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[Pollutec] Projet Diams : pour une meilleure appropriation de la gestion de la qualité de l'air

La métropole d'Aix-Marseille veut expérimenter des solutions de production de données locales sur la qualité de l'air et pouvoir mieux les diffuser. L'objectif ? Induire des changements de comportements pour réduire les expositions.

Risques  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com
[Pollutec] Projet Diams : pour une meilleure appropriation de la gestion de la qualité de l'air

« La finalité du projet Diams est de fluidifier le partage d'informations [sur la qualité de l'air], indique Céline Sales, chef de service écologie urbaine de la métropole Aix-Marseille, à l'occasion de la présentation de l'initiative, mardi 12 octobre, durant le salon Pollutec. Beaucoup d'acteurs savent créer des outils, l'idée est d'inventer les modules qui manquent pour ne pas à chaque fois devoir refaire un inventaire. » Dans cette optique, la métropole a répondu, en 2018, à un appel à projets européen « actions innovatrices urbaines ». Le projet compte s'appuyer sur différents partenaires issus du monde associatif, des entreprises ou de la société civile pour produire des données sur la qualité de l'air au plus près du territoire et les rendre accessibles sur une plateforme numérique. Les outils de communication passeront par une modélisation à haute résolution spatiale et temporelle ou des jumeaux numériques. L'idée, au final, est d'intégrer les résultats dans les processus ou les réflexions pour améliorer les comportements et, in fine, la qualité de l'air.

« Nous avons regardé en quoi nos actions pouvaient améliorer la qualité de l'air pour chaque acteur », précise Céline Sales. Ainsi, le groupe La Poste a installé des capteurs de mesure des particules fines sur leurs véhicules pour collecter des données. « Les postiers sont également intéressés pour connaître leur exposition à la pollution », complète Frédéric Mahé, responsable innovation et développement commercial chez Aria Technologies, partenaire du projet.

De la même manière, des particuliers recevront des microcapteurs pour leur permettre de mieux appréhender leur situation. « Ce sont 2 000 capteurs qui seront déployés chez des citoyens. L'expérience commence cette semaine pour un an, explique Céline Sales. Cet outil permet de voir tout de suite son exposition et pourrait ainsi induire des changements de comportements. »

Accompagner l'utilisation des capteurs

Pour animer et accompagner ce dispositif, la métropole a lancé un appel à projets et a constitué un réseau avec huit associations. Celles-ci lanceront des actions, comme des ateliers de création de capteurs ou opérations de concertation. Une autre entrée du projet passera par la mobilité autour des écoles, dont une quarantaine d'entre elles sont équipés dès ce mois-ci de microcapteurs.

« Nous sommes sur un grand territoire, nous avons donc resserré les rangs : nous travaillons sur des territoires pilotes dans lesquels nous déployons les outils proposés pour observer comment les communes et leurs habitants réagissent et sélectionner ce qui demain sera développé et utilisé », développe Céline Sales, chef de service écologie urbaine de la métropole Aix-Marseille. Trois « plateformes » territoriales sont ainsi développées : la première regroupe les industriels présents autour de l'étang de Berre. « Ils fournissent des données spatiales et temporelles sur leurs activités, indique Frédéric Mahé. L'idée est d'avoir l'information la plus riche possible pour alimenter une cartographie à haute résolution. »

Une autre plateforme vise Aix-en-Provence pour cartographier la qualité de l'air sur la ville. Si l'angle abordé vise en premier lieu le trafic routier, d'autres sources seront également prises en compte. « Nous pouvons intégrer par exemple les chaufferies à biomasse, mais également travailler avec les industriels pour disposer d'informations à jour sur leurs émissions », ajoute Frédéric Mahé.

Enfin, les différents partenaires se sont également intéressés à la pollution atmosphérique du port de Marseille. « Nous pourrons ainsi quantifier les contributions des différentes activités, et valoriser ce qui est fait pour réduire les émissions, par exemple l'électrification des escales », note Frédéric Mahé.

Du fait du Covid-19, le projet a été prolongé d'un an et doit se terminer en octobre 2022.

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