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Qualité de l'air dans les crèches et écoles : les résultats de la phase 2 de la campagne francilienne publiés

Risques  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

AirParif a publié le 6 janvier les résultats, pour l'Ile-de-France, de la deuxième phase de la campagne de surveillance de la qualité de l'air intérieur dans les écoles et crèches. Deux polluants (formaldéhyde et benzène) et un indicateur de confinement (dioxyde de carbone) ont été mesurés. La première phase de cette campagne nationale s'est déroulée pendant l'année scolaire 2009-2010 dans 13 régions. La deuxième phase s'est déroulée pendant l'année scolaire 2010-2011 dans les régions non instrumentées lors de la première phase (Alsace, Bourgogne, Bretagne, Centre, Corse, Franche-Comté, Limousin, Martinique, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes et Rhône-Alpes). Cinq régions ont participé aux deux phases de la campagne (Basse et Haute Normandie, Nord Pas-de-Calais, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Ile-de-France).

Pour l'Ile-de-France, 7 établissements (dont 2 similaires à la phase 1) étaient suivis au cours de cette deuxième phase (28 % d'écoles maternelles, 43 % d'écoles primaires et 28 % de crèches). "Ils ont été choisis en fonction de leur taille (5 typologies d'établissements de tailles différentes, avec 1 à 6 salles de classe instrumentées ; la définition a légèrement évolué entre les deux phases) et de leur situation par rapport aux sources de pollution : 85 % sont situés en zone urbaine contre 15 % en zone rurale, 30 % sont proches de voies de circulation denses et 15 % à proximité d'une zone industrielle (particularité francilienne de la phase 2)", précise AirParif. Les résultats confirment ceux de la première phase. Les concentrations en formaldéhyde (excepté pour un établissement de la phase 2) et en benzène respectent les valeurs guide et repère. En revanche, l'indice de confinement est plus élevé que dans les autres régions suivies.

Toujours un problème d'aération des pièces

En ce qui concerne le formaldéhyde, les moyennes par établissement se situent entre 11 et 33 µg/m3, avec un maximum par établissement entre 9 et 36 µg/m3. La valeur repère du Haut conseil de santé publique (HSCP) de 30 µg/m3 est dépassée dans une école francilienne. Ce résultat s'explique par des travaux de rénovation dans l'établissement, indique AirParif. Au cours de la phase 1 de la campagne nationale, 89 % des établissements respectaient cette valeur. En Ile-de-France, au cours de la phase 1, les moyennes par établissement se situaient entre 8 et 26,4 µg/m3, avec un maximum par établissement entre 8 et 32,3 µg/m3.

Pour le benzène, toutes les moyennes par établissement respectent la valeur repère du Haut conseil de santé publique de 5 µg/m3 mais sont globalement plus élevées dans l'agglomération parisienne que dans d'autres régions. Selon AirParif, cela s'explique par des concentrations extérieures plus élevées. Les moyennes par établissement se situent entre 1,8 et 4,3 µg/m3. Deux établissements affichent une moyenne inférieure ou égale à 2 µg/m3 (soit 28 %, contre 45 % au niveau national en phase 1). Les maximums par établissement varient entre 1,4 et 6,6 µg/m3. Un seul établissement présente un maximum supérieur à 5 µg/m3 (deux classes concernées). "Cette école avait déjà présentée de fortes valeurs lors de la phase 1. Les mesures complémentaires, réalisées lors de l'été 2011, ont permis d'identifier et de supprimer la source locale. Les teneurs sont descendues à un niveau habituel lors d'une ultime série de mesure", indique AirParif.

Concernant les concentrations en dioxyde de carbone, les résultats sont obtenus sous forme d'un indice de confinement allant de 0 (aucun confinement) à 5 (extrêmement confiné) en fonction des concentrations relevées. En Ile-de-France, 43 % des établissements sont en situation de confinement, au moins une classe ayant un indice supérieur à 3. C'est supérieur au pourcentage national (20 % chiffre phase 1), note AirParif, ajoutant : "Ce paramètre dépend essentiellement de l'aération des pièces. Les profils journaliers et hebdomadaires montrent des pics en présence des enfants. Au contraire, les niveaux sont faibles lors de la fermeture de l'établissement".

Les résultats nationaux des deux phases feront l'objet d'une synthèse par les ministères.

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