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Produits bio : UFC Que choisir dénonce les marges disproportionnées de la grande distribution

UFC Que choisir révèle que le panier bio moyen en grande surface est 79% plus cher que le panier conventionnel. Les marges réalisées par les distributeurs sont davantage responsables de ce surcoût que les prix de la production agricole.

Agroécologie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
Produits bio : UFC Que choisir dénonce les marges disproportionnées de la grande distribution

Le bio à la portée de tous, c'est souvent le credo de la grande distribution. Pourtant, dans une enquête publiée mardi 29 août, UFC Que choisir démontre que derrière le slogan, "il y a une hypocrisie qui n'est pas tolérable". Selon Alain Bazot, président de l'association de consommateurs, "en matière d'achat de bio en grande distribution, le consommateur subit une double peine : sur le prix et sur la disponibilité des produits. Il est victime de surmarges disproportionnées et aberrantes".

 
Ces niveaux de marges sont irrationnels, inadmissibles et contreproductifs : en diminuant de moitié cette marge, la grande distribution augmenterait la consommation de produits bio.  
UFC Que choisir
 
L'UFC entend mettre ce sujet sur la table lors des Etats généraux de l'alimentation, qui ont été ouverts fin juillet par le gouvernement. Il faut lutter "contre le raccourci de raisonnement" qui a tendance à expliquer le surcoût de la bio par le surcoût agricole, "alors que la valeur est accaparée par la grande distribution", insiste Alain Bazot.

Des marges plus importantes que sur les produits conventionnels

L'enquête a porté sur les prix des 24 fruits et légumes les plus achetés par les consommateurs français. Elle s'est appuyée sur les chiffres du Réseau des nouvelles des marchés (RNM), un service dépendant de FranceAgriMer, office agricole sous tutelle du ministère de l'Agriculture. "Nous avons suivi la moyenne des prix hebdomadaires sur un an", explique Olivier Andrault, chargé de mission alimentation.

Ce suivi confirme que le bio est plus cher que le conventionnel : 98% en moyenne. Mais avec des surcoûts très variables : de +27% pour le chou-fleur à +151% pour la pêche ! "Alors que le panier de produits conventionnels revient à 368€ sur une année, le panier bio atteint 660€, soit 292€ plus cher que le panier conventionnel (+79%)", souligne l'association.

Pour vérifier d'où provient une telle différence de prix, UFC Que choisir a comparé les prix à l'expédition, qui représentent les prix des produits après lavage, triage, calibrage et conditionnement (donc les prix d'achat par les distributeurs), et les prix en rayon. "Les prix à l'expédition (France uniquement) relevés sur le RNM confirment bien l'existence d'un surcoût significatif du bio au niveau agricole. On remarque des surcoûts très différents d'un produit à l'autre, allant de +18% pour les kiwis à +273% pour les oignons", indique l'étude.

Au stade de l'expédition, le surcoût du bio par rapport au conventionnel est de 111%. Mais une fois mis en rayon, ce prix aura encore augmenté de 191% dans certains cas ! Cette différence s'explique par la marge brute (charges et bénéfices) réalisée par le distributeur… "Elle vient doubler l'impact du surcoût agricole", analyse Olivier Andrault.

Et fait étonnant : en moyenne la marge réalisée sur les produits bio est 91% plus importante que celle réalisée sur les mêmes produits conventionnels. "Nous ne nous expliquons pas cette différence, note Alain Bazot. Les produits bio ne sont pas plus difficiles à manipuler, pas plus périssables…". D'autant que les marges les plus élevées sont appliquées aux produits les plus consommés, les tomates et les pommes. "Ces écarts sont inexplicables… Ils sont de +0,26€ par kilo pour le melon bio et de +2,06€/kg pour les poireaux bio, alors que le melon est plus fragile que les poireaux… Ces niveaux de marges sont irrationnels, inadmissibles et contreproductifs : en diminuant de moitié cette marge, la grande distribution augmenterait la consommation de produits bio", estime le président de l'UFC.


© UFC Que choisir
 

 

Des produits bio peu disponibles

La deuxième partie de l'étude portait sur la disponibilité de deux produits bio en grande surface : la pomme et la tomate, "deux produits incontournables du rayon fruits et légumes, pour lesquels les consommateurs français dépensent le plus". L'enquête, réalisée sur 1.541 magasins de 81 départements, montre là aussi que la grande distribution ne joue pas le jeu. Dans un quart des magasins prospectés, il n'y a ni tomate ni pomme bio. Dans 43% des magasins, il n'y a qu'un seul de ces deux produits disponible en bio. "Magasin U est le distributeur dont l'offre bio est la moins étoffée sur ces deux produits, suivi par Intermarché, Monoprix, Casino super et Carrefour Market". Auchan, Carrefour hyper et Cora se situent au contraire dans le haut du panier. Dans les magasins où ces produits sont disponibles, UFC note un moindre choix : quatre fois moins de variétés disponibles qu'en conventionnel. "Il y a un paradoxe : les consommateurs paient plus cher pour une offre indigente et très insatisfaisante", estime Robert Mondot, administrateur national d'UFC Que choisir. L'association promet de suivre ce sujet de près et attend des améliorations concrètes.

Réactions24 réactions à cet article

 

les bobos ont incorrigibles : ils acceptent de payer trés cher sur la foi d'une étiquette et ainsi, les produits bio deviennent hrs de pprtée des gens modestes.
un assainissement du marché pourrait être provoqué par l'affichage de la part payée au prducteur dans l'établissement d'un prix; ainsi, les marges abusives apparaitraient clairement.

louis | 30 août 2017 à 10h10
 
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Le vol et le mensonge ont toujours été de mise dans ce pays..C'est la raison pour laquelle le contexte va si bien...

agregat | 30 août 2017 à 10h29
 
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Il est urgent de mettre la grande distribution au pas, elle a provoqué la ruine de nombre d'agriculteurs conventionnels, maintenant elle s'attaque à la bio. Il faut acheter en circuits courts chez les producteurs bios afin d'augmenter leur nombre. La nourriture bio doit être accessible à TOUS.

BJ50320 | 30 août 2017 à 11h08
 
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Contrairement à ce qui a été dit, et études à l'appui :
http://www.organicauthority.com/does-organic-produce-spoil-faster-than-conventional/
les produits bio (organiques) ont une durée de vie moins longue que les produits conventionnels. Aussi est il normal à mon sens que ceux ci soient payés plus cher par le consommateur. Accepteriez vous de voir dans les supermarchés des produits qui ne soient plus consommables au seul prétexte qu'ils sont bio ? Les fruits et légumes bio n'ayant subi aucun traitement, ils se gardent moins longtemps, et tout a un prix. Quand un supermarché achète un produit bio sa durée de vie est deux à trois fois moindre que celle d'un produit non-bio. Donc les produits non consommables bio parce qu'à date, devront finir à la poubelle, et quand on calcule sa marge on doit inclure les produits non achetés.

BeSnug | 30 août 2017 à 12h32
 
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Bonjour,
BeSnug, je pense que la limite est effectivement dans la durée de vie des produits. Ce postulat mérite débat. L'article d'organicauthority ne concerne que le nouveau continent et les normes de production et distributions sont trop différentes pour pouvoir être facilement généralisées.
Il me semble que le mode de cueillette, à maturité pour le bio, un peu avant pour le conventionnel, rend la conservation des produits bio plus hasardeuse. Je n'ai malheureusement pas d'étude française ou européenne à citer. Quelqu'un en connait ?

bIBU | 30 août 2017 à 15h44
 
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Et pourtant je suis importateur de produits bio ! Mais je pense que dans tout débat il faut être honnête. Malheureusement, je n'ai pas de données provenant de France, où il semble qu'on ne puisse qu'être totalement adepte ou totalement adversaire. Il est d'ailleurs assez étrange à mon sens, qu'il n'y ait qu'ici qu'on se pose la question du pourquoi c'est trop cher et ca ne devrait pas etc...
Demain je vais lutter pour la baisse du prix du caviar, car je trouve inadmissible de ne pouvoir en manger tous les jours !

BeSnug | 30 août 2017 à 16h40
 
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Il faut raappeller à ces défenseurs de ce commerce inéquitable la notion de juste proportion. En effet, il y a bien quelques fruits pourris à jeter, mais ça ne justifie pas une augmentation de 79% (et 273% pour les oignons...). L'ufc sera bien avisée d'établir la fabrication d'un prix pour tel ou tel produit, et on verra qui exagère.
l'agriculture du 21e siècle, ausi, a un coût en soins anticancéreux.

louis | 30 août 2017 à 17h27
 
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Ce que l'UFC devrait dénoncer, en tant qu'organisation de défense du consommateur, c'est le dénigrement des producteurs dits "conventionnels" et les lacunes des dispositifs de certification (dont "bio", marquage CE, PEFC, FSC, etc.).
Une telle organisation n'a pas à cautionner l'arnaque "bio" (produits prétendument sans aucun traitement, ce qui est archi-faux).
En tous cas, je ne reprocherai jamais à un vendeur de "bio" de gagner de l'argent et mille bravos à BeSnug (mais je ne suis pas client)!

Albatros | 30 août 2017 à 17h41
 
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La notion de juste proportion n'existe pas dans le capitalisme et les lois du marché. C'est une question de loi d'offre et de demande. Si les gens sont prêts à payer et le font mais franchement pourquoi leur dire, mais non vous pouvez payer moins cher! Je ne sais pas dans quel domaine vous travaillez mais si vous aviez la possibilité de gagner plus pour le même travail, vous refuseriez sans doute au nom de ces principes ,!

BeSnug | 30 août 2017 à 17h42
 
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De toutes façons, on ne pourrait pas nourrir (à l'heure actuelle) 100% d'une population donnée avec des produits organiques (sans recourir aux importations), il y aura toujours des détracteurs de l'un ou l'autre mode de production. Il faut laisser à chacun le soin de choisir en conscience ce qui lui convient sans poser de Diktat. D'ailleurs je rappelle aux tenants purs et durs du bio, que les vegan ont besoin d'une supplémentation en vitamine B12, car celle ci ne se trouve au niveau naturel que dans les abats, et qu'elle n'est pas synthétisée par l'organisme mais qu'elle est vitale pour les neuro-transmetteurs, et que ceux qui s'en passent d'une manière ou d'une autre voient leurs risques cardio-vasculaires augmentés par rapport à une population qui ne consomme que des produits dits conventionnels.

BeSnug | 30 août 2017 à 18h48
 
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non,les légumes bio n'ont pas une durée de vie inférieure à celle de légumes conventionnels, ce qui en augmenterait le cout.C'est par expérience l inverse et cela diminue au contraire le cout pour le consommateur.Que dire, de plus de la qualité nutritive et de la non nocivité des légumes bio (absence de pesticides comme le prouvent des enquetes certainement mentionnées par Actu Environnement.

moustache | 30 août 2017 à 19h39
 
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Bonjour à toutes et à tous,
On travaille aujourd'hui en flux tendu , c'est-à-dire avec un minimum de stock voire pas de stock... y compris dans la grande distribution ! Alors, excusez-moi mais l'argument de la moins grande durée de vie des aliments bio augmentant considérablement leur prix ne tient pas vraiment la route : un peu, d'accord mais pas de façon si abusive. A bonne entendeur,... Les pigeons ce sont toujours les producteurs qui doivent se soumettre aux conditions dictées par la distribution et les consommateurs à qui cette dernière fait avaler des couleuvres.

ETPFR | 31 août 2017 à 08h43
 
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Le consommateur de bio est consciencieux (il consomme avec conscience). Un article comme celui-ci ouvre les yeux sur ce qu'il paie vraiment à qui et cela influencera surement la demande. car sa morale approuve de payer plus cher un agriculteur mais se fiche du distributeur. Le non consommateur de bio s'intéressera au coût. Plus ceux-ci sont bas plus il y a d'acheteur. Et c'est là que se trouve l'enjeux environnemental. Favoriser la demande de bio c'est préserver nos sols, notre eau et notre air.
Pour ma part je travail dans la protection des nappes phréatiques et l'impact néfaste des intrants de l'agriculture conventionnel coûte des milliards à l'Etat. A contrario je n'ai jamais constaté une pollution à la bouillie bordelaise. mais peut être cela viendra-t-il qui sait ?

bIBU | 31 août 2017 à 08h58
 
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Non je suis désolé mais les politiques de prix ne sont pas celles qui visent à dire plus les prix sont bas plus il y a d'acheteurs. Dans l'esprit du consommateur prix= gage de qualité donc baisser un prix n'est pas obligatoirement favoriser l'achat au contraire. Je ne vais pas vous faire une explication sur la théorie de formation des prix. Pa ailleurs c'est oublier autre chose même si vous vous rendiez dans un supermarché pour n'acheter que des produits non bio parce que les bio vous les achetez ailleurs, de toutes façons, vous achèteriez quand même en moyenne au moins deux produits non prévus tout simplement parce qu'une "promotion" vous a attiré. Alors oui ils surfent sur la vague, eh alors ? Si des gens sont prêts à payer plus cher au distributeur et que le produit est rare, est ce que vous baisseriez les prix ou appliqueriez la loi de l'offre et de la demande ?
Enfin un producteur bio a une zone de chalandise limitée, et il ne pas se lancer demain à faire du commercial ce n'est pas son job, si vous lui achetez toute sa production même moins cher que le prix où il la vendrai par unité, est ce que cela ne vaut pas le coup? Tout le monde évite les stocks les producteurs bio comme les autres, et je préfère vendre moins cher à un acheteur global et être sûr de vendre, mais c'est mon avis personnel.

BeSnug | 31 août 2017 à 11h29
 
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toutes ces arguties ne servent qu'à occulter le vrai roblème. Sur 10 euros versé au détaillant, combien vont (ou va ) au producteur (que je peux retrouver au petit marché de ma ville) ?

louis | 31 août 2017 à 11h43
 
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Je crois que finalement vous ne vous rendez pas compte d'une chose, si demain la grande distribution baissait drastiquement ses prix, pour avoir une marge de 2% comme sur les carburants ce serait la mort des magasins bios et des magasins de centre ville tout court. Et puis qu'est ce qui empêche la grande distribution que vous dénoncez mais à laquelle vous concourez aussi, de produire elle même des produits bios qui seront moins chers que ceux produits par des petits producteurs, alors plutôt que de vous battre sur des prix de vente avant revente, mieux vaudrait peut être se concentrer sur comment produire moins cher en se regroupant et pratiquer des économies d'échelle.

BeSnug | 31 août 2017 à 11h51
 
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Le consommateur de bio est le véritable pigeon et il n'a pas le monopole de la conscience mais plutôt celui de la "bonne conscience". Une pratique qui exige une "conversion" est pour moi une religion. Athée convaincu, je n'achète pas mais je n'empêche personne d'acheter.
Et non, le consommateur de non-bio ne s'intéresse pas qu'au coût et il a aussi une conscience et une certaine lucidité quant aux "vertus" annoncées et à certains retours d'expériences estampillées "bio" (fenugrec germé par exemple et maintenant fipronil dans le traitement magique du pou rouge des élevages avicoles "bio").

Albatros | 31 août 2017 à 12h26
 
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Il manque de sérieuses lacunes en agronomie à Que Choisir et, plus grave, de sérieuses lacunes en biologie même de la part de ceux qui font du "bio" ... c'est bien le comble !

voici raisons de ne pas manger "bio" ... en fait des produits issus de l'AB :
- trop cher et de mauvaise qualité (et présence accrue de mycotoxines, si non « traité »)
-l’AB demande plus de terre avec des rendements inférieurs, réduisant la biodiversité.
- Le secteur du bio utilise des tactiques de lobbying contraire à l’éthique
- Les pesticides naturels sont (aussi) toxiques pour les abeilles.
- Les pesticides naturels sont (aussi) toxiques pour les humains (B. Ames)
-La recherche ne montre aucune différence de goût ni pour la santé et la sécurité (4 méta-analyses l’ont démontré).
- Le travail du sol libère davantage de CO2 (PGM meilleure quotient d’impact environnemental QIE)
- La recherche anti-OGM et anti-pesticides est basée sur une science indigente et militante.
- 1 an de résidus de pesticides dans son alimentation est moins toxique qu’une seule tasse de café.
- Les OGM sauvent des vies (insuline, hormone de croissance …), les PGM ont des teneurs plus faibles en mycotoxines.
- Davantage de polluants dans les eaux souterraines du fait des engrais organiques.
- L’AB a conduit à de graves accidents et décès (E. coli : 10% AB, 2% Agriculture)
d'autres raisons pourraient être ajoutées.
Le mensonge impardonable est que l'AB utilise des pesticides (439) dont certains issu de synthèses chimiques

gattaca | 31 août 2017 à 19h48
 
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Bonjour

pour résoudre ce problème de marge, il suffit d'aller aux bons endroits pour acheter BIO.
Acheter au marché, en AMAP, en vente direct, joignez un GASE GROUPEMENT D ACHAT SOLIDAIRE EN EPICERIE ou créez en un!! Joignez une COOPERATIVE d 'achat groupé.

PAS DE PROBLEMES, QUE DES SOLUTIONS, IL FAUT CONTOURNER LES PROBLEMES ET TROUVER NOS SOLUTIONS EN TANT QU ACTEURS.

Bonne journée

en veille | 01 septembre 2017 à 08h04
 
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L'idée n'est pas de ramener le bio au prix du conventionnel ni de demander au distributeur de ne faire que 2% de marge ! BeSnug c'est de l'argumentation par l'excès ! Pour reprendre l'image de l'article, si au lieu de faire 135€ de marge en plus sur un panier bio, ils en faisaient disons 75. Le bio serait toujours plus cher donc gage de qualité et la grande distribution ferait toujours plus de marge que sur le conventionnel. A cette échelle là il y aurait plus d'acheteur c'est certain (j'en ferai parti).
Albatros je ne comprends pas ton aversion pour le bio. Des scandales comme ceux que tu cites il y en a aussi dans le conventionnel. Et si des naïfs pensent qu'il n'y a pas de traitement en bio en quoi cela te discrédite la filière, toi qui semble avertit ? Ton produit bio traité reste plus sain que ton produit conventionnel traité aussi.

bIBU | 01 septembre 2017 à 09h46
 
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toutes ces élucubrations sont "hors sujet" (comme disait mon prof, au 20e siècle). Rappelons que la communication d'Actu-env concernait un point de vue de l'UFC sur les marges excessives prises par le commerçants du bio.

louis | 01 septembre 2017 à 10h38
 
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@louis, d'une part ce ne sont pas des élucubrations et d'autre part tout est lié, se tient... lorsque Bazot "Que choisir" dit : "Les produits bio ne sont pas plus difficiles à manipuler, pas plus périssables…".
Eh bien, c'est là qu'il a tort. Les produits issus de l'AB sont effectivement plus périssables car ils sont peu où mal traités pour leur conservation éventuelle ... d'où une nécessité pour les grandes surfaces de prendre en compte cet aspect dans le coût des produits AB.
D'un point de vue biologique il serait temps que les gens comprennent qu'il vaut mieux manger des pesticides que des pestes.
Denis Corpet (ex directeur du laboratoire Toxalim (toxicologie alimentaire) écrit dans la préface d'un livre récent (Panique dans l'assiette), il faut manger 25 millions de pomme (avec la peau) issues de l'AB ou conventionnelles pour ingérer autant de substances cancérigènes qu'en buvant un seul verre de vin (l'alcool est en effet cancérigène). Cherchez l'erreur !
L'AB ne constitue pas une agriculture durable, c'est une mode, une nouvelle religion insufflée par le marketing qui a réussi grâce à la pub et aux médias à formater une démocratie de crédules, de gogos,de bobos, de beaufs en tenant un discours mensonger.
De plus, les agriculteurs qui font de l'AB sont trompés eux mêmes. Ils font certainement bien mais ils ne peuvent rien contre l'attaque des pestes omniprésentes surtout s'ils traitent mal ou avec des produits inefficaces.

gattaca | 01 septembre 2017 à 17h36
 
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il y a une confusion quand vous écrivez AB est ce la marque française ou l'agriculture biologique ? Je crains par ailleurs que vous n'alliez trop loin dans vos propos on peut critiquer sans pour autant traiter les autres de menteurs ou les dénigrer. Quand bien même sommes nous sur un site de débat public il n'empêche que je respecte ceux qui n'ont pas les mêmes idées que les miennes, à condition qu'il y ait le minimum de respect dans les leurs.

BeSnug | 01 septembre 2017 à 22h00
 
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Le "plus sain" prétendu du "bio" n'est pas la réalité et procède du dénigrement des progrès de toute une profession en mettant au pilori en bloc l'agriculture dite "conventionnelle".
Il est exact que j'ai une réelle aversion pour toute religion (itou la religion "bio" et le hold-up de ses curés sur ce noble préfixe pour leur catéchisme).

Albatros | 04 septembre 2017 à 10h00
 
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