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Actu-Environnement

La Commission présente ses propositions pour « l'écologisation des transports »

La Commission européenne a présenté mardi un paquet comportant de nouvelles initiatives en matière d'«écologisation des transports». Premiers concernés, les poids lourds à travers la mise en place de péages basés sur leurs émissions polluantes.

Transport  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
   
La Commission présente ses propositions pour « l'écologisation des transports »
© JJK
   
Intégrer les impacts environnementaux dans les coûts des transports afin de les rendre plus écologiques : telle est la volonté de la Commission européenne qui a présenté hier des propositions allant dans ce sens. Ce paquet « transports verts » s'articule plus précisément autour de trois grandes orientations : une stratégie pour l'internalisation des coûts externes pour chaque mode de transport, une proposition de révision de la directive Eurovignette et une réduction du bruit du transport ferroviaire. Ce paquet est destiné à lutter contre la pollution et le changement climatique et à faire en sorte que ce soit le pollueur, et non le contribuable, qui paie pour les dommages causés à l'environnement, explique Antonio Tajani, vice-président de la Commission responsable des transports. Les retards, les émissions inutiles et l'augmentation des coûts ne sont bons ni pour les entreprises de transport, ni pour les clients ni, en définitive, pour aucun d'entre nous, ajoute-t-il.

Internaliser les coûts externes, notamment environnementaux

Tous les modes de transport engendrent des nuisances qui ont un coût pour les citoyens et l'économie : pollution atmosphérique, bruit, encombrements... Les transports routiers par exemple sont responsables de 75% des émissions du protoxyde d'azote du secteur et les coûts de congestion sont estimés à 1.1% du PIB de l'UE. Si rien n'est fait dans les années qui viennent, la Commission estime que ces coûts environnementaux pourraient représenter 210 milliards d'euros en 2020. Elle planche donc depuis plusieurs années sur une méthodologie visant à prendre en compte ces coûts et donner un signal de prix correct afin que les utilisateurs soient plus conscients des nuisances qu'ils génèrent, les prennent en compte dans leurs décisions et à terme modifient leur comportement pour les réduire.
Sur la base de travaux scientifiques, la Commission propose aux Etats membres une méthode commune de calcul utilisable à partir de valeurs par défaut et des recommandations pour utiliser ces valeurs reposant sur le principe de différenciation selon le moment, le lieu ou les caractéristiques du véhicule.

Réviser la directive « Eurovignette »

Concrètement l'internalisation des coûts peut se traduire sur le terrain par la mise en place de taxe pour l'utilisation de certaines infrastructures. Cette taxe pourrait être calculée en fonction des heures de pointe et de la pollution atmosphérique et sonore provenant des véhicules. Si cette approche est définie dans la directive « Eurovignette », les Etat membres n'ont pas le droit à l'heure actuelle de mettre en place un dispositif de ce type. Dans le cadre de la révision de la directive, la Commission souhaite leur donner cette possibilité à partir de 2011. Cela encouragera les opérateurs de transport de marchandises à utiliser des véhicules moins polluants et à améliorer leur logistique et leur planification d'itinéraires, explique la Commission.
Ce système est tout particulièrement destiné aux poids lourds qui transportent 72 % des marchandises. Les redevances pourraient être collectées au moyen de systèmes électroniques et serviraient à financer des projets visant à atténuer les effets négatifs des transports, tels que des travaux de recherche et de développement sur des véhicules moins polluants et plus efficaces en énergie. Pour calculer les redevances, il faudra utiliser la méthode commune afin que les prix des péages soient transparents, proportionnés et compatibles avec le marché intérieur.

Réduire le bruit du transport ferroviaire

Le paquet « transports verts » prévoit par ailleurs un troisième volet dédié à la réduction du bruit ferroviaire du parc existant. Actuellement, ce sont les wagons les plus anciens qui sont les plus bruyants. Par conséquent, dès la fin de cette année, la Commission va proposer de modifier les règles communautaires concernant les redevances d'utilisation des voies afin de promouvoir l'utilisation de wagons pourvus de systèmes de freinage plus silencieux. La Commission espère ainsi que d'ici à 2014, le bruit provenant des voies ferrées diminue significativement pour 16 millions de citoyens.

Ce paquet « transports verts » va désormais être soumis au Parlement et au Conseil pour examen et adoption dans le cadre de la procédure de codécision.

Réactions18 réactions à cet article

 
taxes

on va taxer les pollueurs, la commission européene ne pond que ça pour moins polluer ???
pourquoi pas donner de l'argent à la recherche de moteur totalement propres???

guiz | 10 juillet 2008 à 10h45
 
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Re:taxes

Parceque dans notre modèle économique la taxe est le seul moyen de faire réfléchir à l'utilisation des ressources.
Et pour information la technologie n'a jamais permis de faire baisser la consommation énergétique, pour preuve cette consommation n'as jamais cesser de croitre !
Aussi il faut savoir que l'utilisation de l'énergie est une modification de notre environnement (rien ne se perd, tout se transforme) dès lors, le "moteur propre" n'est qu'un concept, et la seule porte de sortie pour limiter les dégâts (crise pétrolière + changement climatique) consiste uniquement a baisser notre consommation énergétique.
Donc soit on prend les devant tout de suite en créant des taxes et en les redistribuant pour améliorer l'efficacité énergétique, soit on se prendra une grande claque ...

StephG | 10 juillet 2008 à 11h44
 
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Impact

Effectivement la démarche de l'UE est très intéressante. Mais bon, ça annonce aussi une fantatisque usine à gaz. Espérons qu'elle marche.

A noter ici que seul la congestion et la pollution (en tout cas pas le CO2) sont prise en compte. Il s'agit donc ici de taxer selon l'heure et le lieu pour faire rouler les camions en dehors des heures de pointes, et privilégier les camions émettant le moins de polluant locaux.
La commission espère une baisse de consommation de carburant de 8%(et donc des émissions de CO2), mais ça me semble optimiste.

Rémi | 10 juillet 2008 à 12h10
 
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Simple ?

C’est bien compliqué tout ça.
Bien sur les taxes c’est bien pour faire changer les mentalités.
Mais pourquoi ne pas faire simple, il suffit dans un premier temps d’interdire sur les routes tout ce qui na rien à y faire, la liste est longue, quads, 4X4, motos surpuissantes ou de cross,etc
Faire comprendre que les routes c’est pour se déplacer, pas pour se défouler, pour ça y a le sport.

Anonyme | 10 juillet 2008 à 13h39
 
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Re:Re:taxes

Tout-à-fait d'accord avec StephG, en ajoutant que créer des moteurs qui consomment moins entraîne un effet rebond qui annule tous les bénéfices de l'économie initiale : "comme je consomme moins au km, je peux faire plus de km, ca ne me coute pas plus cher qu'avant!"

Petit exemple, à titre d'illustration : aujourd'hui, des pommes sont cultivées en France, envoyées au Maroc pour y être épluchées, et réexpédiées au Danemark pour y être consommées.

Avec des moteurs qui consomment peu, on va se permettre de les envoyer pour le même prix en Chine, pour les faire éplucher par une main d'oeuvre encore meilleur marché qu'au Maroc. Au final, on aura pollué autant, mais la différence de coût de la main d'oeuvre rend ce système plus rentable. L'effet rebond à annulé tous les bénéfices environnementaux.

Avec une taxe, il ne sera même plus rentable de les envoyer au Maroc pour les faire éplucher, il sera plus économique de les éplucher en France ou au Danemark, même si la main d'oeuvre y est plus chère... pour le plus grand bénéfice au niveau de la pollution évitée!

tygweno | 11 juillet 2008 à 12h30
 
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Re:Simple ?

Bonjour !

Excellente idée, et ensuite pourquoi ne pas aller plus loin : en interdisant les départs en vacances motorisés, l'usage de sa voiture pour faire 400 m (pour chercher son pain ou son journal ou emmener les marmots à l'école), mieux encore limiter la possession d'un véhicule à moteur thermique par foyer !!

Vous voyez les idées ne manquent pas, et au niveau bétise, nous restons largement excédentaire !

Pascal

Pascal | 17 juillet 2008 à 09h46
 
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Re:Re:Simple ?

Ah ? Parce que vous, vous ne considérez pas comme de la bêtise d'utiliser des 4x4 sur autoroute ?
Pour ma part, je ne pensais pas que nos structures étaient défoncées au point de nécessiter ce genre de véhicules...

rhyss | 17 juillet 2008 à 11h33
 
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Re:Re:Re:taxes

Et pourquoi ne commercialise-t-on pas des voitures qui ne polluent pas, comme celle à air comprimé de Guy Nègre, un ingénieur français, qui est obligé d'aller faire faire ses véhicules en Inde ? Je trouve scandaleux qu'à cause des lobbies du pétrole, on continue de la sorte à polluer ! Et si ces nouveaux véhicules ne rapportent pas assez à l'état, re-créons la vignette... Après tout, si la source d'énergie devient quasiment gratuite, on pourrait payer une vignette...
Reste à inventer des compresseurs peu gourmands en électricité... ou alimentés par l'énergie solaire.

rhyss | 17 juillet 2008 à 11h46
 
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Et les avions ?

Ce serait peut-être un bon début. Mais il ne faudrait pas s'en arrêter-là ! Parallèlement, il faudrait développer le ferroutage et cela pourrait diminuer sûrement de beaucoup le nombre de camions sur nos autoroutes !
Et une fois de plus, il n'est pas fait mention des avions ! Pourquoi leur pollution n'est-elle pas prise en compte ?

rhyss | 17 juillet 2008 à 11h52
 
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Re:Re:Re:Simple ?

Prenez le temps de regarder les fiches constructeurs, et à part quelques exemplaires marginaux sur nos routes (style Hummer), les 4X4 ont les mêmes mécaniques que les monospaces et les grandes berlines...donc au niveau pollution c'est du kif, et par rappot au rejet de pollution global généré par les transports, c'est aussi des pouillèmes.

C'est pas en touchant à des modes de transport qui représentent 0.005% voire moins, que l'on sera efficace.

Pour ma part (je n'ai pas de 4x4 je vous rassure), je boycotte tous les produits d'importation courant, que l'on trouve en production nationale : un exemple le mouton de nouvelle-zélande, vendu moins cher que le mouton français, les fruits et légumes d'espagne et d'afrique du nord que l'on trouve hors saison.

L'impact lié au transport de ces marchandises est nettement plus important et inutile que les milliers de 4x4 qui circulent en France.

Pour conclure, je préfère aussi suivre un 4x4 neuf, dont le moteur est aux normes euro 4, et qui fait moins de 15 000 km par an, qu'un camion vieux de 10 ans, qui crache noir, et qui fait 200 000 km.

Pascal

Pascal | 17 juillet 2008 à 12h01
 
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Re:Re:Re:Re:taxes

Les voitures à air comprimé, électriques, à hydrogène (pile à combustible) ne sont pas des voitures qui ne polluent pas, mais des voitures à "pollution déportée". Dire que ce sont des voitures propres revient à dire que le chauffage électrique ne pollue pas parce qu'il ne rejette rien chez moi quand je l'allume! (et l'électricité qui l'alimente???). Si la pollution n'est pas engendrée sur le lieu d'utilisation final, elle est déportée à un autre endroit (au lieu de production). Sur des problématiques à l'échelle mondiale (telles que le changepment climatique lié aux émissions anthropiques de gaz à effet de serre), polluer ailleurs ne résout rien au problème...

La source d'énergie d'une voiture à air comprimé n'est pas l'air, qui n'est que le vecteur de stockage! La source d'énergie est bel est bien celle qui permet d'alimenter le compresseur. Pour que l'air comprimé restitue 1 kWh d'énergie mécanique aux roues, il aura fallu dépenser 1 kWh pour comprimer l'air à la base (plus les (larges?) pertes dues au rendement de compression, comme dans toute transformation). Si le compresseur est alimenté par de l'électricité, il fait encore intégrer le rendement global de la production de cette électricité (30 à 40% pour les centrales thermiques, que le combustible soit fossile ou nucléaire).

Même avec des compresseurs qui "consomment peu", le rendement énergétique global du moteur à air comprimé n'est guère meilleur que celui du moteur à explosion, le facteur limitant n'étant pas la technologie, mais les lois de la physique (rendement de Carnot, etc...). Si l'électricité est faite avec du charbon, du pétrole ou du gaz, les émissions de CO2 sont grosso modo équivalentes, voire pires.

Le moteur à air comprimé serait propre si l'électricité alimentant le compresseur était totalement propre. Le potentiel des énergies renouvelables ne permettant apparemment pas satisfaire les besoins actuels en électricité, on voit mal comment elles pourraient satisfaire des besoins encore bien supérieurs si le transport automobile (qui ne cesse de croître en volume et représente une part énorme des consommations totales d'énergie) passait massivement du pétrole à l'électricité (que celle-ci soit stockée sous forme d'air comprimé, d'hydrogène, ou dans des batteries).

A moins de considérer que le nucléaire est une énergie propre (ce qui se défend en considérant le mono-critère du CO2, ce qui se discute sur le reste...) et massivement généralisable, pour que l'impact global ne soit pas négligeable, à l'échelle de la planète (ce qui est discutable...), les moteurs à pollution déportée dits "propres" n'apportent donc aucune réponse aux émissions de CO2 générées par le transport automobile.

En revanche, dans une société sobre, sevrée de la dictature de la voiture individuelle, les moteurs électriques, à air comprimé, ou à hydrogène ont toute leur place pour alimenter les quelques bus, cars, voitures en auto-partage, et taxis venant compléter une offre reposant massivement sur le train, les bus, cars, tramways, métros et bateaux.

Ces moteurs n'ont donc leur place à jouer que dans une société sobre dans laquelle ils ne satisfairaient qu'une part modeste des besoins de transport, infiniment inférieure au volume actuel...

tygweno | 17 juillet 2008 à 12h30
 
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Re:Re:Simple ?

N'importe quoi !!
Réfléchissez avant d'imposer votre dictature ! ("Interdire")
C'est pas comme ça qu'on règlera le problème mais bien comme ça qu'on perd toute crédibilité !
Je serais intéressée d'avoir vos propres exemples sur ces points précis :
- votre mode de départ en vacances cet été et cet hiver dernier
- comment vous allez chercher votre pain ou vos gosses à 400m
- combien votre foyer possède de véhicule ?
Commençons chacun par montrer l'exemple !
Amicalement

Picardie en voiture | 17 juillet 2008 à 12h34
 
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Droit de réponse

Les consommateurs ne "prendront pas conscience" comme écrit :
- tout d'abord ils auront du mal à quitter un faux confort de court terme;
- il y a aussi trop d'incitations commerciales pour qu'ils puissent réaliser.

Ensuite le transfert des transports routiers sur le rail n'est pas une bonne solution - elle ne peut être que partielle - si cela consiste à multiplier les autoroutes ferroviaires. Trop cher et trop long. Notre action doit s'axer sur la réduction des mobiles, tous, voitures, camions mais aussi avions. Et à réduire les besoins de transports donc les besoins de matières importées (commençons par les longues distances).
Pour cela là aussi il faut réduire l'offre, de la même façon que l'offre de carburant diminue. Il faut même anticiper cette réduction de l'offre. Et la seule façon de réduire l'offre de transports est la contrainte légale. Les mini mesures européennes sont aujourd'hui quasiment à la marge.
Il faut donc repenser toute l'organisation des transports. Donc la façon de commercer.

René-Pierre | 17 juillet 2008 à 13h15
 
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Re:Droit de réponse

Dommage que la politique volontariste de la communauté ne ce soit pas exprimée par des reglementations contraignantes pour obliger de reporter le tranport monomodale par camion par un transport multimodal fer-route-fleuve depuis bien longtemps. En Suisse par exemple cette politique évite ce gachis pollueur en de la route depuis des décennies zvec nore politique de l'autoroute en France...

tadervert | 17 juillet 2008 à 14h44
 
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Re:Re:Re:Simple ?

Ho! le pov bonhomme ils veulent lui piquer son joujou.

Anonyme | 04 août 2008 à 14h17
 
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Re:Re:Re:Re:Simple ?

de quoi et de qui tu parles cher courageux Anonyme ?

Nicolas | 04 août 2008 à 15h46
 
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Re:Re:Re:Re:Re:taxes

Oui les voitures a moteur a air comprimé sont des voitures a pollution "globale" déportée.. SAUF QUE cela peut etre un formidable moyen de STOCKER une NRJ electrique INUTILISABLE sur l'instant ET ainsi d'AUGMENTER considérablement le champs des NRJ propres (panneau solaires, eolienne, barrages).

Exemple concret : panneau solaires electrique plus compresseur pour compresser le jour J l'air comprimé necessaire pour les trajets du jour J+1 ou J+2 etc selon capacites.

C'est une alternative au BATTERIES qui pourrait etre beaucoup moins polluante, reutilisable, un peu comme les vieux velos et voitures qui tournent toujours a CUBA.

Qu'en pensez vous?

diabolo | 08 septembre 2008 à 01h54
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:taxes

J'en pense qu'effectivement les moteurs à pollution déportée permettent de stocker les énergies renouvelables intermittentes (solaire, éolien...).

Sauf que j'émets des doutes sur la capacité du gisement de renouvelables à satisfaire à la fois les besoins électriques spécifiques (donc remplacer le nucléaire et les fossiles dans la production électrique) ET en même temps remplacer le pétrole de nos voitures et camion.

On n'arrive déjà pas à produire une part significative de notre électricité avec le solaire et l'éolien (il y a d'autres freins que la taille du gisement certes), et là on prétend qu'on pourra utiliser les renouvelables pour encore plus d'usages. Quand on a un gisment de 10, on ne peut pas produire 8 pour l'un et 8 pour l'autre.

Donc il faut à mon sens baisser les besoins pour que les 10 représentent une part la plus proche possible de 100%. Je suppose que changer les moteurs des voitures sans en diminuer drastiquement le nombre ne le permettra pas.

Qu'en pensez-vous?

tygweno | 10 septembre 2008 à 14h52
 
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