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Les pesticides détériorent la vision et les déplacements des abeilles

Biodiversité  |    |  Félix Gouty

Une fois exposées à des pesticides, les abeilles ne filent littéralement plus très droit. Telle est, peu ou prou, la conclusion d'une nouvelle étude conduite par des chercheurs américains, canadiens et britanniques et publiée, le 17 août, dans la revue Frontiers of Insect Science. L'impact des insecticides utilisés en traitement de semences, comme les néonicotinoïdes, sur le métabolisme, le comportement et, en particulier, sur le système nerveux des abeilles n'est pas un secret. Cette nouvelle étude est cependant parvenue à identifier les effets précis de l'exposition à certaines substances sur les capacités visuelles et motrices de l'abeille domestique (Apis mellifera).

Les biologistes ont testé les mouvements de quatre groupes d'une vingtaine d'abeilles sauvages, en fonction du régime qui leur est administré pendant cinq jours. Le premier groupe a été nourri avec une solution sucrée intacte tandis que les trois autres ont reçu un breuvage similaire, mais contaminé au sulfoxaflor, à l'imidaclopride (un néonicotinoïde) ou à un mélange des deux substances. L'effet de ces régimes sur les capacités motrices, sur pattes ou en vol, a ensuite été éprouvé face à des images composées de tracés défilants (à l'instar des lignes blanches peintes sur une route) et changeant de position. Les chercheurs ont ainsi pu évaluer la réponse optomotrice des abeilles. Il s'agit, chez de nombreux insectes, d'une capacité innée leur permettant de se réorienter en marchant ou en volant pour ne pas perdre en stabilité, en fonction de ce qu'ils voient.

Résultat : les abeilles nourries aux pesticides penchent 2,4 fois plus sur la gauche ou sur la droite que les autres, lorsqu'elles tentent de retrouver leur stabilité et de suivre les tracés devant elles. Leur équilibre s'en retrouve donc compromis. Or, « la capacité d'une abeille à répondre de manière appropriée à une information visuelle est cruciale pour voler correctement et, en fin de compte, pour survivre, souligne Rachel Parkinson, chercheuse à l'université d'Oxford et coauteure de l'étude. De plus, un tel comportement peut avoir de profonds effets négatifs sur sa capacité à polliniser les fleurs et les cultures. » Selon les chercheurs, cette altération de la réponse optomotrice est issue de la mort d'une partie des neurones dans les lobes optiques. Une exposition aux pesticides cités, même à des doses sublétales, en serait la cause.

Réactions2 réactions à cet article

 

Vite ! Il faut séance tenante aux adorateurs des pesticides trouver des biais à ce type d'étude américano-britannique. Bon prince, je leur en fournis un gratuitement : les abeilles nord-américaines conduisent à droite tandis que les britanniques vont à gauche ! lol !

Pégase | 18 août 2022 à 20h51
 
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Même chose pour les agriculteurs, tous ceux qui ont connu la grande période des pesticides, quand c'était merveilleux, ont pris la direction du cimetière, selon mon pharmacien.

28plouki | 19 août 2022 à 11h05
 
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