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Actu-Environnement

Quelle juste évolution du prix d'accès à l'électricité nucléaire historique ?

Energie  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

"C'est un paradoxe de l'avis même du régulateur de l'énergie : dans le même temps le [prix d'accès à l'électricité nucléaire historique] (Arenh) ne couvre pas nos coûts et nous sommes forcés de vendre à perte à nos concurrents, a souligné Jean-Bernard Lévy, le président directeur général d'Electricité de France (EDF), mercredi 14 janvier, lors de son audition par le Sénat dans le cadre de l'examen du projet de loi relatif à la transition énergétique, il faudrait l'augmenter à 52 euros".

Depuis 2011, pour assainir la concurrence, la loi Nome impose en effet à EDF de vendre environ le quart de son énergie nucléaire (100 Térawatt-heure) à ses concurrents, à un tarif fixé par l'Etat : le prix d'accès à l'électricité nucléaire historique (Arenh).

Lors de l'audition, le rapporteur du projet de loi sur la transition écologique de la commission des affaires économiques du Sénat, Ladislas Poniatowski s'est interrogé sur la réalité de l'approvisionnement auprès d'EDF, soulignant que l'Arenh est fixé à 42 euros le mégawatt tandis que sur le marché de gros, le prix est de 35 euros le mégawatt.

Selon le PDG d'EDF, sur la dernière séquence de mise aux enchères des Arenh, un peu moins de la moitié du volume prévu a été acheté "certains acheteurs souhaitant se couvrir".

Initialement prévu en janvier 2015, la réforme de l'Arenh a été repoussée au 1er juillet 2015.

Le niveau de prix à arrêter ne suscite pas l'unanimité. La CRE avait estimé son évolution nécessaire à environ +2€/MWh. Le fournisseurs alternatifs quant à eux s'opposent à un prix de 52 euros qui pourrait conduire à une "sur-rémunération de l'opérateur historique", selon l'association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode). Déjà au moment de l'élaboration du niveau de l'Arenh en 2011, les discussions avaient portées sur un prix de 35 euros demandé par les concurrents d'EDF et les 42 euros réclamés par le producteur historique français.

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