prennent des mesures dès maintenant. La négligence est la plus grave menace pour la faune ichtyologique européenne, ont souligné Maurice Kottelat et Jörg Freyhof. La conservation des poissons devrait être gérée de la même manière que celle des oiseaux et des mammifères, par des agences dédiées spécifiquement à la conservation et non comme une ressource exploitable, par des agences en charge de l'agriculture, ont expliqué les auteurs de l'étude.

Réactions4 réactions à cet article

 
Pollution cours d'eau = raréfaction des poissons

Pecheur de longue date mais relachant mes prisesj'ai malheureusement constaté depuis plusieurs années une diminution très sensible des captures 'anguilles,brochets,
gougeons, certaines espèces malades présentent des malformationsinquiètantes. Les rejets industriels ne sont pas seules en cause. Les mauvais citoyens participent!
A St Julien (41) ou je réside un retraité a installé près des habitations un fumier important au bord d'un ruisseau qui répand dans le Cher son purin. Bien entendu ce dépot d'infection génére aussi des odeurs pestilentielles obligeant le voisinage à vivre fenetres et portes closes !!! Sans parler d'une prolifération importante de mouches et de rongeurs. La mairie de St Julien alertée depuis plus de trois ans à maintes reprisede cette activité illégale laisse faire. Avez vous une solution a nous conseiller ou un organisme suceptible d'agir pour mettre fin à ce scandale.
Un dossier complet avec photos est pret ( la mairie en détient un exemplaire.)Il nous serait utile de savoir qui contacter.Merci. CH. Teste :St Julien sur Cher.

SOLOGNOT | 08 novembre 2007 à 09h51
 
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Gestion globale de l'eau

C'est pourtant pas les administrations et autres SAGE qui manquent dans ce pays pour surveiller les cours d'eau....
Evidement agiter des trombonnes et faire carrière ne suffisent pas pour que les poissons frétillent dans nos cours d'eau qui sont des égouts à ciel ouvert. On se demande à quoi servent les stations d'épurations à part faire grimper les factures d'eau?
Si on se servait un peu plus du sous-sol pour stocker et filtrer l'eau en goutte à goutte comme la nature le fait depuis des milliard d'années peut-être que les poissons dans nos rivières s'en porteraient mieux....
Evidement cela demande à couvrir le territoire d'un réseau complémentaire et réparateur d'écoulement afin de mieux gérer la ressource en eau come le faisait la nature sans l'homme industrialisé.
Biensûr c'est pas demain la veille que les décisions politiques et techniques comprendront le bien fondé de la gestion globale de la ressource en eau.

Domage ...
Les poissons devront apprendre à nager sur le dos pour mieux jouir de leur dernier instant de vie....

jeandb | 08 novembre 2007 à 12h56
 
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Pollution des cours d'eaux

Je suis moi aussi pêcheur et je constate comme vous de plus en plus de pollution par des gens qui apparament n'en ont rien a faire de la préservation de la nature et des espèces.
En ce qui concerne votre souci, vu que la mairie n'a entamé aucune démarche pour au moins faire savoir a ce pollueur qu'il devrait faire son tas de fumier plus loin de facon a eviter que celà deverse dans le ruisseau.
Je pense donc que vous devriez informer la police de l'eau
qui depend de la préfecture de votre région - Par courrier recommandé, avec photos et documents prouvant la pollution si possible. vous pouvez aussi alerter l'appmma
qui gère ce cours d'eau.
En tout cas ne lachez pas - Bon courage

JIPé | 12 novembre 2007 à 10h07
 
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Depuis longtemps . . .

Ancien Président de la Fédération de pêche à la mouche et au lancer, j'étais auparavant Vice-président environnement. Qu'elle n'était pas ma colère de constater que d'une part les fédérations départementales de pêche et associations adhérentes préféraient plutôt qu'un procés vers les pollueurs faire une transaction avec ces derniers . . . Ainsi ils n'étaient jamais condamnés ! De plus, par exemple (et, il y en avit beaucoup !) il m'avait fallu demander par écrit à la direction Régionale du CSP le document (public) d'analyses des eaux de la Durance à l'aval de Sisteron pour lire dans ce document que l'eau de cette rivière était abiotique ! Quel scandale ! Evidemment quasimment plus de poissons à l'aval, alors que 10 ans en arrière cela pullulait ! j'étais intervenu auprès de la ministre de l'écologie d'alors : Mme Bouchardot qui était venue faire un constat, mais l'entreprise avait donné de la voix et mobilisé les syndicats qui pour éviter que l'entreprise s'engage dans des frais criaient à la non suppression de l'emploi ! Et, cela est identique sur tous nos cours d'eau, car l'état et ses fonctionnaires ne font pas leur boulot !
J'appelle un chat un chat et un chien un chien !

Anonyme | 06 décembre 2007 à 09h44
 
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